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  Créer son blog KaZeo     Créer un blog gratuit Dimanche 20 mai 2012   St Bernardin  
Me and that me
EDITO

Me and that me,

Le titre est explicite, non?

Un blog rien que pour moi, mes coups de gueule, mes envies, mes délires...

Un blog à consulter, partager, tout ce que vous voulez,

Le but est de se lacher, juste ça... voire plus,

Un blog SANS INTERDITS

It's a daily history of a too talkative girl...

Me

 
ARTICLE A LA UNE
On y retourne? (le 27/06/2007 à 14h28)

Bowl by *Aiae on deviantARTMe revoilà, the girl chatters un peu toute nouvelle, un peu dépareillée, un peu dans une autre danse. Mais toujours voire encore plus la même. Un peu moins glauque, un peu plus joviale, un peu moins joviale, un peu plus glauque... toujours dans l'ambilvalence, Mademoiselle A...Un autre site est en cours de création, Mademoiselleaude.fr... on repart sur du neuf et sur un vrai de vrai site (la classe) je transfert les données dès l'ouverture...A bientôt...Mam'selle Aude
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Omar ne m'a pas tué (le 26/03/2007 à 15h50)

Absentéisme volontaire, j'en suis (un peu) navrée, mais plus que nécessaire.

 

Je crois que si j'avais continué, on se serait tous pendus pour lesplus courageux, ou suicidés en avalant les yaourts périmés.

 

Bien, bien, bien...

 

Pas d'explications prolongées sur le pourquoi du comment tout est parti un peu à volo. Changement de direction, j'ai donné un coup de frain dans ma vie, seulement, j'avais oublié que j'avais pas l'ABS, ni d'airbag , donc, je me suis pris un mur, en plein dans ma face.

 

Je me suis réveillée, et je passe la première. Sans voile, sans masque... ayé, je reprend ma route, nue de beaucoup de superficialités, juste vétue de mes envies.

 

Repos, un peu de simplicité, de sourires, de soupirs.

 

Je vois pas la vie en rose, nop, ça me ressemblera jamais le trip à la Amélie Poulain! Seulement de la légèreté. J'ai remis le compteur à zéro sur mes convictions, et chasse le naturel, il revient au galop...

 

Dans quelques mois, je partirais, donner la main à un organisme humanitaire..., histoire d'être un peu moins futiles et donner enfin le sens à ma vie que je désirais.

 

Si je n'ai jamais trouvé ma place ici, elle est peut-être la bas.

 

En attendant, vivre, profiter... et me gaver de tous ces moments, avec mon moi, avec vous, avec eux...

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Demi-mesure (le 07/03/2007 à 15h12)
Aisé de prétendre ne pas avoir choisi d'être là, ni ce monde, ni son aura, D'être entouré de cons qui ne se posent même pas La question de savoir ,ce que de leur carapace, il adviendra, Je, tu, il marche, vers l'autel, sans foi. Moi, j'irai sans pudeur, faire de mon corps un sacrifice, Lorsque la nuit tombe, n'y voit aucun vices, Juste pour un oracle, qui ne répond guère, Aux questions existentielles, éphémères. Si je ne suis pas née, identique à vous, Avec du bleu au fond des yeux, et de l'or aux doigts, C'est que je suis sûrement issue d'une race de fous, La fierté, on s'en tape, de vivre sans émois. Lui, dans ce putain d'au delà, guide encore mes pas, Je me réveille et je milite, envers et contre vous, Sur mon dos courbé, pas sûr qu'il y ai une croix, Sur mes mains, un jour, du sang souillé. C'est hier, sans remords, qu'on m'a tué, Ou murée vivante, entre quatre murs blancs, Que j'ai repeind, rouge, ma tête, mon sang, Lacérée, je l'ai regardé, iro-niquée. Je vous regarde, sans vergogne, à peine de la pitié, Vous, toi, gens bien, un face à face, Sur votre tombe, pardonnez-moi, je crache, Vous qui avez ce monopole de juger. Petite conne que j'étais, Tentée de comprendre votre opacité Quelques centres d'interêt, oh! stérilité! Oui, je l'aime à en crever, ma liberté. (... de vous enc... shut up...) Mademoiselle Aude
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Juste se faire moins mal (le 04/03/2007 à 15h49)
Repentie
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Repentie (le 04/03/2007 à 15h48)

Fin de la soupape dans la cervelle... pour un temps je crois. Plus de question de choix, de pressions, plus de crampes dans le ventre, plus de rats qui rongent, remontant lentement le heut de mes intestins, me donnant la gerbe.

 

Plus d'envies non plus, juste la solitude jouissive face à mon verre, vide, un autre barman, s'il te plait, juste pour noyer, noyer un peu ces pierres sur la poitrine.

 

Plus d'actions, non plus, juste observatrice, à présent. Moi qui rythmais ma vie au son de musiques, de rires, de quelques larmes sur les joues... y a même plus de larmes, juste un sourire cynique bloqué sur ma face.

 

Un peu de répit. Un peu d'air...

Hier, soir, je ne savais pas quoi faire de mon corps ballant. Elle était là, avec moi, petite fille amoureuse, ou pas, je m'en fout, heureuse je crois. J'ai bu ses paroles, je les aient un peu diluées dans mon verre de blanc. Sec. Seche ma bouche, mes yeux, mon désir. Je me suis abreuvée de ces regards rieurs et de ces visages amusés quand vient le week end, porte ouverte pour laisser aller la semaine.

 

J'ai soulagé, d'un tiers, mon poids. Avec elle. Vraie, nue, sans ce maquillage qui cache, avec les mêmes sapes sur le dos depuis trois jours. Misérable, hein? Pas catholique pour une jeune fille-bien-comme-il-faut. Rien à foutre, je ne suis pas une jeune-fille-bien-comme-il-faut.

 

L'après midi, ma chère et douce mère avait trainé ma carapace dans une librairie, histoire que je lise quelques histoires faisant oublier la mienne, le temps d'une heure, peut-être deux, le temps d'un week end.

 

J'avais promis ne pas écrire, laisser un peu là, cette moriosité latente. Hier, c'était plus facile, aisé, entourée d'inconnus m'apportant un peu de chaleur humaine fictive. Aujourd'hui, il fait beau, c'est nul, le beau temps quand ton coeur est comme une grosse flaque de boue, quoique je ne suis pas sûr qu'un peu de pluis n'aurait pas alimenté quelques gouttes sur mes joues.

 

Pas de choix, au risque de tout perdre, je sais, mais au gain de me retrouver. Retrouver un peu de légèreté sans être tiraillée de part en part.

 

Une lâche, je sais, honnête aussi... serais-je honnête avec moi-même? Pour une fois... Là, un peu, je respire un doux parfums sur une bande de papier, doux parfums volé, doux parfums qui déjà me fait voyager... cesse, je sais, cesse, le voyage s'arrête sur un quai de gare. Pourrais-je un jour reprendre le train, qui m'emmènera vers une destination finale... pas de réponse, c'est nul, l'absence de réponses. Je suis nulle d'ailleurs, je suis naze et bouffe ma nazitude. Encore une bouffée... aller.

 

Donc, hier, soir, toujours, elle est partie vers ses bras, moi j'voulais lire un peu, avant le resto, parce que quatre jours sans bouffe et la gerbe au bord des lèvres faisaient déjà resortir les quelques os pitoyables des mes hanches. J'ai lu, un peu de Delerme, un peu de Castillon, un peu de Bukowski, beaucoup de Bukowski... un autre verre sous les tronches hagards de quelques personnages restés là. Mourir à plusieurs... Ha! Ca fait moins peur de mourir à plusieurs

 

Mes pas, plus tard, auraint du me diriger vers l'alimentaire, et puis comme pour me foutre sur la tête, je suis allée là, toute seule cette fois, celui avec sa coupe de cheveux ressemblant à une balayette m'a acceuilli, souriant. "Je peux quoi pour toi?" ... "Je me fout une race, ce soir", j'lui ai répondu. Il a éclaté de rire, et déjà mon verre se remplissait.

 

Mon esprit est devenu autiste...

 

Encore ce matin.

 

Mademoiselle Aude

 

 

 

 

 

 

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Sans titre (le 26/02/2007 à 15h45)
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Même les anges ont froid (le 26/02/2007 à 15h34)

Depuis que ma cervelle a explosé dans ma tête, je me met à l'envers. Tu ne comprend pas, tu ne me suis pas dans cette longue descente aux enfers.

 

J'ai mal, là.

 

Et envie de vomir.

 

Je me tue à petit feu, parce que je ne sais plus comment vivre autrement. Dans mon crâne résonnent les tambours lointain d'une enfance réveuse et remplie d'idéologie. Saisis moi la main, ne me laisse pas chuter plus loin.

 

Tu me regardes, tu m'observes, tu sillones mes abysses, les courbes sinueuses de mon visage, de mon âme. Tu te nourris de mes névroses, de mes pensées, comme une invitation, tu crois que l'attraction de ma fragilité est source de désir.

 

Non, n'y prend pas de plaisir.  combien de temps me regarderas-tu de la sorte, avant de sombrer, toi aussi dans le néant? Lis dans mes pensées, pas dans mes songes apparants, superficiels, non, dans tout ce qu'il y a de plus intérieur. Dans mon moi.

 

Je sais, c'est laid.

 

Mais c'est une porte ouverte, si tu t'y engages, fais fi de tes absences.

 

Je sens déjà tes yeux qui me fuient, tes yeux qui ne peuvent plus du funambule que je suis, tu ne me rattraperas pas cette fois si je perd l'équilibre, si je tombe du fil.

 

Referme le rideau. Si tu m'aimes encore assez. Juste ça, laisse moi, mais referme ce que tu as ouvert, les cicatrices suintantes sur ma peau.

 

Aude la tordue, quel pacte as-tu signé? Avec le diable, sûrement, moi qui me voulais ange. Mais même les anges ont froid, même les anges naissent avec le handicap de ne pas avoir d'ailes dans le dos.

 

Tant de fois j'ai contemplé les contours de ma raison pas si déraisonnée, tant de fois j'ai caressé ce bonheur fugace. Du bout des doigts, je l'ai désiré.

Sans jamais parvenir à l'approcher, l'apprivoiser. Si proche, si disponible, j'aurais voulu qu'il fasse de moi sa captive, qu'il me berce dans ses filets... lisse, je glisse.

 

Je recentre le débat, mes ébats, avec moi.

 

J'aurais voulu te raconter que tout serait rose dans ce petit monde
En ayant conscience de ce que je pense en ayant foi de ce que je t'avance
Ca devrait te suffire pour te convaincre tu sais que la vie ne t'attend pas

Tu sais que la vie ne t'attend pas

 

Une brûlure se forme en moi, m'enflamme, trainée de souffre... souffr...ance...  et si mon coeur s'amuse à s'accrocher, se décrocher, jouer, déjouer, exploser...

Souffre infernal

Souffre fatal

Souffre innocent

Souffre inconscient

Souffre-vie

Souffre-mortel

 

Tu sais j'essaie de faire mon possible pour que tes rêves restent accessibles
Je vendrai mon âme à qui la veut pour que demain tu vives si vieux
Je ferai ce que je peux pour faire barrage pour que ta vie ne soit plus une cible
Je prendrai leur flèches à bras le corps je prierai le ciel de faire un effort

Je prendrai leur flèches à bras le corps je prierai le ciel de faire un effort

J'en viens à bout de moi, me consumme de l'intérieur, le venin mange les parcelles de mon corps. Je suis ma propre proie. Je relâche l'étreinte, me laisse choir, contrainte et forcée, j'arrête la lutte. Pour une heure, une nuit, qui sait, une vie.

 

La peau marquée pour toujours.

Mes lèvres scellées à jamais.



J'aurais voulu te préserver de la bêtise de toutes ces races
Te dire que cette vie est faite pour toi et tous tes rêves y trouveront place
J'aurais voulu te laisser un monde aussi serein que ce soleil
Une liberté aussi parfaite que celle que j'ai sur ce papier

Une liberté aussi parfaite que celle que j'ai sur ce papier

Mademoiselle Aude

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Le petit monde de mademoiselle Aude (le 22/02/2007 à 17h38)

Il y a quelque chose de peu commun, dans le petit monde de Aude, quelque chose de ludique, des notes de musique, des coins de lèvres retroussés.

 

De l'amour surtout...

 

Mademoiselle Aude marche,

Son petit nez retroussé dans le vent

Elle flâne sur une mélodie légère

Au rythme du temps...

 

Il y a quelque chose, comme une caresse sur une peau nue, comme des baisers-frissons dans le cou, comme des pensées éphémères qui se perdent au coin d'un bord de comptoir.

 

Comme quand elle regarde un verre vide marqué par des traces de lèvres et de doigts, un peu de blabla, de touchers.

 

De la tendresse aussi.

 

Mademoiselle Aude rêve avec son coeur,

Des coeurs ici et là,

Ses pieds font des entrechats de pas,

Des pas vers ailleurs.

 

Il y a quelque chose de sucré autour d'elle, son monde en forme de barbapapa, comme une poche de kangourou où, quand elle se sent un peu perdue, elle se réfugie... dans le ventre de sa terre, il fait chaud, il fait moelleux... elle bouche ses oreilles et ne veut pas entendre le son du glas qui lui dit qu'il n'est plus, le temps des songes. Elle fuit, desfois, la réalité, parce que dans ses yeux se perd la liberté.

 

De la peur, certains soirs.

 

Mademoiselle Aude n'aime pas l'ennui

Qui, comme les autres, la saisit,

Le dimanche, dans la nuit,

Au fond de son tout petit lit.

 

Il y a quelque chose d'incertain dans la bouche de Aude, un goût amer qu'elle ne sait chasser. Alors elle remonte les draps sur le bout de son nez, et se cache des fantômes du passé. Elle a besoin de se réfugier au coin d'un oreiller, de fermer les paupières comme on ferme des volets, et se faire berçer.

 

Des baisers sur son front, la protège.

 

Mademoiselle Aude sourit,

Elle frôle les murs gris,

Qu'elle tapisse au gré de ses envies,

Elle tague les murs de l'ennui.

 

Il y a quelque chose d'enfantin, dans ses incompréhensions. Mademoiselle Aude regarde sa vie avec la naïveté d'une jeune vierge pas encore marquée par les fers blancs... mademoiselle Aude veut pas se sentir blasée, elle veut toujours être passionnée. Derrière ses pupilles abimées, elle range son amie la pieuvre dans le fond de son estomac, pour encore gouter des saveurs épicées, quelques bonheurs, quelques douleurs viendront agrémenter le festival dans son palais.

 

Emmène-la vers son îlot de paix.

 

Mademoiselle Aude se retourne dans ce virage

Et regarde tout cela comme de beaux mirages

Ses mains, son visage, l'inconnu

Dans ses pas perdus.

 

 

 

 

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Folie jolie (le 21/02/2007 à 17h13)

J'n'ai rien dit de toi depuis. Je me tais, je ne sais, t'es plus là. C'est tout.

 

Petit con.

 

J'ai laissé mes éclats de rire sur le quai de la gare, j'ai ramassé tes quelques souvenirs épars, je les ai rangé. Là, dans petit coeur à moi.

 

Froid. Froid mon corps, froid mon âme, froides mes mains, froid mon visage...

 

Y a pas de larmes, juste de la haine. Encore et toujours, je t'aime, je te hais, je te déteste, mais revient-moi. Flambe ma vie, flambe la tienne, flambe ta belle petite gueule d'abruti que t'as foutu dans le pare-brise de cette caisse. Y a eu le choc, puis plus rien.

 

Un goût de sang dans la bouche.

 

Hier, on a tous mis nos noir habits de corbeau venant bouffer quelques miettes de ton corps que les flammes ont leché réduisant en poussière ta peau douce et tes sourires. J'ai regardé autour de moi, tu sais dans ma claustrophobie de pauvre névrosée que je suis, je manquais d'air. J'aurais voulu m'arracher les os, juste parce que savais pas exactement où ça faisait mal. On a passé une heure dans cette pièce qui puait la pourriture. Le vieux. On a passé une heure à penser à toi comme si demain, on se lave les mains, une claque sur le cul, un mars et on repart.

 

Je suis au point mort, position de départ, je redémarre pas.

 

Mon coeur fait pas boum boum, doc, c'est grave, il est où le moteur que je fasse une révision...J'en ai plein le cul que cette putasse de vie croque celle de vous, mes amours.

 

Oui, tu sais, je me suis colléà  lui, qui disait rien non plus parce que trop de chagrin. Je me suis berçée au son des hoquets de son corps qui luttait, je me suis inventée une mélodie pour plus penser.

 

Et puis j'ai retrouvé mon amie bouteille de blanc qui a soulagé la hargne en suspend en moi. Chaud le vin dans mes veines atrophiées, et la tête qui tourne, j'avais envie de boire cette limpidité, envie jusqu'à en vomir dans un caniveau comme une chienne enragée.

 

On est bien peu de chose...

 

En cuvant, j'ai rêvé, accrochée-décrochée, tendresse en moi, douceur des sens... lumière pâle qui défilait...ça m'a reveillé.

 

 

 

 

Tu sais, honey... j'ai mal en moi, en fait ça va pas... Je peux pas, accepter, que la faucheuse t'ait fauchée... Tu sais, honey, je me sens comme un petit animal blessé... Mademoiselle Aude
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The pipette (le 13/02/2007 à 22h51)
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Pas un mot, ni un geste (le 13/02/2007 à 22h38)

Je ferme les yeux, me retrouver loin de tes regards, bien au delà de mes envies, de tes envies à toi... j'oublie. Je suis ma maitresse, je règne sur moi-même... princesse de mes désirs. Il ne suffit pas de s'en aller, de s'en sortir... juste réfléchir. Deux secondes, pause, fin.

 

Je ne sais pas consoler, à fleur de peau, je suggère une douce évasion par cette porte à l'arrière. L'espoir me reprend, je sais que tu m'entends, je touche presque le ciel, et jouissent des âmes perdues dans l'Eden.

 

J'ai presque fini de siroter cette bouteille, une goutte sur ma lèvre se perd, permet moi de me perdre dans une effluve suave de songes egostatiques, sortes de dialogues intérieurs. Sans retenue, je pourrais te parler d'amour, ah, mais déjà je m'envole de l'autre côté du jour.

 

Je ne suis pas, je n'ai jamais été. Je suis le danger, dangeureuse, ta peau contre la mienne, et quelques étincelles. Sans t'essayer, il semble que tu habilles ma peau nue. Déjà.

 

Je ne suis pas cette fois, sûre que le poison ne glisse pas dans mes veines, chance, il valse fugace, sans me faire de peine, sans mise en scène. Je monte sur cette estrade jouer mon rôle une énième fois. Regarde moi. Je suis accroc à toi, ton addictive, tu es mon héros, je suis ton -ïne...

 

Je me retourne et me frappe dans des clones, ais-je pris un ticket pour le train fantôme? Je me suis trompée de wagon, tromper de rayon, là, je déraille, moi la fille pleine de faille que l'on pourrait condamner. Quelque mois, un orage, un été, le soleil, la lumière, je cherche la terre Promise, putain, elle est où la salope, celle qui acceuillera mon repos.

 

Je te donnes une étoile cachée, des nuits d'insomnies, un peu de létargie et embrasse mois, tu sembles manquer d'air, prend mes poumons, arrache mes entrailles si il le faut.

 

Prend moi. Là, maintenant. Je cracherais pas mon parfums de haine, je me ferais douce et sensuelle.Il n'y aura aucunes pensées m'aliénant, ne t'en fait pas. Caresse moi.

 

Le long du couloir, souviens toi, la fumée consumée, quelques baisers au hasard, une aventure et des ruptures. Rupture de contrat, rappelle toi, je ne suis pas malade, ou alors soigne moi.

 

Je tourne le dos, aux toujours, tu sais, si on me donne de trop, sans glisser un mot, à défaut d'inspirer au bonheur, je préfère cracher mes mots... si je dérive, par erreur, pardonne moi. J'ai pas de faiblesses, à par peut-être là, qu'elle tristesse, j'ai les genoux écorchés, se sont mes danses menées sur le rythme de ma folie. En tempo.

 

Je fais mes premiers pas. Vers toi, vers là bas, qui sait. Je me laisse tirer par le fil, si tu le saisis, j'y trouverais peut-être un asile.

 

Mademoiselle Aude

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Little toi (le 13/02/2007 à 15h18)

Peut-être parce que je ne suis plus petite fille, peut-être parce qu'aussi tu vieillis, mon regard sur toi change avec le temps. J'ai tellement attendu de toi, des gestes qui ne venaient pas, des baisers qui ne s'attardaient pas, des réconforts... rares.

 

Elle, c'est tout une histoire. La leur, la mienne, sous le joug d'une mère un peu trop inquisitrice, fonctionnant dans le dictat d'un père bien trop sévère... ne se remettant jamais en question. Avec elle, il fallait marcher droit, se taire et ne pas pleurer. De toute façon, elle n'avait pas le temps pour les nez qui coulent et les larmes de crocodile.

 

Il fallait acquérir le savoir, être poli, et se tenir droit... je me rappelle les coups de doigt abusif au creux de la colonne vertébral avec ce sifflement suintant  "tiens-toi, bon sang". Je la regardais du haut de mes 6 ans, et je la maudissais. Dans cette ambivalence de sentiments, je voulais sa reconnaissance, elle qui dans le silence observait ce clone d'elle même grandir. Je me souviens, ses regards au loin, où elle laissait échapper un peu de tendresse... vite reprise.

 

Elle a tellement castré les envies, que plus tard, est venu cet défiance sans vergogne... aux poupées dont je cramais la gueule à coup de fer à repasser, je jouais aux petites voitures; je planquais mon vieux jean dans un sac à dos, et troquais ses affreuses robes à smock, au coin d'un chiotte, à l'école...

 

Moi, la menteuse, petite perfide effrontée...

 

Tu vois, tout cela me manquerais presque...

 

Quand elle s'est cassé le nez de sa tour dorée, honteuse, j'aurais voulu remonter le temps. Je n'ai même pas su la prendre dans mes bras, j'avais pas appris... La réalité n'est pas toujours celle que l'on croit.

 

J'aurais voulu la voir chialer, le jour où son fils s'est crashé, le jour où sur elle, j'ai relevé ma frimousse d'enfant désarmée. Derrière sa face impassible, un mur s'éffondrait. Même sa putain de foi ne pouvait pas masquer sa détresse... je crois que c'est ce jour là qu'elle a ouvert les yeux sur ce qu'elle croyait être un échec... sa vie.

 

Dans sa prison construite de ses mains, elle voulait se protéger des tromperies, du mensonge, du mal, sûrement... et pourtant, rien n'échappe à qui que ce soit, pourtant... si le père de ses enfants n'était qu'un coureur de jupons, et que chacun de ses mioches étaient loin d'être ausi sain d'esprit qu'espéré, ce n'était pas sa faute... on n'avait pas réussi à lui dire, non, puisqu'il fallait se taire.

 

Je suis tellement désolée d'avoir vu cette panique dans ses yeux...

 

Tu sais, après, elle s'est enterrée, des mois, volets baissés... tu sais qu'après, la nuit, quand elle était seule dans son grand lit froid, elle pleurait, en cachette. Sûre qy'à ce moment là, elle aurait voulu les bras d'un de ses gosses... moi, je l'écoutais, derrière le mur du couloir, insupportable sensation et incapable de faire un pas vers elle.

 

Secretement, je lui glissais des lettres, quand peu de temps après j'ai quitté le nid froid qui puait la mort dans l'âme. L'anorexique morte aussi dedans abandonnait cette mère fatiguée, faute de savoir comment faire pour soigner les deux corps meurtrit.

 

Antigone des temps modernes, de mon côté j'allais remettre chaque jour un peu de terre sur la tombe fictive de mon frère, pendant qu'elle tentait de continuer sa vie.

 

Aujourd'hui, j'ai pas peur de lui dire combien je l'aime, tant le temps à creuser des rides au coin de ses yeux, tant le temps à chasser toute forme de force en elle...

 

Je voudrais temps te voir te relever, maman, si j'en avais les armes, j'irais les chasser tes démons. Je ne peux t'ouvrir le regard sur ce petit monde que t'as élévé et qui ne s'en sort pas si mal. On a tous nos névroses, et alors, qui se serait relevé indemne de ce par quoi on est passé? La solitude, la fragilité, les coups et les éclats... même on si on est un peu décharné par tout ça, c'est avec mes petites mains salies que je te rebatirais un avenir doré.

 

Redonne moi un peu de cet hargne dans les yeux... celle que tu m'a transmise, et dit leur bordel, d'aller tous se faire foutre...

 

Soit heureuse, ton petit diable au corps sera toujours là pour se prendre, à ta place, les coups dans la face.

 

Mademoiselle Aude

 

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Silence (le 12/02/2007 à 23h56)
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Besoin air, besoin spleen, besoin orgasmique de regarder dedans (le 12/02/2007 à 23h48)

Laisser aller depuis quelque temps, relachage de pression dans mon quasi constant besoin de perfection.

 

Pour plaire à qui, si c'n'est pas à moi?

 

Je retrouve cette langueur oisive de se laisser bercer par mes ronrons internes. Plus envie de me greffer sur le rythme des autres, non, juste moi.

 

Juste moi, l'imparfaite qui se tait, celle qui brode à travers l'écriture, sa vie, celle qui sourit si bien de ses dents pas blanche, celle qui répond toujours présente, celle qui se casse le cul en trois pour que bonheur soit dans le coeur à eux.

 

Plus rien à foutre.

 

Bonheur dans petit coeur de pierre à moi. Je veux.

 

Envie de courir sous la pluis, envie de bouffer des montagnes de chantilly, envie d'aller voir un peu là bas ce qui s'passe, envie de prendre congé, de claquer la porte, fort en se foutant des voisins, et mettre la musique si forte que mes tympans exploseront, envie de sauter sur mon lit et te casser la gueule à coup de polochon, envie de boire une bouteille de blanc, même dégueu en écrivant à la lueur d'une petite bougie sur une musique de Björk, envie de mettre mes pieds dans la mer glacée, envie de prendre des douches trop longues jusqu'à ce que mes doigts resemblent à des crapauds, envie de mettre du rouge à lèvre trop rouge et me prendre pour Dita von Teese, envie de me la jouer un peu en ressemblant à rien, envie de faire des photos et me prendre pour une star que je suis pas avant d'aller trinquer dans des bars et refaire le monde... ce monde qui me donne la gueule de bois.

 

Envie d'aller cracher à la gueule de lui, aussi....

Envie d'aller baiser sur les marches de cette église...

Et pas porter de culotte...

Boire à  même la bouteille du vin rouge...

Et le sentir couler le ong de ma gorge...

Et puis mettre des écouteur avec de la musique trop forte...

Et on dansera, comme ça, au milieu de nul part...

Sur Martin Solveig... ouai pourquoi pas...

Pis finir la nuit à califourchon sur un pont...

Et écouter l'eau couler sous nos pieds

Et si un vent de schizophrénie arrive,

On ira se mettre la tête entouré de gens qu'on connais pas... juste toi, moi et nos regards qui se quitteront pas...

 

If you just like me

 

Mademoiselle Aude

 

 

 

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All is full of love (le 10/02/2007 à 21h09)
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Tout le monde dit "I love you" (le 10/02/2007 à 21h02)

Depuis quelques jours, la question pointe aux coins des lèvres, sous les regards malicieux de ces demoiselles s'estimant chanceuses, probablement.

 

"Et toi, pour la St Valentin, tu fais quoi?"

 

Entends par là, derrière cette simple interrogation minimement formulée: "Et, toi, es-tu une pauvre fille célibataire? Vas-tu passer cette ultime soirée devant là télé, te baffrant de glace sédative? Vas-tu te larmoyer sur ton sort au son d'une mélodie te rappelant ton ex? Ou bien, serais-tu de ces filles maquées, dont l'homme te regarde par dessous en te souhaitant de ne rien attendre de lui, que cette fête complètement commerciale, n'est qu'un leurre à nana?"

 

Saches également que ces gazelles, prétentieuses qu'elles sont, se pensent maître du monde parce que leur mâle les a convié à une soirée HORS DU COMMUN.

 

Souris, devant leurs visages enjoués, ravis-toi, de ta future soirée qui se terminera certes, probablement devant une émission niaise que tu ne regarderas pas, que tu sois seule, ou accompagnée.

 

Je suis salope de dire ça, moi qui ai auprès de moi, une marque de virilit, le jour et la nuit... mais non. Je ne suis pas salope parce que je compatis avec les anti-st valentoche, qui regardent d'un oeil amusé, l'effervescence de couple ayant besoin de se prouver, ce soir là, que leur amour rentre bien dans les normes d'une société qui se veut moderne et empreinte de sens. La plupart, se trompant mutuellement au long de l'année, iront glâner pendant la nuitée, dans des restaurant aux menus coûtant le double, voire le triple habituel, se lorgant dignement à la manière merlan-frit. Ce sera l'occasion peux eux de justifier un mélange de corps.

 

Imagines le nombre d'orgasmes, simulés ou non, qu'il y aura ce 14 février, dans les chaumières, orgasmes au prix onéreux de deux couverts, deux babioles achetées sur le tas, significatives d'un oubli passager, imagine le nombre de bouquets de fleurs qui pourriront dans des vases sans eau, imagines les 364 jours restant sans marques d'affection.

 

Non, non, là n'est pas la vision d'une jeune fille frustrée parce que ce soir là, elle n'aura ni bague, ni promesse, ni resto, ni main sur la cuisse qui remonte au moment du dessert, juste la vision réaliste d'une nana heureuse dont le mec à honnêtement demandé, si pour elle, il était important ou non de se voir offrir une fête ce soir là, sachant que tous les jours sont déjà marques d'amour.

 

Ce soir là, c'est lui, toi, toi, et toi que je fêterai. Parce qu'il y a mille est une manière de décliner ce verbe, et que les "je t'aime" c'est à la pelle que je les sème, à tout ceux qui auront besoin de se savoir aimé. Par moi.

 

Et pis, lui, c'est tous les jours dans ma joie de vivre que je lui offre, 365 petits jours de St Valentin...

 

Mademoiselle Aude

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Et si c'étais toi qui avais raison? (le 09/02/2007 à 16h48)

Tu sais, mon ange, à quel point je t'admire et à quel point j'ai peur aussi desfois... à quel point, je crois, que je me rend plus malade que toi. Tout est tellement alternatif... un jour tu vas bien, le lendemain, c'est la chute vers ce gouffre qui t'aspire, indéniablement. Toi, tu le sais, tu te sens et tu n'angoisse plus, sauf à quelques moments, juste pour te rassurer, savoir, si demain, quand tu auras froid, je serais toujours là pour te réchauffer, savoir je te tiendrais la main, quand t'iras vers l'inconnu. Tu sais aussi qui t'attend... là haut.

 

Je voudrais tant avoir ce courage... et ne pas flipper égoïstement en me disant que je vais te perdre, petit oiseau déchu que j'ai pris sous mon aile. Il y a déjà tellement de vide autour de moi depuis que tu es rentré dans tes terres... c'est con, mais ce quotidien harrassant, à courir contre le temps, était un semblant de vie en moi. Paradoxal, hein?

 

Tu m'as dis de prendre les choses comme elles viennent, et de ne pas flipper sur ce qui allait arriver, tôt ou tard, on le sait.

 

Je ne suis pas prête... ne m'en veut pas, mais là, je crois que c'est moi qu'il faut que tu soignes. Je ne dis rien, non, tu me connais et tu connais cet éternel sourire figé à mes lèvres. Toi seul sais lire derrière mes yeux, et c'est nue, que je me sens face à toi. Dans peu de temps, tu reviens, et tu m'as demandé de te prendre comme si tout allais bien. Tu m'as demandé de stopper ce mouvement létal, le temps d'une présence, le temps d'une journée, le temps d'une soirée. D'oser oublier et de graver en ma mémoire des souvenirs charnels qui me manqueront un jour ou l'autre.

 

Limite, je ne veux pas te voir, limite, c'est demain que je voudrais que tu partes.

 

Tu me demande beaucoup, tu sais, sans t'en rendre compte. Tu offres à ton entourage du mensonge, un leurre, une vision bien trop ositive de la réalité. Qui t'as vu trépasser sur un lit d'hôpital, qui, en l'espace d'une seconde croyait te voir passer l'arme à gauche, qui respirait au son des battements de ton coeur, priant toujours plus fort que ce ne soit pas le dernier? Faire bonne figure, je ne sais plus, tu sais. Car tes amis fictif, ta famille fictive ne voient pas tout ça, parce que tu ne le veut pas, et... moi, je partage avec qui ces visions cauchemardesques quand on me dit "mais au final... ça va, non?"...

 

Je peux pas être plus forte que je ne le suis déjà, et oui, je te le promet, je prendrais sur moi, encore, je marcherais derrière tes pas, sans rien dire, juste l'ombre de toi. Je serais ton sourire, ta flamme, cette petite Aude qui virevolte sur les notes légères de la vie... mais après... ne me demande plus de jouer ce rôle qui me colle mal à la peau.

 

J'ai pas perdu de ma positivité, non. Mais en un an, j'ai trop pris, comme une grosse mandale dans ma gueule, la réalité. Et toi aussi, plus facile à accepter, parce que c'est ton corps, ton sang qui bat dans tes veines, ton coeur qui frappe trop bas parfois. Pas le mien, je me fie à ce que je vois, je sens, entend, de ta bouche, de tes yeux, de ton âme tout entière.

 

Oui, elle vieilli un peu, la petite fille, elle se préserve un peu, pour que l'avenir ne soit pas une boucue d'égoût béante.

 

Certains ne comprennent pas pourquoi je ne sais si desfois, j'ai envie de fuir ou de rester, tu sais, je relève seulement le nez, de pierrot, d'eux, de lui et de ces morsures dans ma chair fraichement cicatrisées. Toi, c'est la prochaine étape, qui ré-ouvriras, comme lacérées mes plaies. Ne me vole pas mon placebo, et ne m'en veux pas si... je suis devant toi juste cette colombe qui se raidit pour t'affronter.

 

Tu vois, je ne te fuis pas, et te porte plus haut que jamais. Ne te mens pas, à toi non plus, ton horloge vitale file, écoute ton tic-tac interne et bouffe là cette pute de vie, sans te soucier de quoi que ce soit. Je serais toujours là...

 

Mademoiselle Aude

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Pour être belle, paye et tais-toi (le 08/02/2007 à 18h13)

J'ai reçu un appel de ma blonde sister fort excitée, je me suis demandée sur le coup si, enfin, elle avait rencontré l'homme de sa vie, au son de sa voix orgasmique.

 

Non, sa vie prenait un tout autre tournant car ça y était, enfin, elle s'AIMAIT (!?). Ravie pour elle, et bien que je ne comprennais pas pourquoi il était vital pour elle de m'appeller en plein milieu de journée pour m'anoncer cela, j'osais lui demander comment, au bout de dix années de gémissements inscessants sur sa pauvre petite vie (bercée d'or), de pleurs reniflants à deux heures du mat' au téléphone parce qu'elle venait de faire larguée par un mec fort interessant (rencontré sur meetic la veille), ou de menaces de suicide parce que son hamster venait de mourrir.

 

Elle m'expliqua qu'elle venait de trouver un sens à sa vie et que le bout du tunnel n'était pas loin. Elle allait se reprendre un main, me dit-elle, et ne penser qu'à elle (chose qui me surpris, puisque je ne savais pas qu'elle pourrait être encore plus égoïste, mais bon).

 

Je lui posai la question de la date qu'elle avait coisi pour un nouvelle opération de chirurgie esthétique, vu que c'était souvent la raison de ses appels émoustillés, suivi de "n'en parle pas aux parents" (qui eux, manquaient de faire une crise cardiaqueà  chaque fois qu'ils la découvraient bandées intégralement de la tête).

 

Non, elle n'etait plus cette consommatrice impulsive dépensant de l'argent pour que les autres fassent le boulot à sa place, me répondit-elle. Surprise et curieuse, soudainement, je m'assis, un café/non-clope à la main, pour écouter son plan d'action.

 

Voilà, elle s'était inscrite à un programme nommé délicieusement "à la recherche de son soi perdu", qui était concocté d'un plan minceur et d'une redécouverte de son corps, ce qui débouchait, bien entendu, à un bien être intérieur mental. Je plaisantais en lui disant que le nom donné à son programme évoquait l'oeuvre de Proust, mais elle bugga, en me demandant si Proust était un nouveau coach sportif. Navrée, je l'empressai de me detailler sa cure.

 

D'abord, elle avait vu ça sur le net, un soir de déprime où il faisait si noir dehors et dans sa life, où, plantée devant une assiette de ravioli buitonni, elle se dit que la vie était moche comme une ligne de chemin de fer, et où son envie de foutre en l'air en avalant la boîte de supposioires était forte. Soudain, sur l'écran de son petit iMac, apparu ce plan d'attaque miraculeux, crée par le Dr Arnaque...

 

D'abord, il y eu l'inscription, programme sur six mois, qui en somme vous promettait un coach journalier par boîte mail avec menu minceur à suivre absolument (régime hyperprotéiné mais qui flingue pas la santé (celui-là)) plus (et là c'est le must) une fiche d'exercices physique à faire chez soi (au bout de six mois -10 cm de tour de taille, -10 cm de tour de cuiises etc....) 599 euros... (le café me sortit par le nez et je n'eu pas le temps de protester car...)

 

Ensuite il fallait acheter les crèmes "abso-lu-ment gé-nial, ma chérie", dans une grande parfumerie/cosmétique, dont je tairais le nom, mais qui n'avait rien à voir avec une parapharmacie qui semblait bien plus compatible avec un programme prescrit par un Dr. Bon, dans sa course folle, elle avait tout acheté en une fois: deux pots de crème anti-capitons (nom plus propre qu'anti-sale-cellulite-dégueulasse) à 240 euros/pot, suivi de deux pots de crème gommante (qui gomment quoi? les kilos en trop?) à 199 euros/pot, suivi de deux tubes de sérum reminéralisant-super-hydratant-des-surfaces-supérieures-du-derme (là, j'étais larguée...) à 260 euros/pot puis tout un coktail de gélules drainantes, gélules brûleuses de graisses, gélules raffermissantes, au coût pharaonique de 300 euros les méchantes gélules...

 

"C'est tout?", couinais-je?

 

Non, parce que les sachets hyperprotéinés, là, genre la poudre déshydratée qu'elle allait avaler pendant six mois, n'étaient pas comprises dans l'inscription, donc, paf on rajoute 170 euros/mois. "Mias rassures-toi, me dit-elle, les anorexigènes (drogue légale pour maigrir, dont les mannequins sont accrocs) c'est plus chèrs, hein"... vachement soulagée, me dis-je, pfou!

 

 

Et pour finir, 10 scéances de Cellu M6 (rien à voir avec notre chaîne hyperculturelle nationale), qui consiste en des massages de "palpé-roulé" (?!) fait par des kinés (des vrais) une méthode révolutionnaire qui en gros, au bout de 10 scéances sous les mains d'un homme sorti de sticom américain  (ils sont pas fous, les vaches), your body ressemble à un corps comme on en voit dans Cosmopolitain... 56 euros/scéance.

 

Et ma blonde sister, qui n'était plus une "consommatrice impulsive" comme elle me l'avait annoncé quelques minutes plus tôt... avait fait un crédit à la conso, bien sûr pour payer ce fabuleux programme. Je lui ai juste souhaité bonne réussite, vu le coût explisif de son régime, en me disant que c'était cher payé pour s'aimer... mais bon.

 

Moi, j'me suis payé un pot de crème glacée Ben§Jerry's, moins onéreux et plus efficace pour le moral!

 

Mademoiselle Aude, qui pense sérieusement à faire fortune en créant un site web pour les femmes désesprée, à base de pots de glace et de pâte à tartiner, que l'on mange, que l'on s'étale sur le corps, youhou! c'est ça le bonheur!

 

 

 

 

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On est bien peu de choses (le 07/02/2007 à 09h05)
... à l'aube je suis née
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Choice (le 07/02/2007 à 08h59)

T'as ces moments dans ta vie où tu dois faire des choix. Tu te retrouve au pied du mur avec la désagréable sensation que tu mets un tournant à ta vie, tournant plus ou moins important selon le degré d'importance de la solution que tu vas effectuer.

 

Je trouve ça angoissant, tu prends un coup de vieux en prenant conscience que tu prends des engagements où tu seras la seule responsable de tes actes. Si demain ne te plait plus, si demain ne vas plus... rien ne sert de pleurer, gamine, c'est toi qui as signé.

 

Pendant longtemps, mon pacte, c'est avec le diable que j'avais passé un accord. Advienne que pourra, ma vie, je la place sous le signe de l'imprévu, et... au mieux, l'issue de secours sera bonne, au pire... on verra.

 

Je voulais tant partir, tu sais, voir du pays, juste vibrer un peu, au son d'une culture autre que la mienne, aux vues d'un paysage... depaysant. Moi la grande, la reine, debout dans un monde qui me sème, celle qui clamait que ses vieux os ne pourriraient pas ici... moi, me voilà faire le choix de rester. Rester pour toi, aussi par ce que peut-être, j'ai pas les couilles de foutre en l'air une histoire qui pour une fois, me semble équilibrée.

 

Oui, mais demain? Non, ne me promet rien, d'ailleurs, je ne veux pas survivre à ça. Le promesses, tu sais, on ne les tient pas, la fluidité de nos relation tient juste entre nos quatres mains, deux regards et un peu de poudre de n'importe quoi...

 

J'ai peur, oui, de ça.

 

Apporte cet équilibre à la déséquilibrée que je suis et déjà la pieuvre en moi ressurgi, non, je ne suis pas un cas psy, juste un angoissée de la vie et des lueurs qui se ternissent à l'aube d'un soleil qui parraissait en surface, trop beau.

 

J'ai toujours fuit, hein, tu le sais, dans cette course folle et vagabonde, petit oiseau perdu vendant son âme à qui la souhaite, en échange de quelques rimes, et quelques tendresses.

 

Là, je me regarde, face au miroir, je reste... sur place. Je ne fuis pas, je fais le choix de stagner un peu, voir toujours ce que ça donnera, au regret de ravaler ma fierté et des envies longtemps inassouvies. Je ne puis plus que me construire une vue imaginaire d'une vie plus stable et piétinante dans quelques kilomètres carrés.

 

Aux alentours de moi, je dois me trouver une place dans tout cela. Laquelle? Laquelle pour pas me perdre, te perdre, perdre tout ça. Elle veut quoi? Elle, moi, cette fille un peu inconnue qui rêve de choses étranges, et qui ne connait pas la peur profonde, mais trop superficielle des lendemains solitaires.

 

Tu m'as dis un jour, d'arrêter cette envolée contre le temps et d'aller au bout, de foncer, sans m'arrêter, sans regarder derrière... mais derrière, c'est toute ma vie, ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Dans mon dos, il y a plus de la moitié de ce que tu ne connais pas encore. Y a tellement de "trop", de "ça"... oui, je sais, tourner la page... si tu savais, ce n'est pas le manque de volonté, c'est un passé mal tiré.

 

Moi aussi, j'aurais voulu vivre un peu de cette inscouciance douce et tranquille, ce mouvement toujours en avant et ces grandes embardées, oui... seulement, y a déjà eu tellement de solitude, de larmes, de grandes joies aussi et d'amour... y a tellement eu de chemins se séparant, y a tellement eu de passion inachevées et tellement de ces regards gravés...

 

Je sais, demain pourra jamais être si je me pose le cul sur tout cela, mais, ne me demande pas d'avancer tête baissée comme un jeune vierge effarouchée. Ce n'est pas moi, et l'ange non plus. Mes ailes ne sont pas blanches, tu le sais et du sang pourrait bien couléer sur mes mains, un jour, sans que cela ne me choque.

 

Si je fais le pari de rester, bien sûr que ma vie dans le dedale se termine là. Mias tu ne m'enlèvera jamais toutes ces perconnalités qui font de moi la femme aux cent milles visages, celle qui sait la séduction, la rage, la haine et l'amour.

 

Hier, j'ai regardé cette petite fille dans la glace, et, diable, j'ai vu qu'elle avait sérieusement vieilli. Je ne peux pas te dire si elle était belle ou pas... juste triste de ne pas avoir vu le temps passé aussi vite, juste un peu flippée de se voir aussi, sous cet angle là. Je la prend par la main, cette môme qui sait si bien sourire, en prendre soin.

 

Il parait que les roses, même les plus épineuses... sont éternelles...

 

Mademoiselle Aude

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Juste pour faire un peu réfléchir (le 04/02/2007 à 19h49)
Ca dérange, hein?
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Temps mort, fin (le 04/02/2007 à 19h45)

Bon, impardonnable que je suis d'avoir mis en suspend mes écrits, parce que pas possible de "produire" quelque chose de bien, si tant est que je "produise" des choses bien. Grosse sensation de vide, hein, quand tu te retrouve face à la page blanche et que même par masturbation de l'esprit, y a rien qui vient... je viens de connaitre, le temps d'une semaine, l'impuissance, la débandade, bref, la molesse neurale. Justement, parce que trop de pensées, de questions, d'interrogations se mèlent et s'emmèlent dans ma cervelle.

 

Je sais pas ce qui me prend à déposer le bilan en cette nouvelle année (bien que persuadée que la situation et le temps n'ont aucun lien).

 

Soit.

 

Mademoiselle Aude veut autre chose que cette langueur et ce "je me laisse vivre et on verra"  construit, forgé, moulé depuis nombres d'années. Nop, ça colle plus. Plus envie de plaire. J'm'en fout, au final, d'essayer de correspondre à une convention usuelle de ce que devrait être une jeune fille des temps modernes bien comme il faut qui dans le fond à peur de la solitude... parce que la solitude est quand même là quand on n'est pas ce qu'on désire être vraiment.

 

On est toujours seul, quoiqu'il advienne, me disait, l'âme philosophique, un pote hier soir, en tirant longuement sur son joint de résine marocaine qui, rien qu'à l'odeur me jokait la tête.

 

Vrai.

 

Chasse le naturel, il revient au galop, tu m'étonnes, depuis quelque mois, je galope dans mon monde irréel qui me sied tant. Y a pas de corps, pas de normalités, pas de choses figées...  y a la richesse des rencontres, des découvertes et...

 

J'aime pas voir le monde sous le même angle que ce qu'on veut nous faire voir. J'ai bien, tu sais, tourner les chose à 90° et se rendre compte ça ne veut plus rien dire. Tu ne me suis pas? Peut-être, sûrement, mais tiens, tu veux un exemple? Dis moi ce qu'est la beauté pour toi. Et me répond pas avec ce qui "conventionnellement" doit être beau, j'm'en tape, dis moi TOI, ce qui te laisses la gorger sèche, les idées en vrac et ce sourire béat... ou cette crampe dans le ventre quand tu y repenses. Qu'est ce qui te manques...

 

Je suis avide de sensations, tu sais, de sens et de sentiments. J'ai envie qu'on me perturbe, qu'on me fasse chambouler un peu tout ça, dans moi... un peu de confrontation, un peu de torpeur... et pis j'aime bien la beauté derrière la laideur, celle qui donne l'eenvie d'aller plus loin, celle qui désarme, celle qui met des paillettes dans mes yeux... celle qui, sans boire, me donne la gueule de bois.

 

Je voudrais être fascinée, passionnée.

 

Je l'aime cette folie qui donne des ailes. Même si ça dure pas, de toute façon, rien n'est éternel, sauf ces moments d'apesanteur, mis bout à bout, qui forgent et qui construisent et rendent un peu moins austère notre quotidien un peu bancal.

 

Bref, tu l'aura compris... mademoiselle Aude se moque un peu de tout ce qu'elle aurait du être pour parfaire son image, son rôle crée de toute pièce, mademoiselle Aude veut juste être mademoiselle Aude... avec tout l'amour, l'innocence, la candeur, la naïveté, la rage, l'insolence et l'extrêmisme... que je suis...

 

... et même si ça plait pas, tu me connais, c'est avec le coeur que je t'emmerde.

 

Mademoiselle Aude

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Sur une better sweet symphony (le 27/01/2007 à 00h32)

Sur une better sweet symphony, je te lis

 

A cette heure ci, rien ne me fait plus de bien que de voir un peu de lueur non pas morbide dans tes yeux à toi. Je ne te connais pas et toi non plus, peu importe, dans tes écritures, je me transporte...

 

Ce soir, y aura un peu de mélancolie, mais un peu de bien de toi.

 

 

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Et je t'emmerde (le 27/01/2007 à 00h14)
...
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Suspension du temps (le 27/01/2007 à 00h05)

Soirée en suspend, tu vois.

 

Rien de bien drôle, rien de bien interessant, juste cette solitude dans laquelle je ne cesse de m'enfouir. Peut-être trop d'alcool, peut-être trop de pensées... je ne sais. Cessation d'activité de mon esprit en ébullition.

 

Je voudrais juste un break, tu sais, un temps... mort. Un temps donné où tout semble si parfait. La vie, le soleil, le sourire et les regards. Ces temps données, comme ça gratuitement, où tu te sens être, où tu te sens exister.

 

Tu sais à quel point, je me hais.

 

Je ne suis rien. Juste une archive de moi-même, une trame. Besoin d'être apprivoisée, qu'on lise dans mes pensées... cette torture immonde qui me porte n'est plus viable. Si demain, je suis seule, je m'envole. Vers d'autres ilôts, où rien ne m'attend sauf cette petite mort lente et muette.

 

La vie ne semble être que mon écriture, cette danse sobre et fluette aux heures perdues, l'écriture est mon moi, mon idéal, cette sensation de bonheur. Bonheur fictif et sourd puisqu'une fois de plus l'écriture est mon exutoire anonyme et solitaire.

 

 Les tambours résonnent dans ma tête, déjà, je ne me sens plus. Pas de sentiments, à part ce mal de ventre qui me sert à me sentir encore vivante depuis tant de temps.

 

Voudrais me perdre dans quelques verres, sur une piste de danse, et perdre la tête, perdre mon corps, ne plus penser, juste... m'oublier, oublier ça, ce feu qui me transperce et cette impression de ramer, moi qui voulais seulement être celle qui sème quelques fragments de bonheur, aujourd'hui, je voufrais quon me parsème de chaleur.

 

Mais aimer..illusion de deux êtres qui se croisent et s'offre un amour de saison, saisons qui passent avant même de s'en rendre compte. On se connait sans se connaitre, on s'aime en se préservant et déjà vient le mauvais temps, celui des rêves qui s'achevent et des conforts qui se prennent. L'autre, on ne le voit plus, on ne le sent plus... l'autre est déjà un acquit de nos vies, l'autre est déjà loin.

 

Je voulais être un être unique que l'on aime, un oiseau de paradis, un oiseau de bonne augure, cette boîte de pandore que l'on ouvre mais derrière les pêchés, voit la réalité. Les bonheurs sont ailleurs maintenant, je ne crois plus en la foi des gens...

 

Je voudrais un peu de cette enfance douce et heureuse, un peu de ces gateaux au yaourt de maman, un peu de ces bras de papas... je voudrais un peu d'assurance et de chaleur... toi, donne moi un peu de tout ça... je ne sais pas, qui sais aime moi

 

Juste parce que je ne suis pas parfaite, parce que je hais les hommes pour leurs faiblesses, parce que je ne crois pas qu'on puisse m'aimer, parce que souvent j'aimerais voler... parce que j'aimerais qu'on se batte pour moi, parce que je voudrais me sentir exister...

 

Ou juste aimée...

 

Mademoiselle Aude

 

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Dans le dedale (le 26/01/2007 à 19h58)
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Psychopathe (le 26/01/2007 à 19h57)

Je suis la psychopathe qui viens de renaitre apprenant ton retour. J'ai cauchemardé de toi, je te sens à des kilomètres alentour. Je redeviens la Aude aux multiples facettes, non plus seule qui se plie sous tes doigts, sache le, la soumise est morte avec toi. Plutôt m'ouvrir les veines que m'ouvrir à toi.

 

Mentor, menteur de merde

 

Un minotaur me ronge le ventre, dans ma folie la petite fille bien comme il faut saurait devenir une meurtrière, tu sais, moi l'incapable petite fille sage que tu as rendu addictive à bien pire qu'une poudre blanche... j'aurais préféré voir des éléphants rose au lieu d'un poing acéré... enculé.

 

Ouai, fuck you man, demain je te croise au coin d'une rue c'est pas Jack sur ton chemin mais bien pire, je serais la chienne qui te rongera jusqu'à l'os, j'ai plus de pudeur, plus de honte, plus de doutes, t'es le violeur de mon âme, celui qui a tout enterré, celui qui a tout sali ce qui était déjà sale.

 

Demain, je dégueule ta fierté.

 

Viens pas jouer dans ma cour, petit bleu, viens pas chercher la guerre, je t'emmerde toi et tout ce qui t'entoure, tes géniteurs, tes potes, tout ce que à quoi tu tiens, je ne respecte plus rien.

 

Comme tu ceux que tu as démoli autour de moi.

 

Je prône pas la haine, bébé, mais si tu m'approche, c'est la flamme que tu ravive, c'est le diable en moi contre le diable que tu es, vivant.

 

Viens pas me trouver au coin d'une rue, je te tue.

 

Je suis la psychopathe sociopathe et tous les -pathe, face à ton regard représentant tout ce qu'il y a de plus malsain sur cette terre, et range tes mains, elles ne me font plus rien, je crois que mon corps est immunisé sous tes coups, espèce de merde

 

Mademoiselle Aude.

 

 

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For you (le 24/01/2007 à 21h25)
For us
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You (le 24/01/2007 à 21h24)

" Moi, je peux faire en sorte de te changer les idées, te faire rire... mais je ne pourrais rien faire pour ce qui te ronge à l'intérieur. Ca viendra de toi-même, en discutant, en en parlant, on t'aiguillera, pour que t'arrivesà  bon port. Voilà le contrat que je te propose: essayer de faire ensorte que quand on est ensemble, on ne pense plus à tout ça, si t'arrives pas à en parler, et, qu'on profite, toutes les deux. Parle moi de ce que t'aimes, ce qui te fais du bien, délire, doit toi, quoi...Toutes les deux, on vit tellement de choses, les plaisirs, les délires, les joies, l'humour, l'amour mais aussi, la tristesse, les chagrins, ls maladresses... y a plus grand chose qui pourrait nous séparer...

Moi aussi, quand ça va pas, je pense noir... mais je sais que je suis aimée, par ma famille, mes amis, toi... ça me raccroche à tout...

Quand, ça va mal, pense à moi. Tu pourras toujours penser à moi.

Je t'aime très fort, ma louloute et serais toujours là. Je te fais des bisous et quoi qu'il advienne, t'es ma loute, je t'aime de tout mon coeur. En ce moment, je suis triste parce qu'un truc manque  à toi: ton sourire... non mais! Il est partit où, celui là? Reviens moi vite!

Ta louloute pour toujours..."

 

Tu m'as écrit cette lettre en... février 2005. Deux ans après, je tombe dessus, par hasard... et les larmes aux yeux, et des paillettes dans le coeur... t'es là, à mes côtés, et...

JE T'AIME

 

Mademoiselle Aude

 

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Bon anniversaire à nous! Ce soir, on se fait un peu de ça? (le 20/01/2007 à 13h18)
Je te laisse un avant goût de la soirée
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Confessions (le 20/01/2007 à 13h16)

Plus jeune, jamais je n'ai été de celles qui incarnaient des fantasmes de jeunes adolescents. J'étais une de ces jeunes filles populaires non pas pour mon physique ou ma bonne gueule mais pour mes francs éclats de rire, mon excessivité et cette faculté à croquer la vie. Cette place de bonne pote me convenait parfaitement, j'était la confidente parfaite tant de mes amies que de mes poteaux.

 

Quelque fois, en cachette dans la salle de bain, j'ouvrais le tiroir blanc du meuble sous le miroir et plongeaism a main dans les produits fétiches de ma soeur. Je découvrais avec interrogation mascara, fards et rouge à lèvre, que je tentais d'une maintremblante, d'appliquer sur ma face. Au final, je ressemblais d'avantage à une fille de joie qu'aux mannequins illustrants les couverture de magasines féminins.

 

Je me rappelle plusieurs essais de féminité, mon cul moulé dans les jupes de ladite soeur, me donnant la sensation de ne plus pouvoir me mouvoir, ou les talons hauts sur lesquels je manquais de perdre une cheville à chaque pas. Sur ces échecs cuisant, je vivais très bien avec mon étiquette de garçon manqué, préférant me développer un mental d'acier plutôt qu'une poitrine abandante à coup d'excercies nocturnes entre filles.

 

Pendant que d'autres voyageaient de feuilletons télé en premiers baisers, j'arborais les planches de mes premiers concerts, expo et autres soirées. Je ne recherchais rien de sentimental, j'étais bien, libre comme l'air et j'évitais les cirses de larmes de nanas larguées. Quand mes copines connaisaient leurs premières léchouilles langoureuses, je trinquis avec mes potes à ma santé, bande d'assoiffés qu'on était. Assoiffés de cette vie douce et limpide.

 

Les potes, force ultime, relations fraternelles, fraicheur et complicité...

 

Quelques temps plus tard...

 

Moi d'octobre, quelques jours de mon anniversaire, le nez collé à la vitre du métro parisien, je regarde dans le vide, je nous regarde, populasse, se faire avaler par la bouche noire du trolley. Il est déjà tard et j'erre dans les rues en trotinant. Je n'ai pas envie de rentrer. Les amis ont désertés ma vie, laissés là-bas, loin de moi. Choix non mûrit, d'une vie en autarcie avec celui de ma fratrie. Aucun protagoniste ne se greffe à ce huit clos de bande de pote que nous sommes. Je suis trop jeune pour cette bande de vieux que j'ai adopté sous le poids de leur apprivoisement. La douceur à laissé place aux soirées de beuveries anarchiques et marginales où plus rien n'existe. Entre drogue et alcool, musique trop forte, et perditude, je ne sais plus trop. Quand les essouflés tombent de fatigue, la jeunette que je suis se recroqueville sur le sofa du salon, n'ayant pas assez de courage, ou trop de honte pour appeller à l'aide ses parents.

 

J'ai 15 ans ce soir là, et pas envie de rentrer.

Je vais chez lui, le seule homme de cette troupe qui me semble raisonné et prêt à m'écouter. mais beaucoup trop de monde ce soir là, je me crée un nid, et m'endors dans un coin de cette pièce sombre. Dernière nuit de jeune fille inscouciante. Il fait nuit, je m'éveille, l'appartement est sans bruit. Le temps que mes yeux s'habituent à l'obscurité, je le vois devant moi qui m'observe.

Cris, larmes et mains qui taisent ma bouche.

A jamais.

 

Pâle décembre,

Train qui me ramène vers les miens. Ma famille. Je laissais derrière moi le wagon de toute mon enfance, de tout ce qui m'avans construite, stablement. J'y laissais mon adolescence, mon frère... ma pureté.

 

Terminus, il faut descendre.

Et entreprendre une nouvelle vie.

 

Des années plus tard, image d'homme détruites et relations merdiques.

 

Des années plus tards, tiens, je me relève. Image corporelle retrouvée, sensation de dégoût amer dans la bouche, quelque peu dissipé, la vie m'offre une nouvelle chance.

 

Chaleur des potes qui m'entoure,

Eros et sa flêche, qui me cherche.

 

Et si je m'offrais d'y croire?

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Allez, je me prend par le bras, avant d'aller bosser, un coup de fouet!! (le 19/01/2007 à 17h57)
J'aime ça, et demain sera meilleur qu'aujourd"hui
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Janvier (le 19/01/2007 à 17h55)

J'aimerais écrire un petit post sympa, plein d'entrain et de fou-rires, mais peux pas.

Je ne sais pas si c'est janvier qui me rend morne, mais putain, le peps m'a quitté ces temps çi. Je ne sais pas non plus si ce sont mes bonnes résolutions qui me rendent glauques (je crois d'ailleurs que je suis la seule conne au monde à tenir ses résolutions de but en blanc) mais si c'est le cas, je me boufferais la main en 2008 plutôt que de les prononcer.

 

C'est vrai que drôle de changement dans mes habitudes de vie... plus de clopes, régime pour pas gonfler et stop le gurozan pour essayer de calmer ma névrose obsessionelle-accroc-aux-médocs... J'ai laché mon café-clope-gateau-guronzan du matin et mon café-clope-chocolat-lexomil du soir... ouaip..ouaip...ouaip.. ben je me fais chier, dis...j'dors pas, je gueule tout le temps et je pleure aussi, charmant...

 

Non, bon allez, j'arrête, ok...

 

Mais sérieux, même quend je regarde les gens autour de moi, ils sont sans joies, pour certains. T'as les surconsommateurs qui eux, vont bien, car visiblement, ils ont encore moult sous à claquer dans les soldes, malgré les fêtes passées... ça permet de pas penser, on dépense, on claque, on flambe la CB et ça réchauffe le coeur, ca remplit le vide.

Et pis, ben ouai, t'as ceux qui ont le compte creux et qui bouffent des pâtes après avoir passé décembre à se gaver de foies gras, et qui eux, oh ouai, ont aussi le regard creux... On se souhaite les bons voeux, on danse un pied sur l'autre, on s'étonne du temps "tiens! pas encore de neige" et puis voilà...

 

Non, franchement, j'l'aime pas ce mois de janvier...

 

Mademoiselle Aude

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MAYDE (le 18/01/2007 à 23h15)

Moral dans les chaussettes... grave ouai, non, ca va pas. Soit un trop plein d'émotions today, soit ce putain d'arrêt de nicotine qui me grillle les neurones du bonheur, je crois.

 

Pourtant tout allait bien, je te jure, des appels de potes pas vu depuis moult, et puis apéro à la cool grignotant une bonne partie de la soirée, nan, j't'assura, y avais pas... de raison.

 

Et puis bon, en fait, une fois chez moi, je crois qu'il y a eu retournage de cervelle version bad trip... ouaip. J'étais tranquillement en train de touiller les pâtes pour pas qu'elles collent (délicate opération, j'essaye de me la jouer Depardieu/Barilla, mais ça marche pô) quand soudain, l'oeil vague, une ENORME envie m'a saisit. Genre, qui monte dans le bide, dans le thorax, la gorge, la tête, et la cervelle... pire qu'un orgasme, tu vois puisqu'ensuite pendant une heure (UNE HEURE) j'ai:

-pleurer

-râler

-fais la gueule

-bougonner

-enfermé dans les chiottes

-chouiné sur mon lit

-refuser de manger

-ri jaune

 

Bref, fais ma chiante....Bon, il parait que c'est normal, en tout cas,; mon mec reste impassible (je lui décerne la palme) et ma colloc rigole en me faisant des bisous, donc....

 

N'empêche que, ils se foutent de notre gueule. Tu sais, il parait qu'ILS ont inventé un produit miracle pour arrêter de cloper, le Champix (wouahhhhhhhhh on dirait un hallucinogène), moi je me suis dit "chouette, à la place de ma blonde clope, je vais me retourner la tronche, aux frais de la sécu"

 

Tu parles...

250 euros, le traitement, non remboursé.

En gros, t'as du fric,à toi l'accès à la facilité, pour les autres, y a la volonté...

 

Foutaises...

 

Bon, je vais aller sniffer de la verveine... ca va me détendre...

 

Mademoiselle Aude

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A nous! (le 18/01/2007 à 18h18)
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Bon anniversaire, toi! (le 18/01/2007 à 18h15)

On compte combien d'année à notre effectif maintenant, honey? 14 ans... ouch, déjà, on se fait vieux. C'est vrai, on s'est connu à l'âge des "premier de la classe" où l'on se volait la vedette chacun son tour au fil des mois. On a connu les week ends-repos à construire des cabanes dans les arbres, et les virées piscines, chaperonnées par les parents.

 

Est venu le temps des grandes études, où l'on ne faisait pas les fiers, cartables sur le dos à être les petiots du collège. On se tenait serrés, en ligne, un peu anxieux, un peu angoissés à l'idée de commencer cette nouvelle vie... mais toujours ensemble.

 

On s'est fait des potes, chacun de notre côté. T'es devenu un gros dur avec ta bande de mecs pas plus couillus que ma frangine, et moi, une p'tite gonzesse avec ma bande de meufs. Mais pas de comptes à se rendre, on est restés fidèles à notre amitié. Nous deux, on était les inséparables, improbables que ça puisse continuer.

 

Ouai, bon, j't'avoue que quand les premiers amours commencaient à pointer leurs nezs, c'est sur toi, que du haut de mes 14 ans, je craquais... oui, oui, la bonne copine, celleà  qui on donne des coups de coudes en disant, "tu m'présentes ta pote, là, elle est grave bonne", ma main dans la gueule, j't'aurais foutu.

 

Faut dire qu'après, quand moi j'ai connu mes "premiers baisers", je sais pas pourquoi t'avais toujours quelque chose à redire sur mes masculins choix! Je crois qua dans le fond, toi aussi tu préférais me voir asexuée et que l'idée qu'on me vole à toi, t'étais insupportable.

 

Y a eu London, y a eu les States, y a eu l'Espagne et puis le plateau de M.! Y a eu du pays, des cap's, des la téquila pure et nos premières vodkas. Y a eu les barbecues, les bains de minuit, les premiers permis et les road trip en voiture. Y a eu des photos à la n'imp. Y a eu ta période skatteur et mon initiation-ramassage de gueule et mon goût pour le roller. Notre période techno, notre période rap US, notre période reggae, nos premiers jock, nos premières gueules de bois.

 

Y a eu aussi nos nuits blanches à  refaire le monde, à dormir à la belle étoile... cette longue période d'insouciance lycéenne.

 

Y a eu le BAC, et après?

 

Y a eu tes premiers regards en biais, tes premiers sourires en coins, tes premieres mains qui s'attardent sur moi... et ma blondeur commençait à faire surface puisque je n'y voyais rien!

Et puis y a eu nous, ce qu'y a surpris un peu tout le monde après tant d'années, on était finalement plus frangins qu'amants, d'ailleurs, c'était un peu folklo tout ça!

 

T'es parti faire ton chemin trop loin, j'ai tracé ma route de mon côté... Il n'y avais plus que la sonnerie du téléphone pour nos souvenirs.

 

T'as eu elle,

J'ai eu lui,

T'as perdu elle,

J'ai perdu lui,

Et t'as fait ton come back auprès de moi, et les belles années sont revenues...

 

Et je t'ai envoyé là-bas (j'en suis encore désolée!! hi, hi, hi), c'est bon de te savoir aujourd'hui revenu à la maison...

 

Même si tout ça est un gros bordel et beaucoup d'années écoulées, on le sait maintenant, qu'il y en aura encore et encore, et encore, et encore....!

 

A la vie, à la mort, bigboss!

Et bon anniversaire.

 

Mademoiselle Aude

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Today j'ai la vague à l'âme (le 16/01/2007 à 17h50)

Aujourd'hui, je le sais, t'as bien mis un bémol à ta vie,

Je cherche les notes de musique,

La symphonie ne sonne plus pareil,

Même si elle reste égale à elle,

Elle se pend au temps élastique,

Et se perd dans un souffle infini.

 

Je suis seule mais je vis,

Je ne suffoque plus, mais je suis

Une âme en détresse, qui s'enfuit.

Les larmes que mes yeux ont versé

Reviennent encore dans des lieux étouffés,

Mon amour, tu le sais...

 

Aujourd'hui, j'aurais réalisé des choses plus simples,

Avant que tu ne t'en ailles dans le grand hiver.

Pas par craintes, non, je me serais sentie plus humble.

Je suis devenue le spectre éphémère

Qui se meurt de ces intants perdus

Qui chatie ton existence, trop tôt, déchue.

 

Je suis seule sans tes mains

Même mes yeux, sont plus cristallins.

Tu as ouvert mon regard sur la liberté

A moi de trouver ma propre identité.

C'es tellement froid, les regrets,

Ma colombe, tu le sais...

 

Aujourd'hui, j'ai accepté ma défaite

De ne pas avoir pu vendre mon âme à cette Bête.

Moi qui ne supportais plus les étoiles,

Elles me confortent, maintenant qu'est tombé le voile,

Elles sont mon océan, mon éxutoire, ma source

Et c'est avec elles que je continue ma course.

 

Je suis seule sans ta voix,

Si encore, retentissaient tes pas.

Une chanson, un lieu, une place

Et c'est Toi, qui refais surface.

Ma moitié, qui erre dans l'éternité,

Mon alter ego, tu le sais...

 

Aujourd'hui doit rimer avec demain,

Je culpabilise, la honte à m'en damner.

Rien que de l'écrire, le dire, ou le penser.

Mais l'esquisse de ma vie doit devenir dessin,

Le cocoon devient papillon, et s'envole,

Loin de toi, blanc oiseau qui a quitté le sol.

 

Je seule mais avec foi,

J'ai tatoué notre symbole

Sur ma peau, notre paix, notre loi,

Notre sérénité, notre choix,

Tu es gravé en moi, à jamais,

Mon frère, tu le sais...

 

Mademoiselle Aude

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Motivations (le 16/01/2007 à 12h09)

J'en suis à mon énième jour d'arrêt de ma chère amie, la clope (... no comment), mon coach, ce matin mon "coach" virtuel (hi, hi, hi) m'a envoyé un mail pas possible. Il l'a nommé "motivations".

 

Bon...

 

Dans ce mail, j'avais la liste de TOUTES les difficultés auxquelles j'allais devoir faire face (et faut s'armer, visiblement) durant les quelques mois à venir, je te donnes un aperçu:

 

JE RISQUE:

 

- avoir envie de fumer (perspicace!)

-avoir du mal à dormir (ben tu m'étonnes, à ce rythme là, c'est plus des cernes que je vais avoir mais des sacoches)

-être irritable (non... mon mec se demande juste, si Hulk n'est pas mon "moi" caché)

-être déprimée (ah? connais pas encore... quel bonheur, un nouveau sentiment en moi va pointer son nez! vite, vite, prendre un rendez vous avec un psy pour creuser le trou de la sécu)

-avoir du mal à me concentrer (hin, hin, hin, j'ai balancé du fric à la poubelle en croyant que c'était des papiers... je digère pas et la folie me guette)

-tousser et avoir mal à la gorge (on m'appellera le camionneur, pas grave)

-être constipée (hum)

-prendre du poids (oui, ben ta gueule, c'est fait.)

-avoir du mal à changer mes habitudes (sauvée, j'en ai pas)

-consommer de l'alcool (donc devenir alcoolique? Il me faudra un nouveau coach...)

-consommer du cannabis (?! ha, ha, ha)

 

Donc, pour résumer... si je continue dans ma lutte contre ma blonde amie,  je risque devenir une insoniaque, avec un caractère de merde et flippée, légèrement névrosée, avec un début d'alzeimer, qui crache ses poumons tout en ayant du mal à chier, avec 15 kg en plus, alcoolique et droguée...

 

Dis, doudou, est ce que tu m'aimeras encore?

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Allez, on se laisse porter (le 15/01/2007 à 18h02)
Monte le son, ferme les yeux...
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A l'ombre de ton visage (le 15/01/2007 à 17h58)

Je te regarde, je te vois, je t'observe... je suis toi, je te hais et t'aime tellement. Ces pensées étranges, de celles que l'on suit, de nos rêves en chamade... je ne suis qu'une fille de brume dansant sur une douce sérénade.

 

Je te parle, tu me souris et me manque déjà. Je dessine une esquisse tremblante, d'un geste presque machinale qui me rendrais touchante, si, loin de mon rire décalé, on ne me croyait pas bancale, ni emprise à un passé funeste.

 

Aux longs soirs de pénombre, un regard fuyant, fondant à l'ombre de ton visage, je t'imagine, te découvre. Je voudrais te donner chaud, dans ces instant maudits où rien ne te réchauffe, où ton coeur serré se refroidit dans sa propre cage. Je voudrais mettre une étoffe de velours à tes épaules déjà lasses.

 

Je suis la belle silencieuse qui se nourrit de tes soupirs, quand les songes se taisent et ne laissent qu'un tas de décombres, balayés, chassés, plus que quelques restes. Qu'importe si l'hivers noye dans sa robe blanche les "toujours", déjà mon âme balance dans sa dance lancinante.

 

Si le vent emporte loin de nous, les frêles instants, il abandonne même les bons moments.

 

Je me cache derrière cette ombre, là, sans bouger, laisse moi me souvenirs de ces brides de vies volées. Je les ai enfermées dans cette cachette sur laquelle quelques soirs endormis, j'alais jeter un peu de pieuses prières.

 

Ce soir... je me couvrirai, de ce lourd drap inutile, j'enfermerai mon petit coeur sacré dans mes douces envolées, et j'écouterai fuir le temps. 

 

Je suis une fille de brume appartenant à un de ces contes étranges que l'on raconteà la lumière d'une bougie. Une fille de plume hantée de murmures d'espérances, dans ce corps étriqué.

 

Un ange reste un ange et je te sème, je t'aime, je te vois, cette nuit, demain et plante quelques gouttes de moi-même. Voles-moi les mots, rentre dans ma peau, s'il le faut, enivre ma tête... échappes-moi.

 

Je voudrais de ces instants sans bruits où la chaleur envahit l'esprit, ces instants que l'on voudrais éternels, et qui ne le sont pas, parce que là sont les couleurs des battements de ton coeur. Rien de plus que cette saveur amère, ne serait-ce qu'une heure, juste un regard, laissé là, au hasard... juste un accord de guitare, une mélodie d'une nuit, au creux de nos vies.

 

Mademoiselle Aude

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Avant de m'endormir... (le 15/01/2007 à 02h27)
.. t'écoutes avec moi?
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Pas trop refléchir... juste du plaisir (le 15/01/2007 à 01h25)

Pourquoi faut-il que les 3/4 de ma vie se résument en une masturbation quasi constante de mon esprit? Heureusement, déjà, ça rend ni sourd ni aveugle, parce qu'à cette heure çi, je serais drôlement handicapée...

 

Non, sérieusement, c'est un problème féminin ou quoi? C'est héréditaire, dit-moi? Je ne sais pas, en discutant avec d'autres gonzesses, je me rend compte qu'on a chacune nos troubles, nos questions, nos syndromes, hein, qui se traduisent de manières diverses et variées, mais là, moi je dis...

 

STOP...

 

...ça me fatigue, ces interrogations permanentes sur le pourquoi du comment, sur les réflexions des gens, sur les regards, les attitudes, les reproches, les "fais comme çi, et pas comme ça"... finalement, je me remplis des nevroses des autres...

 

... si, si. On dis toujours que j'déconne et que "je ne suis pas objective sur nombres de situation parce que je suis un peu bancal dans ma tête"... mais vos gueules! Nan, grave! Objective, j'm'en tape, ce que je voulais moi, c'est du clair, du ok, du "j'veux bien faire des efforts pour mettre un peu d'ordre dans ma vie en désordre"... mais c'est donnant-donnant, moi, je troc, je change pas pour rien, dans ma vie, j'suis très bien.

 

Et ben, maintenant, là, j'viens d'y penser (dans mon bain, c'est bien le bain, pour faire le point)... j'arrête de me malaxer le mou, j'arrête de décortiquer les situations, j'arrête de m'prendre la tête... Faites ce que vous voulez, les gens, si y a une couille, faut m'le dire, sinon, je cherche plus derrière les non-dits, le sens caché... faites, faites, faites...

 

Parce que ouai, au final, je suis jamais lucide sur rien, d'ailleurs, je comprend jamais rien comme il faut. Et puis les reproches... allez, ça aussi on le met au trou parce qu'il faut balayer devant sa porte avant d'emmerder les autres.

 

... putain, t'as vu, TOI, comme on a fait les cons ce week end? Franchement, c'était excellent un peu de j'm'en foutisme. Je dis merci à nous parce que j'avais vraiment besoin d'un peu de légèreté. Au moins, tu m'as redonné des ailes, et puis tu sais quoi? quand tu m'as dis qu'j'étais belle, et ben j'y ai cru, pour de vrai... parce que y avais pas de paillettes, pas de poudre ni de merde dans les yeux.

 

Et puis déconne pas, la tête en vrac, c'était bisounours land pour moi, de me balader à tes côtés en refaisant le monde, en redessinant les couleurs des rues, parler trop fort, rire trop fort, chasser les contours de ce qui nous plait pas... une heure ou deux, voire plus. J'aime moi, jongler avec mes envies...

 

Et puis ce changement de décors... moi ça m'excite de tout foutre en l'air et partir se retourner la cervelle ailleurs... loin des habitudes. Tu sais quand, la tête à l'envers, le son dans les oreilles, tu reconnais rien autour de toi... les lumières, les visages... et pis elle étaient bonnes, ces vodkas... traitres... mais bonne! Oui, bon, j'ai un peu abusé... mais, je crois que l'excès est quand même bien ancré, là, au fond de moi... on s'en fout on a rien vu et puis, j'ai dans le fond des yeux toutes ces images d'une journée-parenthèse, d'une nuit-abusée... de ce qui me ressemble vraiment.

 

I want  madness, good, pleasure, reasoned and blows of head... I want all that

 

Mademoiselle Aude

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Fallait pas (le 12/01/2007 à 08h55)

Y quand même de grands moments de solitudes dans une vie, hein?

 

Je dis ça parce que encore hier, j'ai fais The boulette qui pourri un instant normalement agréable. Bon, faut dire que les gens sont cons, aussi, de me confier des missions aussi importantes, moi, le Pierre Richard au féminin

 

Hier, elle m'ont dit "coupe la galette!" en me tendant un couteau... j'ai grincé des dents. J'ai refusé, mais non, elles ont insisté. J'aurais préféré passer sous la table (si, si), devant leurs yeux brillants d'envie... je sentais leur excitation monter et moi, qui allais leur faire dégringoler comme un flan...

 

Ca a pas loupé.

 

A peine le couteau enfoncé... "mer..., sur la fêve"

 

J'ai vu, leurs regard dégouté...

 

Ben oui, mais quoi? Ils le savent les gens que c'est moi, l'habituée du renversage de tartine côté confiture, des trop dits, des tâches là où il faut pas, des bleus à force de me cogner, des loupages de marche, et des glissages sur verglas (des coinçages de talon dans des grilles aussi...)

 

Fallait pas m'confier la galette...

 

Mademoiselle Aude qui postera un post plus postitiquement correct tout à l'heure après gros dodo sous couette bien chaude, chat calé contre genoux et ronrons des deux

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Il me faut un substitut à la clope... genre... ça (le 11/01/2007 à 09h41)
ohhhh ouai....
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Lucky, lucky, lucky girl (le 11/01/2007 à 09h32)

Il parait que je suis une lucky girl depuis que j'ai arrêté de tirer sur des lucky strike, j'te jure...

 

Nan, sérieux, j'en vois ma vie chamboulée, c'est presque un mirage ces sensations...

 

Y a des tas de gens autour de moi, aux attitudes diverses et variées...

 

T'as les fumeurs: "wouahou, quelle volonté (long tirage sur la clope) moi j'y arriverais pas..." (hum...argggggggggggggggggggg!!)

T'as les non fumeurs: "oh, je suis si fier, allez viens maintenant, tu peux venir dans les zones non fumeurs sans me péter un sketch" (mais c'est chiannnnnnnnnt les zones non fumeurs... y a que des mémés et des gens aigris... qui boivent du thé le cul serré, moi je dis que ce sont des non fumeurs inassouvis)

T'as les potes: "alors, hein dit, ça fais quoi?" (un orgasme chaque minute...)

T'as les pas potes: "pfff, t'façon, tu tiendras pas, t'as jamais su être raisonnée" (t'es pas mon pote pour rien, toi)

T'as les ingénieux: "pense au fric que tu vas économiser... à chaque fin de moi, hop, un vrai plaisir" (une clope?)

T'as les médicos: "au moins tu mourras pas à 50 ans" (super excitant, j'irais jusqu'à mes 80 ans... je connaitrai les joies du déambulateur et du dentier... quelle motiv'!)

 

Nan... sérieux, c'est cool attitude de pas cloper... j'y pense jamais en plus, patch collerà  la fesse (qui gratte) je suis super heureuse...

je bois que du thé pour pallier l'envie de la clope pote du café... j'arrête pas de pisser,

j'ai le moral grave à m'en ronger les ongles,

je dors tellement bien que j'en fais des bonds dans le lits et des heures d'insomnies,

je suis pas du tout irritable, j'ai failli plaquer 10 fois mon mec,

je mate tous les bureaux de tabac comme si le Taj Mahal pointait à chaque coin de rue... c'est beau,

j'ai troqué mon ventre plat contre une charmante petite bouée, j'ai tout le temps la dalle, pis pas la dalle de trucs sain, non, j'ai la dalle de mac do et bonbecs, ouai c'est la fête,

mon teint est plus frais (c'est quoi ces trucs qui pointent sur ma tronche?).

 

Ouai, et pis, j'ai mon pote, le coach... si, si, quansd t'arrête de cloper, t'as le droit d'aller sur un site qui t'offre un coach gratos. Tu choisis son nom, ses fringues, et... tous les matins t'as droit à un e-mail d'encouragement, genre " continues ta lutte contre le tabac... tu sens déjà qu't'as meilleur haleine?"

 

Hummmm, c'est trop bien d'arrêter la clope...

 

Putainnnnnnnnnnnnnn...............

 

Mademoiselle Aude

 

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Fais moi mal (le 10/01/2007 à 14h58)
la douleur, ça rend vivant
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His lips caress your skin (le 10/01/2007 à 14h57)

Legèreté de ce mois de janvier où il n'y a plus rien a cacher. Les nons-dits ont été dits, les peurs se sont misent en face, et les regards enfin sont restés fixes.

 

Comme un ras-le bol, comme une envie soudaine de se mettre à nu.

 

Comme un appel à l'aide, "ça non, je ne le veux plus", "voilà où j'en suis"

 

Help me.

 

Rien n'est facile quand soudainement, il faut sortit de ce jeu de rôle si plaisant, si maléable, si mobile, si loin des responsabilités.

 

Mois de janvier sous la peau de vérité.

 

Peu plus me regarder dans la glace sans savoir demain.

Peu plus ne pas dormir le soir parce que trop d'angoisse.

Envie de tuer la pieuvre,

tuer les démons,

tuer les fantômes.

 

Certains restent, parce qu'il y a l'indiscible. Ces secrets qui resteront éternellement les blessures du passé. Indiscible parce que trop de mocheté, et que, seul moi pourrais les calmer, les anéantir. A jamais... mais parce qu'une balle dans sa gueule m'anéantirais aussi... alors rien, se taire, juste ça.

 

Le reste... enfin marcher droit, un minimum la tête haute et la fierté d'être soi... se regarder dans un miroir sans détour de regards. Aussi parce que sans toi, il y a comme un goût amer de je n'sais quoi

 

"Me laisse pas plantée là, seule avec ces idées là", si c'est un peu ça.

 

Mise à nu, ça donne un peu froid. Ca rend un peu petite, ça rend un peu fragile. Ca donne de l'importance aux autres, un droit de cuissage, un peu de pouvoir.

 

Veux pas être dominée, veux pas être la soumise... et pourtant, y a tellement de conneries et d'erreurs derrière, que, pour devenir propre et lisse, il faut, parait-il, s'en remettre un peu aux autres. Jusqu'où? Jusqu'à quel point? Devenir pâte à modeler des envies des autres... non...

 

Violence en moi, pourquoi? Pourquoi tout ça, cette incapacité d'avancer seule depuis... depuis cette merde immonde qu'ils ont fait de moi? Incapable petit pantin que je suis.

 

J'emmerde mes sourires

J'emmerde mes rires

J'emmerde les pas contents

J'emmerde cette pute de vie, depuis...

 

Violence en moi...

 

Mois de janvier, je le remet entre vos mains... j'ai dis "help me" pas "fuck me" alors... j'attend de voir, voir ce que ça donne, si ouai, on avance ensemble, on y croit, si y a du courage qui nait en moi, sinon... fallait pas me tendre la main.

 

Fallait une bonne fois pour toute me claquer la porte au nez.

J'aurais pas chialé.

J'aurais serrer les poings, et m'en serais retournée...

 

Mademoiselle Aude

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Memories (le 05/01/2007 à 08h02)

Je viens de l'entendre, en rentrant du taf... ça rappelle des souvenirs...

 

 

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Faut bien en rire (le 04/01/2007 à 14h15)
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Courage.... (le 04/01/2007 à 14h07)

Ben oui, là, je relève un challenge digne des plus grands professionnels, un défi haute mesure, du sport extrême. Il y aura de la sueur, du sang, des cris, des larmes, des bagarres, des crocs, des morsures, du sexe aussi (ben oui, ça calme les nerfs)...

 

... j'arrête la clope...

 

Voui, je lâche mon mégot de lucky... voilà 4 jours d'arrêt (le 01/01/07 à 00h00). Quelle idée, les poteaux, j'en chie des cachuètes... ah ouai, je faisais ma grange gueule (comme d'hab) en disant "whah, les mecs, moi en 2007, je dis non à la cigarette".

 

Y en a une paire qui se sont foutu de ma trogne "de toute façon, Aude, t'es née avec une clope dans la bouche". Ben voilà... z'avez p't'être eu raison, en disant que jamais j'y arriverais, mais fuck you man, pour le moment, je tiens bon.

 

Hey, moi l'addictive woman, j'ai même réduit mes 2L de diet coke quotidien, et le caf' aussi. Je suis passée à la flotte et au thé (faut désintox, faut purifier).

 

Mais qu'est ce que je m'emmerde!!!! Je suis passée du mode bar/enfumé/blindé/bruyant, au salon de thé/mémère/prout prout/calme... non, là, faut au moins que j'arrête ça, sinon la dépression me guette.

 

Physiquement? Ca vaaaaaaaaaa, je bouffe pas tellement j'ai les foies de prendre 15 kg, par contre, pour macher, je mache (merci hollywood sans sucre), ou je suce (des sucettes, hein)... mais putain, v'la les crampe partout tellement je suis tendue, pire qu'un string, je vois mes veines qui pulse à travers peau!

 

Moralement? Ca vaaaaaaaaaaa... paaaaaaaaaaaas!! C'est le bordel dans ma tête (ouai, ça arrange rien) je passe de:

-Aude, la gueule shootée par son patch qui vient de lui envoyer une méga dose de ouf

-Aude, le roquet tellement elle est énervée

-Aude, le taz, tellement elle speed on dirait une tornade

-Aude, caliméro, y a plus rien qui va

-Aude, au pays des rêves, je dors, je suis fatiguée...

 

Ouaip, merci l'entourage de me supporter... et ça fait que 4 jours...

 

A suivre....

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Pour sourire quand même! (le 03/01/2007 à 17h09)
Hier, on m'a envoyé un quizz, en fonction de mes réponses, j'ai enfin pu savoir quel super héros j'étais.. résultats plutôt convainquants, moi ça m'va! Your results:
You are The Flash
The Flash
100%
Wonder Woman
90%
Green Lantern
90%
Superman
85%
Iron Man
85%
Supergirl
75%
Robin
75%
Batman
60%
Catwoman
60%
Spider-Man
55%
Hulk
55%
Fast, athletic and flirtatious.
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Chuuuut (le 03/01/2007 à 16h57)
te dire que les méchants, c'est pas nous
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Loin de toi... (le 03/01/2007 à 16h31)

Hier, on a plié tes bagages, tu es reparti dans tes terres, loin de moi.

 

Après un an, tu faisais tellement parti de mon quotidien, que c'est déroutant, là, maintenant. Je me sens un peu vide, beaucoup seule, et ... inutile. Je sais, je ne suis pas ta mère, et je n'avais pas à  la remplacer, mais quand même.

 

T'as rempli ma vie, de bordel, de craintes, de peurs, certes, pour toi, mais aussi de rires, d'instants uniques, de vrai... tu m'a ouvert les yeux à travers les tiens, sur l'essentiel, le vraiment beau et le superficiel. Je sais pas si je suis plus forte, comme tu dis, en tout cas, pour faire des choix, oui. Certains me reproche déjà d'avoir changé...m ais comment peut-on rester égal à soi-même quand on voit cette mort de près, quand au fond des regards, y a plus d'espoir, quand on te prend la tête sur des conneries égoïstes... ouai égoïstes... tu me l'avais dis "rêve pas petite, t'es entourée de profond nombrilistes...". Je le sais, au terme d'une année. Et je n'en veux à personne... juste triste pour eux parce que les rapports humains deviennent vagues, et qu'à force de ne jamais se poser de questions, ces gens là deviennent seuls.

 

J'accepte ton départ non pas avec sérénité, puisque là bas, je me dis qui veillera sur to? Et puis si tu flanche pour de bon, ce ne sera pas moi qui te serra la main, mais bon. Je passe le relais et sais que c'est ce que tu voulais. Te protéger, me protéger, pour pas trop morfler, mais c'est la moitié de mon coeur que tu emmène avec toi, et déjà, je suffoque. Tu me dis de de m'envoler, de penser à moi. Sais pas faire ça, je te jure, je cherche des bouffées d'oxygènes, mais c'est quand même la tienne qui m'a porté pendant une année.

 

Petit ange, tes éclats de rires, nos virées carambolesques en ville, ces regards sur toi, ta différence, ton insouciance, tes maux, tes mots, tes pleurs, tes larmes, ce desespoir, cette flamme d'espoir, tes chutes, tes rechutes, nos bras qui se serrent, ta main dans la mienne, se relever, avancer, réussir, échouer, douter, s'enfermer, tout envoyer valser, t'aimer, t'écouter, comprendre, ne pas juger, fumer, manger, vivre, s'en moquer, leurs doutes, nos fuites, rêver, l'impossible, les crampes dans le ventres, nos siestes, tes caresses sur mon visage, la fierté, ton sourire, nos engueulades, tes malaises, tes envies, tes appels, tes messages, tes e-mails, ta webcam, ta chaleur, ta froideur, la dégringolade, le deuil, le non deuil, ta volonté,tes jeux, nos blagues, tes clins d'oeil, tes chansons, cette chambre, ta chambre, ce numéro, tes transferts, tes absences, tes retours, mes insomnies, mes angoisses, ton regard, tes projets, rien d'autre autour, la neige, la pluie, les fleurs, le soleil, les feuilles mortes, le froid, les saisons, un an, la victoire, ton départ...

 

Vois... une année, tout ça, les journées qui défilent, ta vie, la mienne, la notre...

 

Hier, je t'ai regardé t'en aller...je suis remontée ranger ce qu'il restait... des morceaux de ta vie, quelques papiers, quelques dessins, quelques lettres échouées...

 

Echouées...

 

Mademoiselle Aude

 

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En souvenir de ce nouvel an, de ma connerie, et celles des potes!! (le 02/01/2007 à 16h49)
Je fais si bien le chameau...
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Ma liste de bonnes résolutions (le 02/01/2007 à 16h43)

Ca y est, les gens, la mort dans l'âme, je suis rentrée de Dublin. Bonjour le retour à la rélité française, fin 2006, Hello 2007...

 

Happy new year, les amis, z'avez pensé aux bonnes résolutions? Ben ouaip, fini les orgies de bouffes, cadeaux, festivités en tout genre...

 

Les comptes sont au flop, le morale peut-être pas au top pour certains, hey.. c'est le moment d'y penser...

 

2007... chez Mademoiselle Aude...

 

- arrêter la clope... ma bonne vieille copine de toujours, je te quitte, je te laisse, je t'ai écrasé sur les pavés irlandais pour toujours... bonjour monsieur le patch avec qui je me suis pacsée et qui me gratte, m'agace et me shoote (ouai j'ai pris la méga overdose).

- plus de découvert, plus de souci de tunes, raouf, se refaire une santé financière...

- et oui... changer de job... aïe, pas facile de quitter mes doudous mais je crois que ça va être l'année des changements...

-arrêter la clope... ahn, j'lai déjà dis...

- rester moi, moi, moi et moi... aller, et si je m'aimais un peu plus?

- rester auprès de toi, toi et toi... aller, et si on s'aimait un peu plus?

- continuer de dire merde à ceux qui m'emmerdent même si ça vous gène

- arrêter la clope... argggg ça me poursuit...

- plus se prendre la tête, plus me prendre la tête... please no stress for this year

- être un peu plus tolérante... et..

- ...être un peu moins tolérante...

- soigner ma kinder attitude ou en tout cas ne pas empirer...

- te dire je t'aime, à toi

- aller se faire foutre

- arrêter la clope toujoursz et encore

- booster l'humeur

- booster les ardeur

- avoir un peu envie de se prendre dans les bras

- coolattitude

- fermer ma grande gueule

- et la tienne

- rire à gorge déployée toujours et encore même si ça plait pas

- être folle

- de moi

- de toi

- de vous

- pleurer les poings serrés

- faire ce qui me plait

- faire attention à toi

- boire, les bars, la fête, le son, les néons, les corps, la sueur, les regards, le noir, l'apesanteur, la peur, bouger, tomber, t'embrasser, n'importe quoi, gueule de bois, aspirine, guronzan...

- thé, silence, écrire, rêver, discuter, refaire le monde, de l'encens, un bain, ma musique à moi, découvrir, quelques photos, quelques mots...

-arrêter la clope... quoi

- dire du mal des gens, dire du bien de vous

- plus d'oeil morne, ni de machoire de chacal, arreter de mordre

- lécher les joues, alors,

- ne plus trop penser

- mais me frotter encore quand même à mes songes

- aller sur la lune et me confiner dans les nuages...

- arrêter la clope et arrêter d'en parler...

 

Et puis aussi... 2007, être un peu mieux dans mes baskets...

 

Mademoiselle Aude

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It's good to be back home (le 28/12/2006 à 20h53)
The boxer...
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HAPPY NEW YEAR (le 28/12/2006 à 20h48)

ET POUR MOI, ON THE WAY FOR IRLANDE... retour lundi prochain avec des abdos-guinness et un moral remonté à bloc...

Faudra que je liste mes bonnes résolutions!!!

 

EN ROUTE VERS 2007!!!!

 

Mademoiselle Aude

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And I smoke (le 27/12/2006 à 18h47)

Cherche pas, aujourd'hui, y a pas de joie.

 

Réveil embué, sais pas pourquoi...

 

... impression de coton, coton blanc, rugeux, pas moelleux, pas rassurant. Un thé, citron, trop chaud, brûle à l'intérieur, envie de pleurer, sais pas pourquoi...

 

... regard dans la glace, mascara sous les yeux, yeux de panda, yeux vides, tristes, oeil morne... une sourire à moi, sourire crispé, sourire faux, sais pas pourquoi...

 

... une cigarette. Clope de réconfort, doudou du matin. Non, âcre, rapeuse, dégueulasse, la pauv'fille et sa blonde, toute seule. Ventre qui se crispe, petit ventre qui crie, pieuvre dedans qui serre tout, la salope, pieuvre veut pas partir, tentacules immenses qui broye le moir, sais pas pourquoi...

 

... un soupir, se bouger, ne pas se laisser aller, un coup de téléphone, joyeux anniversaire à toi, on se voit? quand? maintenant, pas rester là, envie de monde de bruit, que tu me prennes dans tes bras, s'il te plait me laisse pas plantée là, sais pas pourquoi...

 

... ravalement de facade, faire bonne mine, chasser nuage gris, ça ira, et même si ça va pas. De la poudre, des paillettes, c'est la fête, khôl noir, pour faire plus beau, du rose, pour l'humeur, pas terrible, me trouve moche, pas de rires, sale caboche, cheveux hirsute, pas envie de les laver, sortir vite, courrir vers toi, fuir je ne sais quoi, sais pas pourquoi...

 

... un peu de musique, avant de partir, un peu de parfums, s'envelopper dans le satin, se rassurer, un dernier regard dans le miroir, la dame en noir, pas encore ça, chasser le temps, vivre le présent, refouler un sanglot, bordel, sais pas pourquoi...

 

... le froid qui réveil, des miettes sur le trottoir. Des gens qui serre leur col, qui claque des dents. Os glacé, coeur froid. Se mettre au chaud, cette banquette, on me dévisage, je baisse le nez, un stylo, un papier, griffonner, pas beau, pas joli, un brouillon de ressenti...

 

... ton visage, ton odeur, ta chaleur, un café, puis deux, puis trois, ça va déjà mieux... des paroles douce, oui, un soupir, un sourire, envie de me confier, arrive pas, je peux pas, sais pas pourquoi...

 

... un sujet houleux, tu reviens dessus, tu me cherches, tu me provoques, tu me fais mal. Pas le moment, tu me tortures, j'ai la haine, je te déteste toi, que j'aime, paroles qui fusent, pas réfléchies, je t'envoie valser, j'envoie tout promener... je pars, je te quitte, je vais nulle part, je ne sais pas pourquoi...

 

... dans course folle, je regrette. Là, isolée dans le froid, je me perd. Je t'appelle, tu ne réponds pas, tu me laisses dans ma merde, c'est pas ta faute, ni la mienne, c'est la faute à tout ça. Les larmes sur mes joues gèlent mais continuer d'avancer, sans savoir où aller. S'arrêter, regarder, observer... sans savoir pourquoi...

 

... prendre un train, tient, pourquoi pas, laisser sur le quai ses pensées...ailleurs, c'est pas mieux, je sais... mais laisser son coeur dans cette gare, le rechercher un jour, en secret...sais pas pourquoi...

 

... chez toi, t'es pas là. Je me met dans un petit coin et laisse les heures défiler. Pas parler, pas bouger, entendre le rythme dans la tête du boum boum... fermer les paupières, ira, ira pas, j'oublie le chemin, j'oublie les miens... sais pas pourquoi...

 

... chez moi, il n'y a rien. Le silence qui adoucit, le chat qui se frotte, même lui se tait. Ambiance opaline, un peu de musique, la mienne. Cafardeuse, emplie de souvenirs... quelques clopes, quelques filtres jaunes, les larmes qui reviennent, envie de se vider...sais pas pourquoi...

 

Cherche pas, aujourd'hui y a pas de joie.

 

Mademoiselle Aude

 

 

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... (le 26/12/2006 à 00h51)
et si tu fermais les yeux...
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En route vers la nouvelle année (le 26/12/2006 à 00h40)

Voilà, passées les fêtes de noël, entre boulot et repas de famille, le bide plein à craquer d'escargots, foie gras, bûches, on se sent aussi farci que la pintade qui nous faisait de l'oeil sur la table, hier soir (je parle du volatile, pas de ce membre de ta famille, on est ok)

 

Je sais pas toi, mais même si j'ai déboutonné ma ceinture, je me sens un peu vide là. Elle s'éteint tout doucement cette ambiance euphorisante, pire qu'une salle confinée remplie de fumeur de shit.

 

Il y a quelques jours, les gens, d'un pas pressé/stressé/anxieux/joyeux, s'en allaient faire leurs derniers achats le coeur léger sous les néons lumineux de la ville en émoi. Puis viennent ces deux jours huit-clos où dans les chaumières éclairées de perles de lumières on se retrouve, on s'embrasse, on se fend la gueule, on parle un peu de la famille, on s'offre des cadeaux sous le regard brillant des uns et des autres. On sourit, on ne sait pas trop, malgrè tout, on pense pas.

 

Moi, j'étais bien dans cette famille autre que la mienne.

 

Pas flippée.

 

J'ai même apprécié les décos rouge et or, le sapin et les lutins sur la bûche.

 

J'ai même plutôt voulu que ça dure, je me sentais une âme d'enfant.

 

Insousciante, voire même rayonnante, il parait.

 

Ce soir, chez moi, ce creux dans l'estomac est revenu. Ma chère maman, excuse moi, tu sais comme je t'aime de faire tout ça, de nous réunir comme au bon vieux temps, de tenter plus que tout de créer cette ambiance chaude et familière qui nous rassurait tant.

 

Sauf que ce soir, il n'y avait ni frangins-frangines pour se tenir chaud, tous avait déserté le plancher. Sauf que ce soir, il n'y avait pas le grand sapin et les bottes qu'on mettait autour. Sauf que c'est pas qu'on a vieilli, non...

 

C'est que dans nos corps, c'est un peu comme une amnésie. Pas envie, non. Plus envie d'être entre nous, plus envie parce qu'on ne sait plus se regarder dans les yeux, parce que chacun se fait peur. Plus envie parce qu'il manquera toujours ce qu'on n'a pas su reconstruire sans Lui.

 

Parce qu'on y pense, est comme est tous devenu des petits somnambules sur un fil bien trop fragile. Si on s'y met tous, sur ce fil, cassera-t'il?

 

C'est ce que l'on croit et, peut-être bien qu'on à tort. Toi, maman, tu le tent ce fil, tu t'y accroche et tu nous y invite, à le franchir, à le parcourir. On butte tous sur le départ, comme on butte dans nos vies.

 

Pourtant, toi seul sait et ose le dire, ce que l'on pense tout bas... on pourra pas se casser d'avantage la gueule...

 

Mademoiselle Aude

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Parce que quand même, je vous l' souhaite (le 23/12/2006 à 17h18)

ALORS CA Y EST... NOUS Y SOMMES PRESQUE

... ET COMME JE NE POURRAIS PAS VOUS LE SOUHAITER LE JOUR MEME... A TOUS:

JOYEUX NOEL!!

 

Et que ce soit vite passé!!!! de mon côté, je bosse le 24/25, alors... vivement nouvel an!

 

Bon, faut quand même que je vous raconte.. on a eu la charmant idée, mon homme et moi, de fêter noël ce soir en tête à tête (le concept reste quand même de se faire une bonne grosse bouffe arrosée mais avec des cadeaux!)

 

Donc, cadeaux étant fait (moi, bouclés depuis trois semaines, évitation de cohue et de stress réussie!), il fallait bien allez faire les courses... et là, ca fait mal. Parce que sachant que mon homme fuit les grands magasins comme la lèpre, et que c'est vrai que moi j'aime bien, je m'y suis collé... MAIS PLUS JAMAIS LE 23...

 

Je te jure, j'ai cru que le 3ème guerre mondiale éclatait demain.

 

Déjà, je me décide, il est 14h00. Je suis guillerette, tout va bien, il fait beau et je me dis que ce soir je vais enfin savoir ce qu'il y a dans le petit paquet carré emballé qui me fait de l'oeil depuis quelque temps.

 

Je sombre quand j'arrive sur le parking de Cora (pour pas faire de pub)... parking du bas complet, et du haut aussi... j'ai honte mais il restait des places handicapées libre... au moins une trentaine... ben, ouai, c'est pas bien mais ça faisait déjà 3/4 d'heure que je commencais à connaitre le parking par coeur. Je sors vite de la caisse en me cachant sous mon manteau.

 

Caddie... comme d'hab, c'est TOUJOURS au moment où t'as besoin d'une pièce d'un euro que t'en n'as pas. Tant pis, je bourre 20 cents dedans (ça marche mais la pièce reste bloquée en général, donc tu vrilles un caddie)

 

Dans le magasins, tes oreilles en prennent un coup. T'as un brouhaha genre mouche géante mélée aux gros niais qui font des promos en gueulant dans des micros... sur un fond de musique hip hop. Chouette.

 

Je suis bloquée dans les allées soit derrière le gros cul d'un dame, soit derrière un couple qui s'engueule sur le vin ou par un bambin au sol qui fait une crise de larmes. C'est pas gagné.

 

Et puis, je sais pas pourquoi, ça doit être un complot, mais quand je vais chez Cora, ils changent toutes les gondoles de place... en gros le jambon remplace le rayon shampooing, et le pinard est à la place du papier cul... donc tu passe une demi heure à chercher les trucs de ta liste.

 

Et pis, j'ai pas compris c'était quoi ce bordel. les gens était super excités. Par un moment, j'ai cru que j'allais me faire égorgée vive en prenant le dernier lobe de foie gras de canard (avec 50% de morceaux), par une dame à côté de moi qui m'a dévisagé en disant à son mari: "nooooooooon, c'est CELUI LA que je voulais...." je suis partie en catimini avant qu'elle se jette ur moi pour me l'arracher des mains.

 

La caisse... d'habitude, pour passer le temps, je regarde le contenu du caddie des gens en me demandant quelle soirée ils vont passer: tiens celui là, il a rencard avec une donzelle.. par contre lui, il est célibataire triste, avec ses rillettes et son pain...

Mais là, moins drôle. Une queue de 15km, et les gens ont tous la même chose dans leur chariotte... saumon, foie gras, bidoche et buche (avec les petits lutins que tout le monde lèchera vers minuit!!!). Bref, j'm'emmerde ferme.

 

1h00 après, c'est enfin mon tour... une caissière super désagréable envoie valser mes courses en trois minutes, encaissé c'est payé.

 

Je sors, en me cachant de nouveau sous mon manteau (rappelle toi, la place handicapé, j'ai honte mais honte!).

 

Mais c'est pas fini, faut SORTIR du parking et comme par hasard TOUT LE MONDE sort en même temps.

 

2h00 après, je range enfin mes courses dans le frigo.

 

L'année prochaine, honey, on fêtera noël en juin...

 

Mademoiselle Aude

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Parce que j'ai mal, là où justement ça fait mal (le 21/12/2006 à 17h09)
et je crie.....
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Mon ange (le 21/12/2006 à 17h07)

J'ai pas dormi, pourtant, je me serais voulu dans un rêve, ou un cauchemard, plutôt...

 

Le téléphone à sonné pour la enième fois, ce numéro qui me donne des nuits blanches à n'en plus finir. J'ai couru, couru aussi vite que j'ai pu. La peur aux trousses, des chiens dans le bide me ravageant les entrailles. Plus de forces, plus d'envie, mais le devoir de le faire. Y avait trop de pensées dans mon crâne, trop de flash back.

 

Et demain? Que faire sans toi? Encore une fois arpenter les allées brumeuses et glauques d'un cimetière gris comme nos pensées?

 

J'aurais voulu avoir des ailes ce matin, pour aller toujours plus vite. J'aurais voulu rencontrer Dieu pour lui foutre ma main dans la gueule et lui dire que je l'emmerde à la veille de Noël, de jouer au yoyo avec ton petit coeur si fragile.

 

Je suis arrivée comme une tempête, je voyais plus rien, ni les murs blancs, ni les blouses blanches, et cette odeur d'acétone ou d'ether qui te prend les narines... même elle je ne la sentais plus. On m'a tendu un mouchoir, je n'avais même pas vu que les larmes coulaient comme une petite pluie fine et froide sur mes joues. Je les ai chassé rageusement, parce que c'était pas le moment, pas devant toi, pas devant eux. Devant personne d'ailleurs.

 

Ne pas baisser les bras, même si les jambes menacent de ne plus me porter d'ici peu.

 

Je t'ai pris la main, petit ange endormi. Dans ton silence songeur tu me l'a serré... ça y est tu étais en confiance. T'as même souri. J'ai attendu que les portes se ferment pour éclater en sanglots le nez enfoui dans des draps trop rapeux., moche et livide comme ta face.

 

Je suis sûre que dans ton semi-coma-comateux tu m'a entendu. Excuse moi, je ne flanchirai pas. Pour toi, pour moi, pour leur montrer à eux, qu'on y arrivera, à te ramener vers des là-bas.

 

A cette heure çi, y a plus rien en moi. Je suis rentrée dans mes pénates en arpentant les rues comme un pantin sans ficelles. La foule était là, cette bonne vieille meute de gens heureux à cause des fêtes. Je n'ai rien vu, rien entendu, rien senti de cette ivresse joyeuse.

 

Ni triste, ni bien. Fade, fatiguée, las...

 

J'ai eu des mauvaises pensées, libératrices en tout cas. Si tu pars vers Lui, oui, je serais heureuse. Tu seras au chaud, toi qui traverse l'hiver en ce moment, y aura t'il un printemps?

 

Je t'aime, je te jure, à en avoir mal au bide, à n'en pas dormir. Libères-toi, mon ange.

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Là où je suis née... (le 20/12/2006 à 17h09)

Camille
envoyé par damienlecocq
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Ma lettre au père noël (le 20/12/2006 à 16h59)

Chère père Noël,

 

Je te dresses une liste non exaustive de ce que je voudrais que tu mettes dans ma botte, sous le sapin. N'ai pas peur en voyant la gueule de notre sapin, à ma coloc et moi, y a trois boules, deux guirlandes, mais on va s'y mettre!

 

Je voudrais que tu mettes encore un peu de bonheur dans ma bouboutte, pour l'année à venir... je n'ai pas à me plaindre de 2006, alors ne me décoit pas pour 2007, je voudrais encore de ces moments chauds et moelleux où je me sens en pleine osmose...

 

Je voudrais que tu mettes beaucoup de courage, aussi. Il y aura sûrement des instants douloureux à venir, je m'y prépare mais sans le courage, ça va être difficile, alors, papa Noël, mets en une poignée, même de première qualité, je suis preneuse...

 

Je voudrais que tu mettes de la patience, également. Que cette bombe en moi se calme, que mes pieds arrête de courrir, de fuir, après tout et n'importe quoi, ouai un peu de patience serait bienvenue.

 

Je voudrais que tu mettes un peu d'extrême, tu sais, ce qui me fais vibrer, ce qui me donne des ailes, cette peur du vide qui me rend vivante...un peu mais pas trop, je veux me sentir être aussi sans cette crampe au ventre.

 

Je voudrais des éclats de rire, encore et toujours, avec eux ou sans eux, donnes moi encore de ces petites rides de joie autour des yeux...

 

Je voudrais que tu m'offres un pass pour voyager cette année, aller de nouveau dans d'autres pays, me meler à d'autres cultures, tu sais comme j'aime ça.

 

Je voudrais que tu lui donne de la force, à lui, et de la sérénité... pour qu'il ne souffre pas trop les mois à venir. Donnes nous des moments privilégiés...

 

Je voudrais aussi, pour ma belle, que tu prennes un peu de ma chance pour la lui donner, que quelqu'un puisse prendre soin d'elle, sinon, donne moi plus de temps pour elle.

 

Je voudrais, pour finir, que tu leur donne des "je t'aime" pour l'entendre beaucoup, en cette nouvelle année...

 

Je voudrais tout simplement rien de matériel, donne moi juste du sens et des sentiments réels...

 

Mademoiselle Aude

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Demain (le 19/12/2006 à 17h01)
By Ridan
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Regarde (le 19/12/2006 à 16h58)
Alors, que penser?
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La france de demain (le 19/12/2006 à 16h44)

J'ai les boules, hein, honnêtement.

 

Je suis pas là pour faire un débat politique, je suis bien trop nulle pour ça, juste pour en parler un peu, parce que j'ai entendu des horreurs ce matin et que je ne me voyais pas passer à côté aujourd'hui.

 

Il paraît que Sarko promet une France sans SDF dans son programme électoral. j'ai avalé de travers. On se rend compte que la course à la campagne présidentielle est ouverte... entre lui et l'autre formidable Breton qui parle d'année blanche sur les impôts, ce qui ne veut rien dire puisque dans tous les cas on en payera, et on risque en payer de plus en plus car il faut engraisser le cochon-tirelire français, je me dis qu'on est mal barré.

 

Autant hier, cela me faisais rire d'entendre les débuts de promesses des uns et des autres, en me demandant quelle abération allait nous promettre la Ségolène, que j'ai ri jaune à 13h00 en allant m'inscrire sur les listes électorales comme tout bon citoyen mouton-de-panurge...

 

Je me suis rendue compte qu'on tombait bien bas en entendant les phrases du petit Nicolas... reloger les sans abris quand on sait qu'à la matraque, ils sont chassés de Paris, parce que cela dérange la population parisienne et les touristes sont choqués des tentes sous les ponts de paname...

 

J'écoutais à la radio les réactions déchainées des français de "classe populaire" (lire le nouvel obs de cete semaine, très intéressant) qui s'estimaient heureux à la veille de noël d'avoir encore un pieu quand on entendait de telles abominations.

 

Que va t'on créer maintenant? Des cités-dortoires pour les pauvres? Des poorlands? Les villes appartiendront aux riches, les cités aux immigrés, des bidonvilles pour les SDF... et nous là dedans, français de "classe moyenne" ou "populaire"...

 

Je soutiens de tout coeur l'action des enfants  de don quichotte: http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/

 

Où les "riches" selon les médias, vont dormir avec les "pauvres" dans les tentes, dehors, par solidarités. A noter que les "riches" sont, en réalité, des intermittents du spectacles, des peintres et des artistes. Des jeunes, des mères de familles et quelques réfléchis. Quelques autres aussi, qui militent contre une France qui bascule, contre cette fracture sociale.

 

Je me demande où sont les "riches" là dedans. Ce sont d'avantage des "riches du coeur" qui marchent tête haute pour une France plus solidaire.

 

Mademoiselle Aude

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Bazbaz (le 18/12/2006 à 19h09)
Smile
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Pensées (le 18/12/2006 à 18h57)

Ce soir, un peu de temps pour cogiter, un peu d'écriture dans un bar, un peu de répis pour moi.

 

C'est bon, cette saveur de liberté un instant, seule avec son soi. Téléphone coupé, silence et promiscuité des autres alentour, un carnet devant moi m'offrant son corps vierge et blanc... de nouveau l'envie de coucher dessus ces quelques pensées, en faire un roman.

 

Je me suis dis que j'allais parler d'une histoire endormie, une histoire charnelle, une histoire passionnelle qui ne pouvait avoir lieu que dans les songes, endroit de rencontre. Une histoire physique, une hstoire de regard, une histoire de passage.

 

Une belle histoire, non pas pour tout ce qui gravite autour, mais pour l'enlacement de ces deux corps, pour ces mains qui se cherchent et ces âmes croisées...

 

J'ai regardé autour de moi ces quelques personnes qui prenaient un verre, un solitaire, un couple, des potes, un rendez vous, un autre manqué. Dans la fumée vaporeuses des cigarettes je me suis inspirée.

 

Je me suis aussi regardée dedans, histoire de voir ce que mon ventre en pensait, histoire de sentir un peu de cette crispation étrange qui te saisit quand le hasard t'offre un défi, quand la folie prend le pas sur la raison, quand t'as peur, que tu doutes et que... soudainement tu aimes cette peau contre la tienne, ou bien plus, ce frolement d'épiderme.

 

J'ai mis deux noms sur la première page, défleurant le papier satiné...

 

J'ai lancé les dés, j'ai commencé à jouer... dans chaque écriture, il y a un rôle à prendre, ou déjà prit...

 

Je te ferais lire quelques brides de cette histoire...

 

Mademoiselle Aude

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Cadeaux de pré-noël (le 18/12/2006 à 14h20)
Mes pré-cadeaux de noël pour mes petits amours que je ne verrais pas avant la nouvel année... Pour la louloute la seule et l'unique, un avant goüt de ce sur quoi on va bientôt se déchirer la tête: Pour ma fausse suédoise, à part ta blondeur Pour ma p'tite gueule avec qui je trinque trop peu souvent mais qu'on a dit qu'on trinquerait plus souvent, justement! Pour celui qui bosse dans ce bar de M... Pour mon Tomtom pouce Pour mon grand Nico, reviens moi vite Pour mes deux askénazes adorés Pour toi qui te reconnaitra, clin d'oeil Pour toi mon grand roux, non, t'es pas blond, t'es roux! N'oublie pas que moi, j'te connais depuis les couches-culottes!!! Pour ma brune sister Pour ma blonde sister Pour mon lolo d'à moi Pour toi au long nez Pour mon pote, ex coloc du roux! Et enfin, pour TOI
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Il m'a dit ... mais chut chut, faut pas le répéter (le 18/12/2006 à 12h51)

Il devait être 2h00 du mat', il y avait de la musique, je ne sais plus quoi, il y avait du monde, il y avait de l'alcool sur le table, au sol, dans les verres, dans les yeux, dans mes veines...

 

Un gros bordel.

 

Je ne me souviens plus des visages, ni du son, ni de l'odeur, si je dansais, je fumais ou riais... je sais qu'Il m'a chopé, là, comme ça en plein milieu. Sur le moment, j'étais dans mon nirvana, j'ai du le regarder, hilare, Lui avait son air si sérieux du mec qui va dire The phrase-qui-tue.

 

Attend, je suis redescendue de mon 7ème ciel, j'ai baissé le volume de mes tympan, et j'ai remis un semblant de cervelle en place.

 

Et pis j'ai arrêté le temps (si, tu peux. Tu le chopes au vol, tu lui fous une mandale et tu lui dis "pas bouger")

 

Là, je l'ai maté dans les yeux: vas-y gars, tu veux quoi?

 

Il a juste sourit, prit mon visage, qui n'était pas celui d'un ange, dans ses mains et m'a dit "..."

 

Propulsion orgasmique... par une simple verbalisation. Tu sais ce que ça fait d'entendre ces mots là à l'oreille... dans une soirée complètement déjantée où les sentiments n'ont pas place privilégiée.

 

J'ai rien dis, enfin je crois pas, dans mon crâne ça faisait bang bang... je me suis reculée, je crois d'ailleur m'être cassée la gueule... Il est partit, comme ça, sans se retourner, sans m'en dire plus que ces deux syllabes, là...

 

J'ai regardé à gauche, à droite, un souire bête aux lèvres.

 

Et puis j'ai remonté le son dans mes tympans et j'ai jumpé encore plus haut.

 

C'est la première fois que je jouis comme ça, sur place, instantanément... et sans bruit...

 

Dieu que c'est bon, mais... honey, tu te souviens de c'que tu m'as dis?

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Pour rire (le 17/12/2006 à 19h38)
Alors?
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Sunday patachon (le 17/12/2006 à 19h37)

Dimanche patachon, à la cool, comme j'aime.

 

Petite virée dans la ville grouillant de gens émoustillés par Noël arrivant.

Des odeurs de vin chaud, d'épices et de miel.

Quelques frissons du vent froid glissant sous le manteau,

Sa main dans la mienne, le pas et le coeur léger.

 

J'aime...

 

A contario d'hier. Samedi de 46 heures au moins... Déjà couchés tard la veille, pourtant la soirée devait être calme. Petit resto, bon vin, bonne assiette, on devait aller tester ce nouveau club, sur le canal, et puis on s'est retrouvé au final, lui et moi, en tête à tête dans cet endroit déjanté que j'aime, à faire les con jusque pas d'heure...

 

Réveil difficile pour retrouver cette bonne fée qui m'a rendu quelques neurones en me transformant en jolie brune, moi qui avait un peu foiré ma couleur quelques semaines auparavant (ouaip, quelques shampooings et j'ai viré "pipi de chat" charmant...) puis courses en ville avec elle pour les cadeaux de noël, moi qui a horreur de ça, les bains de foules où ces dames s'excitent et te péteraient la gueule pour satisfaire leurs pulsions acheteuses (presque pire que les soldes). Après midi où j'ai du remettre ça avec l'autre Elle, mais dans une autre ville.... heureusement que la compagnie était bonne parce que je serais rentrée déprimée et avec un bras en moins à force de me faire bousculer dans tous les sens.

 

Soirée... sans dessus dessous...

 

Dépendaison de crémaillère chez eux, cette coloc de mecs, vieille comme le monde. Une quarantaine de personne dont des gueules inconnues, rafraichissants un peu nos soirées habituelles.

 

J'n'ai rien vu passé, comme d'hab', à sauter, danser, rire aux quatre coins de l'appart, j'ai du encore en raconter de conneries de nana bourrée! J'ai tout perdu, mes clopes, mon verre, ma tête.... et... l'alcool a fait son effet, j'ai passé une putain de soirée.

 

On m'a dit qu'il était 6h00, j'y ai pas cru, la nuit était à peine tombée... quelques bise-bise aux épaves échouées qu'ils restaient, quelques longues minutes à remettre mon cerveau en place pour retrouver mon manteau, mon pull (est ce que j'en avais un?!), mon sac, mon adresse et comment j'm'appelle et pilotage automatique vers mon nid. Je ne sais pas qui tenait l'autre mais tant bien que mal, on est rentré ensemble en refaisant le monde, me demande pas quoi, j'm'en rappelle plus.

 

Eclatage de tronche contre l'oreiller... ronflage intensif.

 

Quelques heures plus tard, cervelle et oeil vide, on a tous emergés de couches, vampirisant la maisonnée de nos gueules grises à l'envers. Aïe le cerveau, aïe le bide, aïe partout... et bonjour les voix de camionneurs, et bonjour l'odeur de vodka froide suitant de nos pores en émoi... Je sais toujours pas pourquoi j'ai des bleus gros comme ça sur les cuisses, ça fait peur cette transformation de schtroumpf! Et bordel, ça fait mal!

 

Mais nos visages niais traduisaient la bonne soirée...

 

Je me souviens juste le visage triste de C, regardant au milieu de la soirée nos tronches hilares, lui qui dans peu de temps va rendre les clefs de cet appart sacré, où depuis des années, il en voit du peuple défiler, du monde fouler le plancher, des éclats de rire, de larmes, de cris, des singstars à n'en plus finir... "On vieillit..", ben ouai, C, on vieillit, mais on garde dans un coin de nos têtes ces moments qui marqueront nos jeunesses ravagées...

 

Mademoiselle Aude (qui va se manger un truc bien gras pour éponger!)

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Bonne journée! (le 15/12/2006 à 06h11)
Sourire et légèreté
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Petit réveil (le 15/12/2006 à 06h06)

Il est 6h00, je m'éveille et me prépare à arpenter les rues froides et sombres encore endormies...

 

En moi, c'est déjà le soleil, le bonne humeur m'a donné rendez vous ce matin...

 

La soirée était bonne, hier, quelques verres, quelques phrases laissées au hasard, quelques regards...

 

Ce soir, resto en bonne compagnie, et ce nouvel endroit que l'on va tenter, un peu de dépaysement.

 

En route vers le week end...

 

Mademoiselle Aude (que sa couette appelle.. quand même!)

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A fond, le son (le 14/12/2006 à 16h24)
Ce sera le prénom de ma fille... ANGIE!!!!!!!!!
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Les jours de repos (le 14/12/2006 à 16h22)

Non, non, je ne boudais pas pendant deux jours. Enfin, je souffle. Emploi du temps chargé de trucs chiant qui prennent trop de temps, justement.

 

Hier, je suis allée dans un endroit inconnu pour moi depuis des lustres... l'opticien!

Ben oui, depuis des années je suis une adepte des lentilles (quelle révolution ces p'ttis trucs que tu galères à mettre tous les matins mais qui cachent pas tes yeux derrières deux culs de bouteille, parce que moi, je suis tres tres myope. Une taupe. Sans correcteurs visuels, je vois rien et je me tape les murs). Un matin, je me réveille, et comme tous les matins, je met mes binocles qui datent de quinze ans avant d'aller mettre mes yeux. En me voyant dans la glace, je me suis dis que, quand même, faudrait que je change mes lunettes rayées, de traviole, et me font une face de pet.

 

Donc voilà, six mois après (t'as déjà pris rendez vous chez un ophtalmo? T'appelles en juin, ils te donnent rencard en décembre!?), ordonnance dans le sac, j'hésite entre la boutique où Johnny fait la promotion, celui où t'achète une paire, t'en ressort avec deux gratuites et... mon opticien de quartier. Je vais chez celui qui fait " Tchin tchin". Un mec super motivé se jette sur moi, je lui file mon ordonnance, quelle chance "mais mademoiselle! Lachez-vous sur la monture, vous êtes remboursée au quasi maximum, quelle mutuelle!!!". Là, je panique, attachez-moi ce mec, il va nous faire une crise clastique sur place. Je me dirige vers les montures Je sais ce que je veux. Du sobre. Noir, grosse monture, le truc qui me donnera l'air "secrétaire sévère". Le mec me regarde sans comprendre. Pas grave, moi, j'vois. Pas lui. Il me file les derniers modèles "Fun". Ben tu parles, monture rose/turquoise métallisée, j'ai l'air d'une truffe. Non, du noir. Il me tend des lunettes "Ferrari, avec une ligne sportive qui me donnera un effet sportwear". Ouai, elles sont rouge, quoi. J'ai toujours l'air d'une truffe. Non, du noir. Il me donne cette fois çi une monture vers pomme ronde. Il se fout de ma gueule? Non, "ce sont des D§G, regardez l'énooooorme logo sur le côté (oui, on voit que ça), en boîte ça fait son effet". j'ai l'air de Oui-Oui qui va à une rave techno. Non, du noir j'ai dis, sobre. Là, ça l'excite moi. Nonchalament, il me tend une paire noir, rectangulaire. Parfait. Il fait la gueule, mon vendeur "c'est triste". Oui, mais j'ai pas l'air con. Commandé, payé, je sors de là deux heures après y avoir mis les pieds, bol d'air. Un café, un clope, c'est déjà le soir. Merde, je me suis réveillée trop tard.

 

Rendez vous avec mon homme, je tente de me faire belle. Dernièrement, j'ai plutôt campé le jean/pull col roulé depuis une semaine...Une heure après avoir retourné mon armoire, je retrouve une paire de collant rouléen boule et pas filé. Une jupe là dessus, un pull et des talons, je suis prète. Dans la rue, j'ai déjà froid, mal aux pinoux ( aux pieds quoi, c'est moche les pieds et le mot aussi, moi j'dis des pinoux, c'est plus marrant) mais faut souffrir pour être belle.

Trois verres de blanc plus tard, il est 21h, on se fait un resto. Le resto est blindé, ils nous installent dans le fond... et nous oublient. Pas grave, ils ont amené le vin... la bouteille finie et pas grand chose dans le bide, on parle de plus en plus fort de trucs qui nous paraissent vachement important. Chacun défend son bout de viande.... j'adore avec mon homme quand on est pas d'accord.

Deux heures après (il est déjà 23h), effectivement on nous avait oublié, on nous apporte notre miam-miam. Plus un bruit, on avait la dalle. Atomisation d'assiette en dix minutes, on se cale sur le fond de nos sièges en se regardant l'air béat. Le ventre plein, l'alcool qui monte à la tête, on est bien.

Il est minuit, à l'appart on se tanne sur un peu de musique... on se reveille deux heures après, encore tout habillé, la gueule en vrac... on va se pieuter en mumumant (c'est affreux quand tu t'endors comme ça, sur le canapé et que tu te réveilles à deux heures du mat et que tu dois aller te désaper. T'as froid t'es vaseux, et tu regarde l'autre d'un oeil morne).

Journée passée. Trop vite.

 

Aujourd'hui, je me dis super motivée que je suis en repos, je vais faire plein de truc sympa. Réveil sonne à 9h... bouh, on éteint le réveil d'une main molle,  retournage dans ma couette façon "nem", encore une petite demi-heure... une heure plus tard, j'ouvre l'oeil, merde il est dix heure, encore cinq minutes... bref, emergence vers onze heure.

Bisous-bisous à ma colloc qui a aussi la tête dans le paté et qui devrait être debout depuis deux heures elle aussi... Café/clope, coma devant la télé... "p'tain.. il est midi".

 

Je dois aller à la sécu... marche à la mort. Je prend un ticket... numéro 510. On en est au 405... et j'ai pas pris de bouquin... merde. Je m'installe sur la dernière chaise qui reste et je pars dans mes pensées... j'en étais à faire mon inventaire pour savoir ce que j'allais mettre à nouvel an (tres tres important....) quand c'est mon tour. Une charmante dame se met à gueuler de sa charmante voix tres féminine (elle a du se taper un paquet de clopes avant c'est affreux) "numéro 510... 510 j'ai dis"... je lui demande ce que j'ai à lui demander avec un grand sourire:

"-Bonjour madame je voudrais savoir où en sont mes remboursements de...

-Faut compter un mois, on est débordé en ce moment.

-Je sais mais votre collègue m'a déjà dis ça, il y a un mois passé et...

-Ben, j'peux rien faire de plus

-Si, vous pouvez regarder sur votre ordi...

-Ca prend trop de temps, faudrait revenir quand il y a moins de monde.

-Ben... y a toujours du monde, non, vraiment, je voudraisque vous regardiez... s'il vous plait... madame"

Là, elle me fusille du regard. Elle soupir, regarde sa collègue qui lui renvoye en regard genre "t'es tombée sur une chieuse" et re-soupir... ça va jaser à la pause...

"-Vous aller le recevoir la semaine prochaine, voilà, z'êtes contente?

-Vous pouvez regarder que vous avez le bon RIB?"

Là, une veine pète dans son oeil gauche... trop de travail, je lui donne, elle stress là...

"-SNVB...

-Ah, ben, non, le mois dernier, j'avais filé un RIB de ma nouvelle banque, votre collègue l'a pas enregistré, vous pouvez le faire? Sinon, je suis cacahuète pour mes remboursements"

Re-gros-soupir... à mon avis, après moi, elle va se mettre en arrêt deux semaines.. surcharge de travail...

Bref trois heures plus tard, je sors de la sécu...

 

Et là, faut que j'aille à la mairie...

 

Je serais sortie pour l'apéro...

 

J'adore l'administratif... les jours de repos...

 

Mademoiselle Aude (vivement l'apéro avec les potes ce soir!)

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Une prière (le 12/12/2006 à 16h08)
Je t'aime
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Chanson pour Pierrot (le 12/12/2006 à 16h07)
T'es pas né dans la rue
T'es pas né dans l' ruisseau
T'es pas un enfant perdu
Pas un enfant d' salaud,
Vu qu' t'es né dans ma tête
Et qu' tu vis dans ma peau
J'ai construit ta planète
Au fond de mon cerveau.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Depuis l' temps que j' te rêve,
Depuis l' temps que j' t'invente,
De pas te voir j'en crève
Et j' te sens dans mon ventre.
Le jour où tu ramène,
J'arrête de boire : promis,
Au moins toute une semaine,
Ce s'ra dur, mais tant pis.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Qu' tu sois fils de princesse,
Ou qu' tu sois fils de rien,
Tu s'ras fils de tendresse,
Tu s'ras pas pas orphelin.
Mais j' connais pas ta mère :
Je la cherche en vain.
Je connais qu' la misère
D'être tout seul sur le ch'min.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Dans un coin de ma tête
Y a déjà ton trousseau :
Un jean, une mobylette
Une paire de Santiago.
T'iras pas à l'école,
J' t'apprendrai les gros mots.
On jouera au football,
On ira au bistrot.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Tu t' lav'ras pas les pognes
Avant d' venir à table.
Et tu m' trait'ras d'ivrogne
Quand j' piquerai ton cartable.
J' t'apprendrai des chansons
Tu les trouveras débiles.
T'auras p't' être bien raison
Mais j' s'rai vexé quand même.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.

Allez viens mon Pierrot,
Tu s'ras l' chef de ma bande.
J' te r'filerai mon couteau,
J' t'apprendrai la truande.
Allez viens mon copain,
J' t'ai trouvé une maman :
Tous les trois ça s'ra bien
Allez viens, je t'attends.

Pierrot, mon gosse, mon frangin, mon poteau,
Mon copain tu m' tiens chaud.
Pierrot.
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12 décembre (le 12/12/2006 à 16h05)

Ce matin, je suis allée brûler un cierge, pour toi.

 

7 ans aujourd'hui...

 

Derrière moi, résonnait la musique d'un orgue et quelques personnes se recueillaient.

 

J'ai fermé les yeux, ça faisait mal dedans.

 

Dehors, il fait froid. Mais je ne sens rien, tant mon coeur est glacial. Rien ne semble avoir d'importance, je flotte, simplement. Quelque passant me percutent au passage, sans doute que je ne marche pas droit. Je suis un petit funambule sur un fil.

 

A mes côtés, Elle me demande si je me souviens encore de ce jour là... oui, comme hier. Je la regarde, sans parler. Je souris, mon coeur en l'air.

Le ciel est blanc, ton visage d'ange sur les pavés, photo qui perdure dans mes songes. Plus rien ne bouge et.. je voudrais te tendre la main, te caresser la joue, ta joue froide, déjà. Une larme coule, se mélant à la pluie qui coule le long de ton corps qui s'endort pour toujours.

 

Mes yeux luttent pour ne pas partir dans ce coma qui t'enlèveras à moi, qui emmènera cette dernière image de toi... mais il est trop tard. Juste le temps de te dire au revoir.

 

Quand j'ouvre les paupières, la lumière est trop forte et tout s'agite autour, je n'entend rien, je ne vois rien... où es-tu?

 

Tu n'es plus.

 

Je me souviens, oui, le monde qui s'écroule, l'âme qui se tortille, et cette incompréhension.

Je me souviens ces regards en biais, torturés.

Et cette intenable odeur de morbidité.

 

Soupir, non, rien ne s'enfuit, rien ne s'oublie.

Toujours cette boule dans la gorge d'avoir perdu cette main dans la mienne.

D'avoir couvert ton corps mort de roses blanches,

D'avoir porté ce cercueil, comme un fardeau, avant que les flammes brûlantes le lèche... réduisant en cendres ta chair... et la mienne.

Les cris, les cris, les cris résonnent encore dans ma tête, et ces larmes qui brouillent la vue, ce manque d'air dans mes poumons, cete envie de te voir surgir, au coin de la rue.

Derrière la vitre embuée de la voiture qui m'emmenait loin de toi pour toujours, je revoit cet homme sur le trottoir, me dévisageant, volant ces pleurs intarissables, et faisant un signe de croix.

 

Je revois mon père... ce regard vide, pour la première fois. Ce père, si fier, cette mère, si forte.. leur dos courbé.

 

Non, je n'ai rien oublié.

 

Tes bras qui me serrent, l'odeur de ton pull, ton sourire et le mien.

12 décembre... à 6h00 du matin, les rues de Paris s'éveillaient dans la brûme illuminée de Noël qui arrivait. Ton corps s'est envolé sous les lumières étoilées des néons blafards.

 

Tout à l'heure, j'ai reçu un appel de Toi. Merci... la sonnerie à coupé cette solitude morose que je m'accorde aujourd'hui, parce que aujourd'hui, je ne peux pas jouer. Aujourd'hui, mon âme est en suspend comme une petite lueur à la fenêtre, appelant au calme et à la prière. Aujourd'hui, que du temps pour moi et pour lui, comme une brève rencontre fictive.

 

Tu m'as téléphoné pour me dire que tu n'oubliais pas non plus. Qu'en grand ami que tu es, une pensée chaleureuse, tu m'envoyais... juste ça. Tu t'es tu, et tu m'a juste écouté pleurer... juste vider ce sac lourd d'années sans vouloir m'arrêter.

 

Elle aussi, mon amie, a juste posé un regard sur moi, pas plus, sans paroles.

 

J'aurais voulu me caler dans des bras, me faire un nid, juste pour me rappeler...

 

Mais il est déjà tard, et le temps continue. Le temps creuse ces rides aux coins de mes yeux. Je garde ton âme en moi comme une lumière qui ne s'éteindra jamais.

 

Je t'aime, mon Pierrot la lune, et ce soir, fait briller plus fort cette étoile qui éclaire mes nuits.

 

Mademoiselle Aude

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Douceur, fermes les yeux... (le 09/12/2006 à 20h03)
... et voyages
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Partir (le 09/12/2006 à 19h56)

Tu t'es déjà rendu compte comme les gens qui t'entourent étaient porteurs? Quelques fois, au détour d'une rencontre, renaît en toi tes envies et tes souhaits mis en suspend. Ce sont des personnes que tu ne connais pas forcément, mais qui te sortent de ta routine quotidienne, de ton esprit bien conditionné, où tu ne penses pas trop, tu executes simplement le mode de vie dans lequel tu t'es mis.

 

Là, je viens de partager un moment avec ce type que je ne connaissais pas deux heures auparavant. Je suis tombée sous le charme de cette personne extrèmement simple mais riche d'ouverture d'esprit, de rencontres, d'adaptation à des modes de vies contraires au sien. Je ne pense pas qu'il se rende compte qu'à travers ses propos, il a fait re-émergé en moi cette envie de migrer vers ailleurs, d'aller à la rencontre d'autres cultures, de s'adapter. Envie de connaitre de nouveau cette exitation et cette peur à la fois, du nouveau et du "pas commun".

 

Il parlait avec le coeur, de tous ces pays si différents répondant à des codes socio-culturels propres à eux. Il racontait cette façon de respecter l'autre et de te retrouver accueilli dans des endroits où rien que la fonçon de se retrouver autour d'une table divergeait par rapport à nous.

 

Avec des paillettes dans les yeux, j'écoutais son discours et déjà, je voyageais. Je n'arrive pas à entendre le son des tambours qui te rappellent à l'ordre en disant "on ne part pas comme cela, on ne quitte pas tout sans avoir retourné le problème"

 

Quel problème? Déjà le temps est passé trop vite entre ce moment où je piannotais sur le net, me montant des projets fictifs mais auxquels j'aurais pu donner un but.

 

Je l'ai rencontré, lui, au moment où les fourmis montaient leur projet dans ma tête, et, honnêtement, c'est sans regrets que j'ai tout mis de côté. Il méritait (et mérite encore!) ce temps que je nous ai accordé.

 

Aujourd'hui, le son des fiddles irlandais, des castagnettes espagnoles, des lyres greques... m'offrent une musique aguicheuse à l'oreille...

 

Je garde au chaud, au fond de l'âme, de me retrouver bientôt ailleurs que dans mon pays natal, entourés de paysages inconnus, de spécialités culinaires à découvrir,  écoutant une langue étrangère de quelqu'un qui me parle et vivre cette expérience unique de s'adapter à une autre culture.

 

Tôt au tard... ça vibre en moi.

 

Mademoiselle Aude

 

 

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En souvenir... (le 08/12/2006 à 13h48)
A la faveur de l'automne
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A toi (le 08/12/2006 à 13h36)
Parce que deux tronches de cakes en valent mieux qu'une!!!
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Une bonne paire de claque, rien de tel pour te remettre dedans (le 08/12/2006 à 13h31)

Fin de ma méancolie-express, faut pas déconner!

 

Bon, faut dire que j'ai eu toute ma nuit de boulot pour cogiter, c'est bien de savoir se remettre en question, c'est une qualité qui n'est pas innée!

 

Non, sérieusement, petite, tu m'a ouvert les yeux... comment peut on me comprendre, m'aider, m'apprivoiser... si je ne parle pas. C'est vrai, je sais écrire, ça, c'est un don, je crois, mais parler... je suis une vraie autiste dans ce domaine.

 

Je reconnais que ça ne doit pas être aisé de cohabiter avec moi. tantôt Speedy, tantôt Taz, tantôt Caliméro... je dois être un Toons ambulant pour toi! Et puis, à moi aussi de me demander... quand est ce que je me suis posée pour prendre le temps de savoir comment tu allais? Dans un claquement de porte, dans un coup de vent, ouai... mais reellement?

 

Je t'invite à des soirées, je te propose des virées... pourquoi? Parce que je te veux à mes côtés, pour longtemps encore, mais... de quel droit puis-je exiger de te conserver sans prendre soin de toi?

 

Heureusement, on n'est pas des étrangères et quand on pousse trop loin, l'orage éclate avant que la pluie ne décime tout.

 

Mais là, oui, tu m'a foutu la paire de claques qui me manquaient.

 

Et puis honnêtement, toi seule me connais si bien. C'est vrai que tu tapes là où ça fait mal, mais parce que tu sais. Alors je peux que te dire merci, parce qu'au lieu de me regarder le nombril, tu me fais regarder la vie.

 

Toi, tu sais que tout ne s'efface pas dans un éclat de rire, dans une course contre la montre, d'ailleurs toi, tu ne fuis rien. Pendant longtemps j'ai jalousé cette putain de force de caractère que tu avais, à dire merde quand il fallait. Bon, ça ne te sers pas toujours et, on à chacun nos tempéramments. Faut pas chercher à être ce que l'on n'est pas, et cette morale là, aussi je la tire de toi.

 

Ben, oui, sur mon calendrier des bonnes résolutions, je vais le noter...regarder devant, sourire, et parler. Et c'est avec fierté que je te prendrai dans mes bras le soir de nouvel an... quand on sera là-bas.

 

A toi, Méloque

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Le grand secret (le 07/12/2006 à 13h51)
Illusions
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Toi, encore (le 07/12/2006 à 13h49)
Encore cet enfant se cache
Abandonné
De peur que les grands se fâchent
Horrifié
Te voilà seul depuis si longtemps maintenant
Que tu ne sais plus ce que veut dire maman

Et j’ai besoin de toi
Encore
Entendre ton cœur battre
Plus fort
Et j’ai besoin de toi
Encore
Comme pour me consoler

Encore une journée que tu passes
A t’ennuyer
Tu dessines
Un soleil sur la glace
Toute embuée

Tu es montée parmi les anges tout là-haut
Mais le ciel n’est pourtant pas plus beau

Et j’ai besoin de toi
Encore
Entendre ton cœur battre
Plus fort
Et j’ai besoin de toi
Encore
Comme pour me consoler
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Un coup de gueule (le 07/12/2006 à 13h41)

Y a pas de soleil dans mes yeux aujourd'hui.

 

Je suis éteinte, simplement parce que tu viens de m'achever. De me donner un coup de talon, et de m'écraser, bien profond. Tu sais ce que je ressent, comment je vis, et ce mal de tripes que j'ai depuis plusieurs temps, je peux pas me relever d'un coup de baguettes magique.

 

Même si j'aimerais tant.

 

Tu veux quoi? Moi là, je me dis que bientôt je ne te devrais plus rien, et j'aurais l'envie de m'effacer de ta vie. Parce que y a trop de choses qui se cumulent et que je ne partage plus avec toi.

 

"Comment tu vas? Viens, pose toi là." Il s'en ai passé du temps depuis que tu me l'as demandé.

 

Mais peu importe, on va dire que c'est comme ça...

 

Je suis triste, ouai... sûrement parce que dans 6 jours je fêterais tes 7 ans d'absence. Tes 7 ans depuis lesquels je suis en miettes.

 

J'ai envie de rentrer dans ma bulle.

 

Solitude, solitude, solitude... quand tu me tiens...

 

je voudrais tes bras qui me rassuraient, ces yeux qui se posaient sur moi sans paroles, ce temps que tu arrêtais, juste pour moi... je suis égoistement en manque... Voudrais l'arrêter, ce fichu temps, stopper cette course infernale qui me fait mal, à force d'avoir peur pour toi, cet autre qui s'éteint. Je voudrais pleurer, là, mais pas le droit. Pas le droit d'être faible.

 

Parce que si je tombe, y aura pas tes mains pour me relever.

 

Parce que si je tombe, on me diras quand même d'avancer, en détournant le regard, parce que ça gène, de voir une Aude chuter.

 

Alors, je m'enfonce, dans ces pensées hasardeuses, dans ces peurs, dans ces doutes, dans cette incapacité à dire... j'arrête là, je ne peux plus, ce soir, je ne suis plus.

 

Y a des moments dans cette foule, où les voix me semblent loin, les corps inconnu, et c'est le bad trip qui commence. Etre entourée de tout mais de personne. On se connait sans se connaitre, on se sourit sans fond derrière, on se parle de vague en vague.

 

Et demain, et si tout ça n'existait plus?

 

Il n'y aura pas de traces, pas de mal... juste une page tournée.

 

Comme tant d'autre.

 

Bad trip, today...

 

Mademoiselle Aude

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En fait... (le 05/12/2006 à 23h09)

En fait...

 

là, les mecs, cha va pas...

 

J'ai le nez comme une patate, la gorge en feu (y a des lutins me liment la glotte avec des lames de rasoir), et j'entends plus rien. Quand on me parle, je répond avec des "grounch, snurpl, tousse, tousse, surnurfl"

 

Et je fais 40°

 

Même que j'ai pas faim (et ça, c'est impossible)

 

Bouhhhhhhhhh, ze suis malade heuuuuuu

 

Et j'aime pas...

 

Demain, dois me lever à 5h00 pour aller bosser, trainer ma carapace d'infirmière malade mal soignée (ben oui, les infirmières se soignent jamais, va savoir pourquoi)...

 

Je crois que je vais y passer...

 

Schnurfl.

 

Mademoiselle Aude, qui pour une fois va dormir tôt... contre l'insomnie, une bonne angine...

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Un petit moment de plaisir (le 05/12/2006 à 15h03)
Pour se resourcer
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On m'appelle Kinder (le 05/12/2006 à 15h01)

Ouai, c'est un surnom comme un autre, quoi.

 

Non? Ouai, je sais, dans la logique, on a droit à des "minou, bébé, chouchou, chéri, mon coeur, ma couille (si, si), ma puce, ma vie, mon ange, mon cul (ah non, pas celui là)", bref, des trucs niais mais qui réchauffent, y parait. Moi, je trouve ça mignon, ces petits noms d'animaux qu'on se donne avant de devenir des bêtes.

 

(Ben, oui, des bêtes, hein, quoi, au lit, il t'arrive jamais de transformer ce charmant "ca va petit chaton?" en "vas-y, prend-moi grosse chienne?" (si je te choque, cesse de lire, donc) Je t'en pris, fait pas ton Saint Christain)

 

Moi aussi j'ai droit à ma puce/ma cochonne,

 

Mais "Kinder"? J'ai mis le temps à comprendre, et... c'est normal.

 

Tu connais les Kinder, tu sais, ces chocolats toujours bruns à l'extérieur et vanille dedans... ben voilà, il parait que sous ma tronche de brune, se cache une couche de blonde.

 

Et c'est vrai... je comprend jamais rien dans l'instant.

Genre, les p'tites blagues entre potes, y a toujours une conne qui rigole un heure après... c'est moi,

Genre, les mythos qu'on te monte, les trucs les plus utopiques qui soient, y en a qu'une qui hoche de la tête en faisant "ohhhhhhhhhh"... oui, oui, c'est moi

Genre, les trucs où il n'y a rien à comprendre, y en a qu'une qui reste le visage niais à chercher le pourquoi du comment... et si, c'est bien moi.

 

Je suis une championne dans ma catégorie...

 

C'est pour ça que je refuse toujours des oeufs à Pâques, j'ai peur que l'intérieur prenne le pas sur l'extérieur!!!!!!!!

 

Mademoiselle Aude

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I'm sick (le 05/12/2006 à 14h29)

Hier, soir, déjà, je me sentais bizarre,

 

Un peu la tête en vrac, un peu à l'ouest, mais pour différencier de d'habitude, ce n'était pas suffisant!

 

Je suis allée au boulot, et ma cop's me parlant, je me suis mise à répondre en langage javanais. D'éclats de rire à "mais qu'est-ce-que tu racontes?", là, j'ai commencé à me faire du soucis...

 

Plus tard dans la soirée, j'ai senti mes pieds qui ne voulaient plus avancer. Je les avaient peut-être malmenés, alors je leurs ai parlé mais... il m'ont boudé. Y a eu cette douleur au cou, et puis au bidon, et puis soudainement, elle a pris possession de moi... la maladie.

 

Ah, la fourbe!

 

Ma collègue venait de brancher la clim, et j'ai sentis le Yéti entrer en moi... suivi d'une grosse tempête de neige... mon corps est devenu une chair de poule ambulante, et ne voulant pas me soumettre à cette sensation désagréable de froid pôle-nordique, je me suis habillée un peu plus, en me disant "tu m'auras pas".

 

Tu parles, la salope m'a fait le coup du "chaud/froid", une demi heure après, je bouillais à 38°, le dos en nage. Enlevage d'habits en trop, re-frisson glacial, re-habillage, re-coup de chaud genre hammam... bon, j'avoue qu'elle avait gagné le premier round...

 

Mais quand elle m'a pris la tête, là j'ai dis non, "fait joujou avec mon corps, mais ma tête, elle est à moi". Bagarre pendant une heure. Tête lourde qui vascille, hop deux cachetons, je la scotche. Elle reprend le dessus en m'envoyant un mal de crâne diabolique, hop, massage de cervical, deux autres cachetons... ah! ah! tu fais quoi là?

 

Je me pose sur un fauteuil... et... ach, je baille. Ben ouai 4 médocs dans l'heure, ça te calme la douleur mais ça te flingue la forme aussi.

 

Je me secoue comme un bourrin avant une course. Une clope, voilà ce qu'il me faut, avec un peu d'air et un caf'... la connasse, elle joue sa dernière carte: mal de gorge, genre rape à fromage qui te lime la glotte.

 

Et je me retrouve à la fenêtre, tel Serge Gainsbourg... le teint gris, la voix grave et l'oeil morne.

 

Bon, t'as gagné, saleté, je suis belle et bien sous l'emprise de Madame Angine, demain commenceront les festivités: sirop, pillulier, grosse couette et soupe liquoreuse.

 

Grog? Ah ouai!!!

 

Mademoiselle Aude

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Pour ma mère à moi (le 04/12/2006 à 16h13)
Arno- les yeux de ma mère
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J'm'ennuie (le 04/12/2006 à 16h10)

Ben oui, j'm'ennuie... a cause de TOI, qui se reconnaitra, qui m'a posé un GROS lapin, là, à l'instant... j't'en veux pas, juste parce que tu m'as pas inventé un mytho-à-rallonge-trouvé-dans-l'instant. "Veux pas bouger, y pleut", c'est mieux, c'est honnête.

 

Bon, j'ai reposé le téléphone et soupiré (parce que moi, là pluie, j'm'en fout... j'ai un manteau-moumoute terrible qui me protègerais d'atomiques bourrasque... de loin, on pense que je fais le remake de "L'ours, le retour" mais j'm'en fout, je te dis. Au moins, moi, je sors)

 

J'ai regardé autour de moi, desfois qu'un troll sorte de nul part pour jouer avec moi, mais nan... "qu'est ce que j'vais faire?" me suis je demandé. Prise d'une fulgureuse envie de retourner l'appart pour faire le ménage à fond, gants Mapa aux mains, attention, je me suis d"abord vautrée (non, non, pas assise, vautrée) dans le canapé pour fumer une clope... pendant 20 minutes (j'avais buggé sur l'écran noir de la télé). J'ai voulu faire l"'appel à un ami" mais... fichtre, tout le monde bosse le lundi (quelle connerie de taffer de nuit, t'es tout le temps décalé au reste du monde, ce qui n'arrange rien à mon décalage neuro-temporal droit).

 

Donc, comme j'aime pas comater devant la télé surtout à cette heure ci parce qu'entre "Les feux de l'amour", "Walker texas ranger" et "Derrick", je me suicide après, la gueule dans le four avec en musique de fond, le générique de fin; j'ai trimballé mes fesses de grenouille (?!) à mon ordi.

 

Coup de téléphone de ma mère. "Tu fais quoi? Rien? Faut quelque chose de ta vie ma fille"

 

Ah... maman chérie, si tu savais! J'en fais des choses, mais jamais asez pour toi... Maman-fusion, qui me voudrais à ton image. On en est pourtant pas loin... juste un conflit de génération...

 

Sûr qu'à mes expos photos, où tu ne comprend pas l'intérêt de fixer en image une nana grimée dans une cage d'escalier, tu préfères tes expos dans des patelins sur l'artisanat d'un potier du coin.

 

Sûr qu'à mes films psycho, où tu crie à chaque changement de décor, tu m'invites à des scéances privées au caméo. Je me rappelle ce film d'un réalisateur Croate qui a produit une oeuvre de 4h00 sur la condition d'un homme en motocyclette dans son pays. J'ai essayé de tenir, je te promet mais je devais avoir des vers au cul, où... c'est peut-être ce type à mes côtés, qui se grattait la locks d'un air passionné en me donnant des coups de coudes à chaque fois qu'une scène l'interpellait.

 

Sûr qu'à mes concerts où tu te chopes des quintes de toux à cause de l'opacité de l'air en me demandant où est l'artiste alors que ça fait une heure qu'il joue, tu t'excites devant un spectacle de chants Inuits...

 

Sûr qu'à mes compétitons de poèsie dans des bars, tu sais "ces gens torturés" comme moi, ta fille "qui devrait se faire soigné par un psy... c'est bien les psy tu sais, ils donnent des pillules qui régulent l'humeur" (les p'tites pillules du bonheur... hihihhi, t'en gobe une, et t'es dans le monde des bisounours), tu te retires dans des conférences branchées politiques ou faits de société, où des bobos se prennent pour le cerveau de l'humanité en te balancant des propos que tu comprends pas, préparés...

 

Nan, on vit sur le même sol mais plus sur la même planète...

 

Pourtant, là, j'aurais aimé te retrouver, refaire le monde avec deux discours opposés, s'aggacer, se chercher un peu... tu m'aurais dis pour changer de sujet que je suis mal coiffée, mal maquillée ou mal fagotée, et je t'aurais souris en te disant que c'est pas grave, que ça fait des années que les autres sont mieux que moi, et que pourtant... tu adores passer ce temps avec ta fille... celle qui écrit.

 

Parce que la seule fierté que tu déclines de moi, sont mes ébauches de vie. Ces textes brouillons que j'écris dans ma bulle, ceux que tu lis, avec ferveur, ceux que tu te sens incapable de juger tant tu les aimes.

 

Pourquoi? Dans le fond, ils sont torturés, ils sont chair et sang, ils sont passions...

 

Est ce que tu te retrouves dedans?

 

Je ne te laisse pas lire mon blog, pour le moment, parce que y a encore plus de "moi" dedans. Tu me questionnes, tu es gourmandes de savoir. Non... pas maintenant. Pourtant, y a juste là, que j'écrirai celà, à l'aube de ton anniversaire,

 

Maman, desfois tu m'emmerdes, desfois je te hais, mais bordel, qu'est-ce que je t'aime..

 

Mademoiselle Aude.

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Merci (le 04/12/2006 à 11h53)

 

Là, je te rend hommage, parce que quand-même, grâce à toi, j'me sens belle.

Mademoiselle Aude

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J'ouvre un oeil, je ferme l'autre (le 04/12/2006 à 11h43)

Pas pu avoir accès à mon PC ce week end pour faire un petit coucou, malgré les fourmis ravageuses qui me grattaient les doigts. J'ai fais le plein dans ma tête de trucs et conneries à écrire, j'ai cru devenir folle.

 

Ben oui, à force de vider mes pensées, là, je suis devenue addictive.

 

Tant que je deviens pas schizo...

 

Bref, ce matin je me suis reveillée et... ouch, refermage de paupières direct, retour under the couette...j'avais la tête à l'envers, le moral aux chiottes et mes yeux qui ont vu tout noir.J'ai compté jusqu'à cent en respirant par le nez, méthode Coué (nan, c'est pas la méthode de celui qui présente cette connerie sur TF1, soit un peu moins crétin, diantre!)

 

J'ai furtivement tenté de rouvrir l'oeil gauche... berk, j'ai juste entraperçu la pluis battante sur le velux, allez c'est décidé, je me retourne et m'enroule dans mon duvet suivant le principe du nem asiatique, se lever? On verra plus tard.

 

Sans transitions, samedi cétait vraiment une bonne-journée-coeur-leger. J'avais demandé un break, tu sais, sans horaires, sans stress, sans que tout soit programmé... ben c'est ce qui s'est passé, et franchement, honey, tu t'es pas senti voler?

 

Réveil en fin de matinée, étirements de chat et bouts de nez frottés, pas de douche, rien à foutre, on met nos sapes et on y va.

 

Envie de quoi? De toi! Ok, non, pas là. Envie d'un grand café noir et d'un p'tit pain au lait (ben quoi, oui, moi je suis plus "p'tit pain au lait" que croissant) et, dans la boulangerie, les seuls pain au lait qu'ils vendaient étaient énorme, en forme de bonhomme. T'as souris... ben oui y a qu'à moi que ça arrive ces conneries! On s'est pris un caf', toi tu mattais la place S., et moi je mangais toutes les parties du corps de mon bonhomme....

 

Envie de quoi? De toi! "Ton bonhomme t'as pas suffit?". Envie de flâner en ville, et pis tiens, de te faire essayer des trucs.Je t'ai habillé comme un anglais, j'adore le style british. Un jour, j'ai vu en ensemble sur un mannequin dans une vitrine, j'ai pensé "wouahou, that's so british", donc je pense que chez les rosbif, c'est pas ça la mode, mais shut up, "I adooooooooore". D'ailleurs, toi aussi t'as aimé, la preuve t'es parti au taf comme ça ce matin. A la caisse, on eu la même pensée en voyant la tête de caliméro de la vendeuse (sans la coquille)...

 

Envie de quoi? De toi! J'ai dejà faim. On a été dans notre endroit New-Yorkais. On s'est posé deux bonnes heures, on était les rois du monde, à voyager, et à réver. Y avait un père noël qui descendait sur un fil tendu dans la boutique, en beuglant "Jingle bell". Ca nous à tellement fait marré que le gérant à deux nous prendre pour deux touristes belges...

 

Envie de quoi? De toi, toujours! Dans la voiture, on a prit la route. On a fait escale chez ma copine, qui nous attendait en sortant un gateau au chocolat du four... si c'est pas le début du bonheur, je sais pas ce que c'était. Le ventre plein, on est reparti, dans la voiture, un peu de Noir Désir et de chant à tue-tête. Dans les rues de la ville, tout était lumière. On s'est garé au bord de l'eau, près de ce marchand de sapins. On s'est perdu dans la foule excitée par les achats de noël. Dans cet magasin, on s'est quitté, chacun son rayon. T'as réussi à trouver le moyen de parler dans le micro d'un mec qui faisait des ventes flash et des jeux "Et toi c'est quoi ton petit nom?". Tu m'as fais halluciné, surtout ce que t'as gagné... un mug pour handicapé des mains, "Petit ours brun"... tu sais que t'as volé ce cadeau à un gosse? N'imp'.

 

Envie de quoi? De toi, encore! Tu m'as serré dans tes bras, dans la cohue du marché de noël qui, là bas, est superbe. Je me suis sentie princesse, au milieu des chalets illuminés... bon l'odeur des kebabs et des saucissons m'ont éloigné rapidemment des saveurs épicées et de miel, mais dieu, que c'était bon... On s'est prit un verre de vin dans ce bar cosy où tu m'emmène à chaque fois. Dans ce petit au coin, ai fond, on dominait l'assemblée. Du vin, du frometon, de la charcut'... il était 18h, on voulait que le temps cesse. On a été dans chercher du vin pour le soir, je sais pas comment on s'est demerdé pour choper en plus des tubes de lubrifiants chauffant et électrisant... la caissière à haussé un sourcil!

 

Envie de quoi? De toi! Non, pas possible, alors de me retourner le crâne. Ca n'a pas loupé. Début de soirée difficile pour me mettre dedans, pas envie d'être conventionnelle, envie que ça pulse, là, maintenant, envie de faire la con. Quand les autres ont rejoind le groupe, je savais que c'était partit. Ben oui, avec les gens pas prise de tête, c'est toujours l'orgie... On a fini à 5h00 du mat', moi j'étais encore dedans, j'aurais pu fermer cette boîte, je m'en serais jamais rendue compte... seulement dans la bagnole où je me suis écroulée...

 

Envie de quoi? De toi, au réveil. Mais je me suis rendue compte qu'on était sous la grosse couette dans la chambre d'amis de chez tes parents... et l'odeur qui venait de la cuisine, en bas, signifiait qu'il était temps de se lever... accueil chaleureux... dimanche-détente... familial, comme j'aime. Retour sur N... avant la migration du peuple pour voir le grand Saint Nicolas.

 

Envie de quoi? De toi! Il faudra attendre, on a tous les deux envie de Churros au Nutella... après avoir bataillé contre vents et marrées, nous voilà tanné devant Franc Dubosk, quelques éclats de rire plus tard... envie de se prendre un dernier verre avant la fin du week end... Dans cette ambiance sombre et enfumée, la tête en vrac, quelques échanges de paroles et de sourires... on est bien.

 

Envie de quoi? De toi, de toi, de toi... dans un bain... sous la douche... sous l'eau, quoi, on a joué au sous-marin... on a foutu de la flotte partout, mais c'est bon d'être fou...

 

C'est la nuit, tanné dans ce grand lit sur un fond de musique à la lueur d'une bougie... nos yeux se ferment...

 

Bon, on est lundi, il est presque midi, il est temps que je sorte de ma couette!

Mademoiselle Aude

 

 

 

 

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Ecoute et cogite (le 01/12/2006 à 18h49)
Reviens moi vite....
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Pour toi... p'tit con (le 01/12/2006 à 18h47)

Mais qu'est-ce qui t'as prit de me balancer ça, comme ça, en pleine gueule?

 

Un cadeau de Noël? Merci, ça me met dans de beaux draps, de satin, non, d'emmerdements.

 

On allait juste se boire un pot, entre potes, comme à la bonne vieille époque... moi, j'kiff ça, de nos souvenirs en souvenirs, refaire le monde et pas grandir... Putain, à cause de toi j'ai encore une ride de plus.

 

Passer 12 ans ensemble, pour entendre que tu peux plus me mentir, que c'est moi "l'unique, la seule, celle qui..." mais celle qui quoi?

 

Tu dois être bien dans le fond pour plus réussir à regarder au-delà de mon épaule... alors même si sur le moment, j'ai un peu buggé, rigolé, rougi, et fini par te donner un coup de coude genre "c'est la meilleure blague que j'ai jamais entendue", je me suis vite rembrunie devant ton air impasible et mal à l'aise en me disant "et merde"...

 

Fallait pas, tu le sais bien...

 

T'as tout foutu en l'air, et tu me regarde en disant que c'est pas ta faute. Je le sais bien, mais fallait pas entretenir ce qui à commencé à merder en toi.

 

Je vais te le remettre en place, moi, t'es idées.

 

Je suis ni faite pour toi, ni ton fantasme, juste cette bonne vieille pote que t'as connu quand t'étais môme. Celle des 400 coups, celle à qui tu dis tout. Je vais pas te passer en revue les détails mais on en a fait des trucs chelou, alors me dis pas que tu vois en moi la mère de tes gosses, arrête, y a prescription après tout ce qu'on à déconné...

 

Je t'ai quitté en te demandant de te bouger le cul, de pas rester sur ça, sur moi, tu regarder de nouveau vers des "la-bas". Je t'accompagnerais pas, non, je vais m'isoler un temps. Me faire toute petite, et tu verras, qu'un jour tu te reveilleras en te disant que t'es qu'un gland.

 

Ouai, moi aussi ça m'fait chier. Moi aussi déjà tu me manque et dejà je flippe qu'on se retrouve pas. Mais je te jure que si tu fous toutes ces années en l'air, d'un claquement de doigt,  d'un délire de fin de mois, je te maudirais.

 

Tu sais comme je sais si bien m'effacer...

 

Allez, p'tite gueule, je sais que tu liras tout ça, fais un pacte avec moi... reprends-toi, reprends ta vie, parce que, excusem oi mais dernièrement c'était Hiroshima, trouves-toi une nana (mais pas un conne s'il te plait, un qui sera pote avec moi) et reviens-moi.

Ce jour là, fais moi valser, et dis moi qu'on en reparlera pas.

 

I see you soon, honey... et mate la vidéo, ça te rappelles quoi?

 

Mademoiselle Aude (je serais toujours là, flippe pas)

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Parce que ça me donne le moral (le 30/11/2006 à 08h57)
C'est Ma chanson
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La chronique du jeudi de Mademoiselle Aude (le 30/11/2006 à 08h55)

Tu te souviens de mon job à mi-temps? Ecrire tous les jeudi une chronique satiro-ironique pour un blog people?

Je te l'a fait partager....

Je dis qu'il n'y a pas que les stars qui ont des mensurations parfaites

 

Je dis qu'il y a quelques temps, le phénomène de mode chez nos amis les stars, était de se montrer avec un chien sous le bras, assortit au sac Prada... On se rappelle de Paris Hilton et son chihuahua, Nicole Richie et son bichon frisé, Britney Spears et son Yorkshire prénommé Baby... bref, autant d'animaux de compagnie disparus dans la nature...

Fini, balayé le toutou de madame qui tenait chaud contre soi en hiver...

Un abandonné contre une nouvelle acquisition bien plus tendance: l'adoption d'un petit chinois, d'un indien ou d'un malawite (fallait aller chercher l'originalité !?).

C'était le thème, à la base de de ma sainte chronique du jeudi et puis... après moult réflexion (j'en profite tant que je peux encore bénéficier de mes capacités cérébrales) je me suis dis que j'allais laisser murir un peu le sujet.

Les langues de vipères commencent à se délier, les femmes à s'insulter ( Madonna VS Angelina), chacun cherche son bébé à acquérir... je souhaite attendre, voir ce que cela va donner dans les quelques semaines à venir. Ca ne me fait pas rire, juste (ironiquement) sourire...

Donc, sujet en suspend...

 

Je me suis atellée à ma tâche, religieusement, à en faire frémir mon buraliste. Lui, habitué à mon sacro-saint paquet de clope Lucky + Nouvel Observateur, commence sérieusement à paniquer devant ma dégénerescence cérébrale, à lui acheter une cartouche, et la ribambelle de Voici, Closer, Public et j'en passe.

J'en juge, à son regard navré, qu'il doit penser que je viens de ma faire larguée, et désespérement célibataire désabusée, je passe mes nuits à fumer clope sur clope, à bouffer des raviolis à même la casserole, le nez dans mes magasines allégés.

 

Non, non, non,

Je bosse, comme une acharnée. J'ai un peu de mal à voir mon Nouvel Obs' coincé entre deux couvertures nichées de nichons... mais bon, je prend mon job à coeur.

 

Epluchant mes lectures, j'ai fais une découverte marquant psychologiquement, un tournant dans ma vie. Je me suis rendue compte que j'étais une fille formidable, capable de répondre entièrement aux critères physiques conditionnés par notre société actuelle. Si, si! Un mixe parfait de toutes nos V.I.P.

 

Je ne suis pas prétentieuse, juste frustrée, désolée, complexée depuis des années de voir ous ces hommes baver sur l'oreiller en fantasmant sur les mensurations de leur donzelles adulées.

Après ma lecture intensive sur les mensurations de nos chéries enfin dévoilées, je me suis sentie une autre femme. parfait pour la nouvelle année. Si mon homme savait auprès de qui il se couche le soir, je crois qu'il y passerait...

 

Effectivement, maintenant, à la question "décris-toi" je pourrais me permettre de répondre que:

- j'ai le 1m75 de Noémie Lenoir; planquez-vous les Christina Aguilera, Eva Longoria, Nicole Richie et j'en passe... sur vos 1m55 vous n'êtes que mon ombre!

- j'ai le 85B de Cameron Diaz, non siliconné et complètement mignon, alors que notre riche héritière joue dans la cour des mioches avec son 85A (ah, ah, ah!! papa a refusé de lui payer des implants "cela nuirait à son image" Hum...)

- des pieds parfaits dans mon 40, telle Jessica Alba (Adriana Karembeu peut aller se fouler avec son 45, je balance, je balance!!)

- le même petit poids que... Clara Morgane... si! si!

- et je pourrais aisemment emprunter le jean d'Elsa Pataky ou le string d'Eva Green, vu que je porte le même 36 qu'elles...

 

Franchement, se le répeter tous les matins devant le miroir au lieu d'imiter Droopy à se dire " J'ai une tronche de cake" est un leitmotiv bien plus enrichissant!

 

Moins cher et plus efficace qu'une séance de psy, je vous confie même que certaines ne s'assument pas et avouent honnêtement leurs facilités à être maquillées, coiffées, gonflées, liftées, retouchées quotidiennement, sans quoi, leurs images d'elles mêmes ne seraient pas tel quel...

Pour terminer ce petit "remonte-égo" de "nous", jeunes filles bien "communes", j'ai eu vent que des Gazelles comme Carmen Electra, Jennifer Grey, Jessica simpson, Tara Reid et j'en passe, tant la liste est exhaustive, repayeraient pour se faire oter leurs implants ou autres actes chirurgicaux, pour cause d'opérations ratées, rendant esthétiquement parlant ces parties corporelles impossibles à dévoiler...

Honnêtement, ça rend la note salée pour un ajout plastifié...

 

La journée me semble joliment ensoleillée, soudainement...

J'ai entendu dire que (je pense à ça pour mon prochain article à venir) que si Miss Hilton devait adopter, elle choisirait une petite chinoise européanisée... parce que le jaune met en valeur son teint...

Mademoiselle Aude.

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Crie (le 29/11/2006 à 16h24)
Je me tais
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Oisiveté (le 29/11/2006 à 16h22)

Journée en suspend, lassitude du quotidien. Trop de temps à courir, à réfléchir, à brasser du vent.

 

Stop

 

Voudrais m'accorder un break, une semaine, rentrer dans ma bulle.

 

Effet chamallow, ma tête est devant, mon corps à la traine... il ne suit plus, il ne dort plus, il est en manque... de moi. Plus le temps de penser, agir, vivre à mes souhaits. Esprit conditionné qui crie dans sa carapace étriquée...

Je voudrais me faire oisive. Plus de responsabilités, d'horaires à respecter, de politesses à donner.

 

Envie de me délecter.. profiter de ce soleil qui se fait rare, et non pas le regarder se coucher derrière des fenêtres fermées... profiter de l'air frais, et non pas étouffer entre des murs capitonnés... profiter de ces nuits qui s'étirent contre ton corps, sans maudir le crissement de se réveil qui m'arrache à toi... profiter de ces instant bénis où l'on regarde la vie passer dans des lieux confinés.

 

Je me regarde dans le miroir et je sillonne les rides qui se creusent sans joies.

Envie d'autre chose,

Rêver très tard, assise sur ce petit muret que j'aime temps,

Comme avant, retrouver ce caractère candide et cette naiveté qui me saisissaient les soirs d'insomnie,

parcourir les rues de cette ville endormie,

aller au hasard de mes désirs dans ces endroits de vie, qui semblent si détaché de la réalité,

réalité qui n'est pas...

Je ne veux pas devenir cet oiseau sans voix, ce mouton qui s'insurge, cette oie que l'on gave et qui ne réfléchit pas. Pas envie de me faire manger sur un plateau argenté.

 

Je dis non,

retrouver en moi, en toi, en eux cette sérénité, ces regards bleutés d'une visoin océan de nos existence. Mon tient terne et brouillé, devient brûme sous mes écritures inachevées.

 

J'avais un rêve, je voulais un jour le voir naître, la course folle contre le temps me l'a fait oublié.

Tous, tous avaient une croyance. Ces petits bouts de papiers que l'on pliait dans une boîte, trame de nos désirs que l'on a scellé, enfermé... on verra dans quelques années...

Quelques années plus loin, je marche sur l'ombre de moi même et je nous regarde grandir, sans ce sourire au coin des yeux, avec cette mélancolie sourde qui a prise possession. De toi, de vous, je ne me permettrais pas d'exorciser les démons qui se cumulent. Mais de moi?

 

Envie d'ouvrir la boîte de Pandore, voir ce que celà donne.

 

Tu sais, j'ai peur pour toi.

Je me tais, laisse le temps faire ses choix, te laisse toi, osciller.

Je regarde les courbes de ton coeur qui bat fragillement, qui ne manque pas de me rappeller à chaque instant nos fragilités. Cigarette, sur cigarette, je vois cette fumée s'évaporer, le bout de ma cendre tomber, devenir poussière... pas envie d'être le témoin de ton âme qui s'éteint.

Tu sais, j'ai plus d'armes.

Ni plus de larmes,

juste cet espoir cet cette envie de ne plus être le témoin de nos vies, et de la mienne...

Tu sais, je t'aime.

 

Mademoiselle Aude.

 

 

 

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A écouter (et voir) en entier... (le 28/11/2006 à 17h32)
Pour le plaisir de partager mes frissons
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Ca sent le sapin (le 28/11/2006 à 17h09)

Je marchais dans les rues et je me suis sentie le coeur léger sans trop savoir pourquoi.

Une sorte d'effervescence m'a saisi avec une incroyable d'arrêter le temps.

Wahou, ça sent le sapin... Ca sent Noël. Incroyable comme ça rend les gens heureux.

Les banderoles lumineuses, les maisonnettes vendant des conneries hors de prix à tire la rigot, l'odeur du vin chaud... tout semble en suspend...

Et puis ça donne une bonne raison de claquer de l'argent... paraît-il.

Je traçe ma route à vitesse ralentie rue St. J, en flanant devant les vitrines commençant à s'émoustiller sous rubans et paquets cadeaux. Dans peu de temps apparaitront les décos kitch des boutiques à petit budjet, père-noël gonflable (les gosses ne vont encore plus rien comprendre "Maman, pourquoi l'père noël il est tout enflé et coincé derrière une vitre?"), boules multicolore et banderoles lumineuses avec une ampoule sur deux cassée. Les magasins branchés se bagarreront la plus vitrine la plus classe, branchages argents et néons blancs.

Au marché de Noël, c'est une autre ambiance. Vachement populaire. Y aura des groupes de chinois avec des bonnets rouges et blanc à pompon, des pas chinois avec les mêmes chapeaux, des gens bourrés aux stand de vin chaud à la canelle fait avec de la Villageoise et te donnant des aigreurs pas possilbe au bide (c'est simple, dans bois trois gorgée, t'es déjà pété et envie de gerber), des gros se gavant de crèpes, des mémés achetant des biscuits au pain d'épice, des monsieurs choisissants des saucissons en loose pendant que madame s'extasie devant des bougies à la vraie cire d'abeille (les autres du commerce sont en cire de quoi? De dromadaire?). Et pis des gens comme moi qui se baladeront, pour sentir Noël.

Dans les magasins, se sera bientôt la cohue et le stress. Trouver le bon cadeaux pour le mari, le copain, les mioches, la belle-mère (ah, la belle-doche)... y aura des coups de sacs dans la gueule, des coups de nerf, quelques larmes, beaucoup de cartes bancaires qui flambent, des chèques pour les retardataires à la fin du mois... y aura des file d'attente semblable à celle de la soupe populaire, aux caisse... y aura des scouts qui embaleront les paquets pour financer ils ne savent pas quoi... y aura des gens à plaindre qui, clochette a la main, appeleront à notre bon coeur en se gelant les couilles.

Dans les supermarché, les dames s'arracheront les cheveux à savoir quelle taille d'huitre prendre en espérant que, cette année, tonton en soit pas malade à vomir l'huitre à 8 euros au chiotte, d'autres se poseront la question de la buche en dessert "glacée ou fourrée de crème patissière" en ayant une pensée salace à la vin de la dite, crème patissière... et dans un élan commun, toutes en coeur, poseront la question au boucher " Et la dinde? Vous l'avez farcie à quoi (... deuxième pensée salace...)?"

Et les comerçants, eux, s'en farciront plein les poches...

On verra aussi des p'tits homme trimballer de part et d'autre de la ville, des sapins dans des filets, semant déjà quelques aiguilles... et puis les maisons s'illumineront... et puis se sera la joie dans les familles, le 24 au soir.

 

Le 24 au soir, il y aura aussi quelques gens seuls dans les rues.

Il y en aura  quelques uns que la famille aura oublié et qui,à  la lueur d'une bougie mangeront un "pack de Noël" en vente chez Auchan, en s'auto-offrant un p'tit cadeau.

Il y aura aussi des affamés, couchés sur les pavés des trottoirs, s'imaginnt dans une de ces maisonnée brillante, un sourire au coin des yeux, se réchauffant d'une bouteille de vodka... il auront abandonné la bouteille plastique de pinard le temps d'un soir... ce sera aussi un peu noël pour eux, comme ça. Demain, il iront faire quelques poubelles, voir si il ne peuvent pas dénicher les restes d'un repas déjà oublié.

 

Je continue ma lancée et remarque déjà les robes et costumes paillettés, prèts à être enfilés pour la nouvelle année. On sera tous les rois d'un soir, sous champagne et serpentins.. Les pantins d'une date bien commerciale...

 

En janvier... se sera la mort dans l'âme qu'on restera dans les foyers, à manger patates et pâtes à toutes les sauces... le compte bancaire déserté, le temps de le remettre à flots, pour le 14 février...!

 

Mademoiselle Aude

 

 

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Ecoutes et fermes tes yeux (le 26/11/2006 à 23h11)
Parce que je valse
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Y a des moments de spleen (le 26/11/2006 à 23h10)

Y a des moments où je ne suis plus moi... j'arrive plus à garder ce ton leger de ma vie. Y a trop de choses qui se greffent, qui s'attachent... y a trop d'importances, je perd pied et j'ai les boules.

Y a que dans ma vie, on ne m'a jamais rien dicter. La seule dictatrice était moi-même et, même si ça partait en live, y a que moi qui tombais... j'me donne la main et j'me relève, et, bam... je repars.

Je m'écoute pas... je me suis jamais écoutée... et même quand ça fait mal là où il faut pas.

Y a toujours eu ce regard qui part vers l'horizon et jamais personne pour me ramener à terre.

 

Aujourd'hui, y a toi.

T'as ta responsabilité, j'ai la mienne.

Mais cherche pas, je suis une sang sue.

J'ai besoin, besoin et encore besoin.

Si t'es là, si tu restes, c'est pas pour rien.

Je te demande beaucoup, je sais... de patience, de sang froid, d'honnêteté..

Mais je suis tellement pas comme les autres... C'est pas un come back de la fille qui sait tout de la vie, loin de là, je n'sais rien et je n'suis rien.

Juste une fleur qui dans tes mains de jardinier, pousse,

Juste un cocoon qui s'accroche à se branche pour devenir papillon.

M'écrases pas,

Me laisses pas tomber.

 

J'ai peur du vide...

 

Mademoiselle Aude

 

 

 

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Il faut souffrir pour être belle (le 26/11/2006 à 19h28)

Bon, ça faisait quelque temps que je me disais "faut qu'j'y aille" mais pas la motivation de perdre trois heures dans ce bunker...

Quand ma charmante collègue m'a fait remarquer que "oh là là, c'est dingue les cheveux blancs que t'as déjà à ton âge", je me suis dis qu'c'était le moment...

Déjà, le concept "avec ou sans rendez vous" me fait marrer, parce que c'est impossible, à moins que d'y passer la journée: couleur à 9h00, coupe à 12h00 et coiffage à 16h00. Non.

Fumant ma clope comme une forcenée, je me prépare à rentrer dans cet îlot de détente, soit disant. J'écrase nonchalament ma Lucky au sol, pousse la porte eeeeeeet... c'est partit.

C'est marrant mias quand tu rentres dans un poulailler, toutes les cocottes se taisent et te toisent. Après un silence où tu entendrais une mouche péter (ce qui détendrait largement la situation), une nana avec une coupe à la Jumbo Circus vient te voir. Sur le moment, j'me dis que ça doit être le peintre du salon, vu la quantité de couleurs sur sa tête. Mais non, c'est la coiffeuse. Là, j'me sens mal.

Elle sourit pas, surement trop concentrée à macher son malabar.

"Z'avez rendez-vous? C'est quoi vot'nom?" Tu déclines aimablement ton identité avec un grand sourire en priant le ciel que tu passes pas avec elle.

"Ah ouai... z'avez qu'à aller à la technique". Là, t'hésites à ressortir vérifier l'enseigne, histoire d'être sûr de pas être rentré au service après vente de chez Peugeot. Nan, la technique, c'est l'endroit où ça pue l'éther, l'ammoniaque et les colorants artificiels... bref, l'endroit où ils te colorent les tifs "avec QUE des produits à base de plante, ultra naturels..." Mouai...

Donc, à la "technique", une professionnelle vient te voir? Et te demande ce que tu veux. "Tout sauf comme vous...". J't'explique, elle, elle était blonde péroxidée avec des racines noires... tu brûle de lui demander si elle c'est gouré dans le temps de pose, mais bon, tu souris (faut que ce soit ta pote pour ressortir avec une gueule correcte). Tu lui explique avec des termes simples ce que tu veux... Elle prend tes cheveux avec une mine renfrogniée, tu vois bien que ce qui l'aurait éclaté, c'est de te faire rose avec une frange violette... désolée nénette, j'ai plus 15 ans.

Après une heure de pinceau dans les cheveux, où t'as plus de produit dans les oreilles et les yeux que sur ton crâne, tu connais tout de la vie de ta coloriste. Son mec qui l'a plaqué, son chien qui est décédé, son avortement dur à digérer et même qu'elle n'aime pas les plats épicés. Dépitée et déprimée, elle te momifie la tête dans du cellophane trop serré et te fond spus des lampes UV qui te crame la gueule. Mais tu dis rien, t'as pas le temps, elle est partie se moucher/fumer, mettre plus fort NRJ (t'as de la chance encore c'est pas Skyrock aujourd'hui), et s'occupe déjà d'une mamie qui lui demande si elle peut lui faire un blanc-violine... tu plein la pauvre vieille qui va ressortir violette et aura à gérer la crise cardiaque de papi.

30 minutes plus tard, et trois fois la lecture de Biba spécial régime, on t'emmène au "Bac". "Faire des patés?", non, te "rincer", gourde. Une jeunette toute excitée, te chopes à la volée en criant à la ronde "c'est moi qui rince la dame". Ok, t'apprends que c'est une apprentie, super motivée.

Tout sourire, elle te met la tête dans le "bac" et te fout un jet glacé dans la nuque. Tu sursautes. La nénette, désolée, te refout un coup de jet.. brûlant. T'as rien contre la douche écosaisse, mais bon. La mistinguette, toujours à 200%, te racontes qu'elle veut devenir coiffeuse pour star et aller à Paris.

C'est beau d'avoir 16 ans...

Tu descends à la "coupe", et tu retombes sur miss Jumbo Circus. Qui, elle, parle pas, sourit pas, bref, t'emmerde pas. Elle te demande si tu veux "un truc spécial". Non, juste un "rafraichissement". Elle mumumme un "ouai" à moitié machouillé dans son malabar et commence mollement à te faire une tête.

Trois quart d'heure plus tard, t'en peux plus du sèche cheveux dans la gueule, de NRJ dans les oreilles, qu'on te propose 15 fois une manucure aux mains, aux pieds, aux dents (?!) et de la tronche renfrognée de ta coiffeuse qui te tire les cheveux en s'excitant parce qu'ils se mettent pas comme elle veut. "Z'avez vraiment des cheveux pas possible". Soory, chérie mais chacun son taf...

Tu passes enfin à la caisse, en payant ta somme à faire pâlir un anémié, tu jettes un oeil dans le miroir. Bon, comme d'hab, faudra te relaver la tignasse en rentrant parce que là, t'es tellement "brushé" que tu ressembles à Dalida.

Mademoiselle Aude.

 

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Parce qu'il parait que je lui ressemble (le 25/11/2006 à 22h46)
Moi je dis merci...
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Tout petit post du soir (le 25/11/2006 à 22h43)

J'étais partie pour poster un truc drôle (je suis allée chez le coiffeur et, MOI chez le taille poux, ça vaux le détour tellement je suis pas faite pour ces endroits là) mais finalment, non.

 

C'est p't'être du à la (aux) bière(s) que je me suis enfilées ce soir, je sais pas. Oui je sais, on étais deux, et c'est pas beaux une nana qui boit de la bière, mais je suis pas moralement distinguée, alors!

 

Je pensais à un truc. Je pensais au naturel qui me soulage depuis quelques mois, ce côté un peu "on se laisse vivre" et qui nous poursuit. Et franchement, j'te remercie de me laisser la possibilité de souffler un peu.

 

Ca soûl d'être une fille pour plein de critères auxquels tu dois répondre. Et quand je regarde le nombre de nanas autour de moi, j'me dis que vraiment, vivent les filles bien dans leurs baskets et qui sont à des lustres de tout ça. (Je sais pas trop où elles se cachent mais y en a).

 

Quand je suis en soirée, je mate.

A gauche, y a celle qui se trémousse tout cul tendu en te faisant une chorégraphie de "Fame" complètement détraque à cause des trois verres qu'elle a bu et qui la rende paf. Y a le string qui dépasse, le soutif qui se barre mais c'est pas grave, c'est la bomba du soir.

A droite, y a celle qui se prend pour Sharon Stones dans "Basic instinct"... jupe courte, jambes croisées, elle affiche un visage d'une froideur exemplaire et tire sur sa clope de côté en laissant suavement s'échapper la fumée. Elle voit que je la regarde et me jette un regard sanguin, J'éclate de rire, t'inquiètes cocotte, au chiotte, t'as le même style que tout le monde.

Devant, y a celle qui est habillée façon pute sophistiquée. Elle a les fringuent les plus chèrs de la terre et les mecs les plus blindés de fric. Si ils te servent tant de coupes, ma belle, avec leur cartes Gold, c'est uniquement pour mieux t'arroser le derrière... je sais pas où tu vas finir, mais ça n'aura pas l'aspect d'une suite au Plazza...

Au fond, t'as une fille solitaire, qui fond son nez dans son verre. Elle pourrait dire oui à n'importe qui, elle est pas compliquée, juste un peu toute seule le soir et perdue...

 

Chacune joue sa carte, à sa manière... Moi, ça me stress. Je dis juste, les filles, bazardez moi vos airs, vos costumes et vos manières, vives les potes, la bonne zic et la bière.

 

Mademoiselle Aude, et demain je vous parle du coiffeur...

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Sweet dream (le 23/11/2006 à 16h52)
By Marylin Manson
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Le mythe de l'infirmière (le 23/11/2006 à 08h33)

Tu sais combien de fois on m'a regarder, l'oeil lubrique quand, à la question: "Et vous faites quoi dans la vie?", j'ai répondu " Chui infirmière".

Ca m'a toujours fait marrer, de voir ces mâles, le regard brillant et la gorge soudainement sèche, fantasmer sur mon corps nu, juste vétue de porte-jaretelles, sous une blouse blanche étriquée. Hey, les mecs, réveillez-vous, ça, c'est que dans l'film "Infirmière, ma salope, j'ai mal au derrière"...

N'imp... j'y ai  pensé cette nuit, nous voyant mes collègues et moi, en situation... Je leur en ai même parlé, elles ont rigolé. Toutes ont acquiésé, disant qu'il y a pas mal d'ambiguités quand on nous dis qu'on exerce "une belle profession".

 

Il est loin de la réalité ce mythe érotico-sensuel de l'infirmière. Ce qu'on vit dans notre job nous renvoie à toutes sortes d'émotions, à des lieues d'être sexuelles.

Ce sont de vraies tranches de vie... tant dans la relation que l'on a avec le patient, qu'avec les collègues.

De l'autre côté, quand t'es malade, on est les dames en blanc qui font mal parfois, qui soulagent souvent, et qui surtout, sont des petites brindilles de lumière dans les journées glauques et stériles hospitalières.

Surtout la nuit, parce qu'on a le temps (on n'a jamais le temps donc on va rectifier: plus le temps). On est là, on répond aux angoisses, aux questions, aux regards... par la parole, un clin d'oeil, un sourire. Moi, j'me fend souvent la gueule avec les patients. On bosse dans un huit clos fermé, ça apaise les tensions et laisse place à l'intimité.

 

Et puis honnêtement, c'est une vraie famille que l'on forme entre nous. Parce que nous sommes juste des nanas qui bossons ensemble, mais on se connait bien. C'est un travail stressant, alors on a besoin de ces moments de décharges, de fou-rires et puis parfois de confessions...

 

Quand tu prend ton poste, à 19h, c'est l'effervescence dans les service. la journée se termine, c'est un autre monde qui commence, le monde de la nuit. Jusque 23h, ça bouge pas mal, on booste tout ce qu'on à a faire tant qu"on est encore dans le mouvement. Puis les portes se claquent moins fort, et le son des voix baisse.

Là, on se pose. On se retrouve, on fume notre clope ensemble, on se raconte nos week-end, on potine un peu si y a du potin à raconter, bien qu'on s'en foute, puisque dès qu'on aura le dos tourné, c'est sur nous que ça va bécher. C'est un monde de gonzesses...

On se fait nos petites popottes, y en a toujours une qui fait un truc à bouffer pour faire plaisir aux autres. Faut faire gaffe dans ce métier, si on se surveille pas, on se retrouve vite avec un cul en gelée. 

Et puis après, c'est la moment du café. Chacune va le boire avec ses alliées. On se confine, et puis on parle de nos quotidiens. On se livre, on se conseil, on se crée des liens plus serrés.

 

Puis retour du rush, chacune dans nos secteurs, on pêche l'energie où l'on peut. Il est minuit largement passé, c'est là que nos moments de solitudes viennent nous retrouver. Tout est tamisé, calme et rarement volupté. On pense, on cogite, seule sur des patients peu éveillés.

 

Il est 3h00, dans nos QG, vient les moments d'activités manuelles, chacune son truc. Certaines se mettent à tricoter, le nez collé sur leurs aiguilles, d'autres lisent, puis baillent avant de piquer du nez, y en a qui range les réserves, maniaques acharnées... dans le fumoir, ça continue à tchatcher...

La fin de nuit est comique, y a plus d'humanité, juste des pantins dont le maquillage a coulé, sauf celle qui auront prit dix minutes à se repomponner. Les gestes sont automatiques, les bouches sont closes, on achève le travail en priant que la relève vienne vite.

 

Dehors, le jour commence à pointer.

 

Dans les vestiaires, des zombies au teint terne et blafard, croisent les fraichement levées, les joues encore rose de la fraicheur matinale. On se sourit, on parle peu, juste pour se dire "bonne journée".

 

Dans la voiture, vitre ouverte et musique à fond, on se met en pilotage automatique pour aller pieuter. Ce soir, on s'y remet.

 

Tu vois, c'est pas l'excitation assirée, surtout que dans nos tenues mals coupées, on ressemble plus à des soeurs de la charité qu'à des bombes de ciné mais à défaut de te faire bander, passe une soirée, on te feras marrer.

 

Bon, et puis pour pas te contrarier, C'EST VRAI, que certaines portent des dessous à te faire pâmer sous des enues un peu ajourées...!

 

Mademoiselle Aude.

 

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Parce que la vie est faite d'instants qui se perdent... (le 22/11/2006 à 16h48)
... et que je ne veux pas les perdre, ces instants.
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Mon nouveau job à mi-temps. (le 22/11/2006 à 16h34)

Je dis qu'il fallait rapidemment trouver un sujet pour ma sacro-sainte chronique du jeudi, rôle attribué dans les plus bref délais. Me voilà chroniqueuse, étiquette qui qui me colle plutôt bien au regard de mon caractère "croqueuse de fragments de vie des autres" . Et ce, pour un blog people crée par mon mec et un ami. Le but? Tous les jeudis, trouver un thème sur lequel ironiser.

Mais les peoples... étrange race sur laquel je ne me suis jamais penchée ces dernières années, tant la pauvreté culturelle de leur espèce est grande. On les surnomes "célébrités", "V.I.P", "stars", autant de nom pour qualifier un groupe social qui semble nourrir nos rêves et fantasmes, que l'on soit petit ou grand.

Au départ, je me suis dit que quelques heures passées aux chiottes, à lire intensément Closer ou autre revue fondamentale, m'aideraient à pondre. Un article, j'entend.

Malheureusement, j'ai fais le constat que, comme la tête de Paris Hilton, ces magasines étaient creux de potins croustillants.

Il fallait donc faire travailler ma caboche à moi, et surtout trouver un support sur lequel chroniquer. Au risque de laisser quelques cellules neurales au passage...

Au final, au détour d'un JT abordant le sujet délicat du problème d'anorexie dans le mannequinat, la lumière ets entrée en moi.

Notre Jean-Pierre Pernaud national, après avoir balancé sur le candale de la maigreur chez ces jeunes filles, nous gratifie d'un sourire digne d'un pécheur ayant trouvé une rascasse. "Et pour finir sur une touche légère, le mariage Cruise/Holmes enfin prononcé". Sur les dix minutes d'images, constat grisant: j'aperçois deux secondes le couple au sourire email-diamant-de-bonheur (vu le prix total du mariage, je me serais étouffée que s'en soit autrement) et ma télé s'envahie de... Victoria Beckham et son mari caché derrière (on se demande bien comment) amie proche de Katie (de son vraie nom Katherine Noelle.. ca casse le mythe). Et valse de la Bekham qu'on devine derrière ses lunettes de mouche Tsé-Tsé: sa nouvelle coupe de cheveux absolument géniale (on y reviendra), sa cariole vestimentaire absolument phénoménale, et sa maigreur absolument... chut/chut on n'en parle pas.

Quand on sait que 20 minutes auparavant, des images sur la bande de Gaza défilaient sur le même petit JT que les photos de la bande de Gala... je me dis qu'on doit avoir le cerveau mou.

Mme Beckham, comparablement à notre riche héritière tient une place prépondérante dans notre quotidien. On vend la coupe Beckham pour un forfait de 170 euros, les lunettes à des prix croissants, les vêtement tailles 32 envahissent nos rayons féminins sous le 38, sous le 36, sous le 34 (?)

C'est quoi se phénomène? Je me suis lancée le défi d'une journée dans la peau de notre chère Victoria Beckham, alias Victoria Adams, alias Posh, notre jeune fille épicée sur laquelle on lisait des aricles dans OK Podium, quand on allait pisser.

Je me suis dit que notre Vicky devait avoir une vie palpitante pour prendre possession à ce point de nos médias.

Et puis, je n'avais jamais essayé de me Beckhamer avant, je n' voulais pas mourrir idiote.

7h00 du mat', une Beckham se lève tôt, non pas pour aller préparer le petit dèj' aux enfants (un commi s'en charge) mais pour une séance de Pilates avec un coach privé. C'est tendance. A défaut de pouvoir me payer un beau gosse musclé à domicile, j'ai mis mon jogging rapé de mes 15 ans, et le Dvd de "un corps de rêve avec Kamel Ouali" dans mon lecteur. 3/4 d'heure plus tard, rouge et en sueur, je ne me plaint pas, il faut souffrir pour être maigre, heu... belle.

8h00. J'ai faim mais une Bekham ne mange qu'une fois pas jour. A midi. Jep lanque mes Chocapic sous l'évier, tentation jamais je ne te cèderai.

9h00. Je prend connaissance de mes rendez vous important de la journée. Entre esthéticienne, coiffeur, maquilleur, déjeuner et shopping, je me dis que mon planning est supra chargé.

10h00. Sous les mains d'une professionnelle du massage détente, j'essaye de réfléchir. C'est difficile. je me dis que je me dis que je pourrais faire un comme back et être enfin reconnue pour autre chose que simplement la femme de David Beckham... mais je viens de mettre au monde mon troisième enfant et... je mérite bien un peu de repos. On verra plus tard pour ma ligne de cosmétique.

11h00. On me structure ma coiffure très tendance, essayant de masquer les trous qu'on laissé mes cheveux tombés. Si la classe moyenne savait que cette nouvelle coiffure n'ai du qu'à ma chute capillaire....

12h00. Déjeuné avec ma meilleure amie depuis deux mois (depuis que je sais qu'elle incarnera mon rôle dans le film qui va être produit, sur la vie privée de mon fabuleux mari, le plus sexy des joueurs madrilènes). Je lui conseille, en

toute amitié, de perdre quelques dizaines de kilos et de travailler son accent anglais pour m'incarner parfaitement. Je commande mon unique repas quotidien, une salade verte-sans-sauce, et je jouis de ce repas frugal. Non, je ne lorgnerai pas sur l'escalope à la crème de mon voisin, c'est péché.

13h00. J'ai le ventre plein, je digère.

14h00. J'empoigne mon téléphone et m'inquiète si mes enfants vont bien. La nurse me dit que oui. Soulagée je raccroche. Leurs activités? Cloisonnés à la maison, forcément, dehors c'est bien trop dangereux.

14h00. Je téléphone à mon mari, savoir si il n'est pas trop angoissé. Depuis que notre psy qui nous suit pour notre thérapie de couple à déceler chez lui des TOC (du à son rejet de l'équipe national d'Angleterre), je m'inquiète de son soucis de la perfection.

15h00. Je sors de consultation avec le fabuleux Dr Jose Maria Diaz Torres, un spécialiste espagnol de la chirurgie plastique. Il me propose une paire de fesses pour une somme dérisoire, un investissement financier très interressant sur la durée (de mon couple).

15h30. je tente de lire le joli livre que Tom Cruise m'a offert, un récit fondateur sur la sciento... la sciento... je ne sais plus, enfin un gentil groupe que j'ai rejoind peu de temps auparavant. Je ferme le livre au bout de trois lignes, je ne sais pas lire de toute façon.

16h30. (oui; trois lignes ça prend du temps). Je m'offre une pause gourmande: une rondelle de pomme, mon seul écart de la semaine. Demain, je ferais une demi heure de Pilates en plus.

17h00. Je fais du shopping. Dans les magasins enfants... mais le 14 ans est trop grand, il me faut du sur-mesure, forcément.

18h00. Je rentre, épuisée. Mes lunettes-mouches pèsent trop lourd sur ma cloison nasale.

19h00. Je me couche, le ventre grouillant. Mon mari tente un interlude de jambe en l'air, mais il se cogne contre ma hanche et tombe à mes pieds. On verra ça demain. Il y un os, j'en suis sûre...

Je range mon habit de Catwoman/Beckham. Je suis déprimée, c'est chiant d'être Beckhamée... au moins, il n'y a pas de dépendance.

Je comprend pourquoi elle fait tout le temps la gueule, la Beckham. Elle aurait du céder aux avances de Justin Timberlake, sa vie aurait été plus palpitante...

Mademoiselle Aude.

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The Blower's Daughter (le 22/11/2006 à 08h51)
Parce que je ne sais plus, parce que mes mains se tendent, parce que mon esprit joue la carte de l'ambivalence avec mon corps, parce que je ne connais rien de fantasmagorique, parce que je ne sais pas donner de nom à cette pieuvre qui m'ensère l'estomac, parce que mon ventre crie, parce que je n'ai pas faim et que je connais pas l'envie, parce que mon rôle n'est plus... pour tout cela, je n'avance plus Parce que je t'envie, parce que je ne suis pas un roc, parce que mes yeux sont sombre, parce que le clair-obscur m'appelle, parce que je n'en peux plus de ces nuits d'insomnie, parce qu'il fait froid dans mon coeur, parce que je n'ai plus d'ardeur, parce que mes doigts sont bleus et mes lèvre gercées, parce que je n'arrive plus à parler... pour tout cela, je n'avance plus. Parce que j'ai vendue mon âme au diable pendant des mois, et qu'il ne recherchait en moi que la prospérité, parce que j'ai gratté dans le sol les contours de mes pensées, parce que mes ongles sont sales d'avoir été rongés, parce que des regards se sont détournés, galvaudés... Rien ne sert de fuir, déjà au loin, résonnent les tambours au rythme de mes tempes qui palpitent. Je n'arrive plus à combler les vides, le néant m'a saisit. Prends ma main, ne la laches pas. Dans les rues muettes, ne parles pas. Même si tu ne comprends pas. Où aller? Où courir? Me delester de ces sacs lourds de remords, de regrets, de honte, et de solitude... Je les laisse s'envoler, ses fantômes que j'effleure au passage, regarde, ils deviennent mirages. Les embrunts, les abîmes se propagent en moi, avais-je le droit? Je t'abandonne, toi, mon fardeau que je tenais au chaud. Mes larmes sur mes joues que je lêche au passage ont un goût de renouveau certain, mais l'avenir devant moi, à le parfums éternel d'un défunt. Ne suis pas déjà morte? Et ce corps qui me porte? Tu ne dis rien, déjà tu sembles loin... Dans mes paumes endurcie, je regarde les lignées de ma vie. Le vent les a laquées. Je ne suis pus cette marchande d'illusions nonchalantes et bancales, juste ce petit bout de femme qui a rabattu des ailes. Emmènes-moi, sur cette dûne blanche qui me semble si familère, retrouver ma foi, ce en quoi j'espère. Mademoiselle Aude.
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A voir (le 21/11/2006 à 16h42)
Parce que ça fait mal
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C'est qui cet homme qui tombera de la tour? (le 21/11/2006 à 10h10)

C'est qui?

Tu veux savoir quoi, son nom? Son regard? Son odeur?

C'est celui qui a mit des brides à mon corps,

C'est celui qui m'empêche de trouver le sommeil depuis,

C'est celui qui me dégoûte de moi-même,

C'est celui qui m'empêche d'avoir confiance,

C'est celui qui me fait haine,

C'est celui qui me rendrait meurtrière,

C'est celui qui se voulait le maître,

Et moi la soumise,

C'est celui qui dit qu'il ne me savais pas mineure,

C'est celui qui m'a prit mon bout de bonheur

Pour le troquer contre une tartine de merde

Que je croque tous les jours,

Que je croque tous les jours.

C'est la pourriture qui embaume cette Terre.

Mademoiselle Aude, en réponse à une flash note

 

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Insomnia (le 21/11/2006 à 09h58)

Ca faisait longtemps que j'avais pas passé une nuit comme ça...

En ce moment, je me sens vraiment pas quand je vais me pieuter. Pas de signes de fatigue et pourtant mon corps crie "trop besoin de dormir". Mais pour changer, mon esprit ne veut pas suivre mon corps. J'ai un esprit mutant, il lutte en permanence.

Comme tous les soirs, il est plus de minuit et tu t'impatientes que je ne vienne pas te retrouver. Tu te demandes ce que je peux bien foutre, ça fait une heure que je te dis que je vais prendre ma douche. Comme les gosses.

Finalement je me décide à aller prendre un bain, il parrait que ça calme les moeurs.J'ai beau borbotter dans l'eau je sens déjà ma tête qui vagabonde. Pas bon signe.

Je me cale à tes côtés, toi t'es déjà à moitié dans les bras de l'autre salope de Morphée, qui te voles à moi et me regarde d'un oeil narquois, me débattre toute seule pour trouver sommeil. Tu me caresses le front, j'essaye de me détendre... mais déjà les vieux démons apparaissent alors... j'ouvre grands les yeux et je mate le plafond. J'attend que tu t'endormes. Je sens ta respiration devenir plus profonde et... top, ça y est tu ronfles (et oui, désolé chéri!). Alors je tentes dans une contorsion exemplaire de me démeler de tes bras qui m'enserrent. C'est pas possible tu dois avoir au moins quatre bras, j'y arrive pas. Et merde, tu comates légèrement, tu me fais un sourire endormi et tu me retournes comme une crêpe de l'autre côté du pieu. Contre le mur. Et tu me serres encore plus.

Mon plan d'évasion du dodo-collé-à-toi-c'est-cool-mais-je-peux-pas-dormir vers mon objectif télé-café-froid-clope tombe à l'eau. Pourtant c'est ça qui me faut, je le sais... une clope, des programmes bidon à mater, histoire de me lobotomiser un peu le cerveau... et un grand verre de Pepsi Max, bien glacé.

Bon, j'ai toujours pas les yeux qui veulent se fermer c'est terrible et puis je sens monter un léger sillon de stress en moi, là... non, pas de stress, pas de stress, pas de stress.... on se détend, j'ai dis.

Je commence à compter les poutres au plafond... bon ça va vite, il n'y en a que trois, ah, non, tiens quatre, il y en a une cachée derrière l'armoire, je l'avais jamais remarqué celle-là... interessant, ouaip, ouaip, je demanderais à ma coloc' combien elle, elle en a dans sa chambre demain... (elle va encore me regarder avec ses yeux ahuris!!).

Je continue en écoutant les petites gouttes de pluies qui tapent sur le vélux. C'est jolie cette petite symphonie, ça me rappelle les berceuses de mon jouet Berchet quand j'était petite. Ca y est je sens, monter l'angoisse en moi, mes vieux fantômes vont y arriver à  revenir, les enfoirés, j'te jure. Je regarde le réveil, déjà une heure et quart écoulée à rien foutre. C'est pas vrai, là, je m'énerve, et du coup, merde, j'te réveille... Tu me demandes si ça va , sur le moment ça donne un " hummmm... a va?", j'te dis oui, oui en me calant contre toi. C'est dingue, tu te rendors déjà...Je t'en veux, c'est quoi cette faculté d'endormissement rapide? J'ai envie de te secouer pour pas que tu t'en ailles dans tes songes où je ne suis pas (tu passes ta journée à mater des peoples, je penses aisement que tu sommeils, dans tes rêves, d'avantage sur les seins de Jessica Alba que sur les miens!).

J'irais bien te demander de mater sous le lit, je suis sûr qu'il y a des monstres cachés, et c'est eux qui m'embêtent, d'ailleurs, l'armoire, elle grince, y a la sorcière croqueuse de jeunes-filles-brunes-nommées-Aude, dedans...

Ben oui, je sais, tu me dirais encore que je suis folle, que j'ai un grain coincé entre deux synapses... mais j'y suis pour rien, moi, si je m'invente toutes ces hisotires c'est pour ne pas penser... Parce que si je pense, ben après j'ai mal... et quand je pleure toute seule dans le lit et que tu dors à côté, j'aime pas mordre l'oreiller pour pas te réveiller...

Et ce matin, t'abuse de dire que j'ai ronflé... franchement, c'est toi le gros ramoneur de cheminée.

Mademoiselle Aude

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Le petit prince et la rose (le 20/11/2006 à 23h14)

Un jour, un petit prince rencontra une rose.

Il l'a cueillit et la trouva si belle,

Qu'il lui offrit de l'or et quelques perles de miel,

Lui glissant dans l'oreile quelques proses.

 

La fleur, petite et fragile commença à s'ouvrir,

Et dans les yeux du prince, vit un avenir.

Un à un, elle dévoila ses pétales sans pudeur

Car avec lui, elle oubliait ses peurs.

 

Sur les journées tigrées, tonbaient quelques gouttes,

Ce qui semblait normal, lui avait déjà,

Les lignes sinueuses de sa main, en déroute.

Il fallait marcher droit, ici-bas.

 

La belle chassait les larmes, elle y croyait plus que tout,

Elle avait confiance, elle vivait, elle aimait surtout,

Et quand les nuages ont caché les rayons ardents,

Elle avait une telle foi qu'elle ne le vit pas vraiment.

 

Pourtant les mots tendres et la douceur

Se firent rare comme les instants de chaleur.

Les épines de la rose commencèrent à saillir,

Et la couronne du prince se mit à ternir.

 

Alors, la belle referma ses pétales colorés,

Et lui s'ennuya, il avait détruit sa beauté.

Il partit vers d'autres plaisirs éphémères,

Et la rose se sentit perdue dans sa chair.

 

La belle laissa un jour dans la main du prince,

Un pétale rouge sang de douleur,

Elle ne sentais plus battre son coeur,

Lui, le maître indocile, s'en alla dans sa province.

 

Un message de rose fanée, elle lui laissa,

Si rien n'est éternel, rien n'est oubli,

Son histoire mérite d'être criée, et lui, bannit,

Parce que dans le livre des reines, ça ne se passe pas comme cela.

 

La belle, a la fin de l'histoire entre ses mains,

La rose lui dit qu'il l'a soumise, d'un aspect peu commun,

Que marcher à côté, ça ne sert à rien,

Ni fuir, car il est tracé, le destin.

 

Mademoiselle Aude

 

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Nostalgie d'un songe qui me ronge (le 20/11/2006 à 22h45)

Il m'arrive aussi de ne pas déconner. Ca étonne les gens quand je dis ça... je ne me demande pas pourquoi, j'ai tellement appris mon rôle par coeur que ça en devient inquiétant.

Pourtant, moi aussi j'ai le coeur en miette et je ne sais pas comment le dire, je sais juste l'écrire. Je suis une nostalgique du bonheur.

Pourquoi quand on est môme, on nous persuade que tout sera toujours aussi calme et tranquille, que les gens qui bercent notre enfance seront toujours là, à l'identique, et nous borderont en nous embrassant sur le front, les soirs angoissant.

Je suis une nostalgique de cette odeur de lessive dans la buanderie de maman,

Une nostalgique du pain au chocolat qui nous attendait quand on rentrait de l'école,

Une nostalgique de la voix de papa qui rentre du boulot,

Une nostalgique de Jimmy Hendrix dans la chambre de Pierrot...

...et de la techno dans celle de Lolo...

...et des posters de Tom Cruise dans celle de Soph'...

...et de l'odeur âcre des peintures dans celle de Cath'...

Une nostalgique des histoires d'après-guerre de ma grand-mère maternelle...

...et des gaufres de la paternelle.

J'aime pas aujourd'hui aller fleurir les cimetières, pourquoi ça les fait tant sourire, quand j'y dépose des lettres plutôt que des chrysanthèmes? Je comprend d'ailleurs pas pourquoi on offre aux morts qu'on aime des chrysanthèmes, c'est tellement glauque... moi je leur écris tout ce que je ne peux plus leur dire dans le coin de l'oreille, et je suis sûr que quand viens la nuit, ils les lisent...

M'enlevez mes rêves d'enfant... on nous fait croire que le père noël existe, la petite souris aussi... je sais que c'est stupide mais moi j'ai grandis sans vouloir tout voir de la réalité. Je ne veux pas me lasser si vite de tout. Il n'y a rien de moins éphémère que mes petites voitures Majorettes rouillées maintenant (non, je ne jouais pas aux Barbies...), que je conserve dans cette vieille boîte à chaussure. Quand tu l'ouvres, ça sent le passé, oui, mais le passé de l'insouciance. Laisse moi en prendre une bouffée, et gaves toi aussi, tu verras comme ils sont bons les souvenirs.

Dans les souvenirs, Christophe n'est pas cet homme que je ne connais plus, il est encore celui qui me donnait mon premier bain de mer, en prenant soin que mon bob reste bien sur ma tête pour pas prendre de coup de soleil,

dans les souvenirs, Cath' n'est pas si seule dans sa vie, elle veut partir en Indes, aider les pauvres et elle m'en parle pendant des heures avec cette conviction ultime qui rend les visages si pures,

dans les souvenirs, Lolo est encore entouré de sa famille, de nous et il a le visage heureux à côté de son frère... ses boucles blondes n'ont jamais été aussi blonde,

dans les souvenirs, Soph' ne se gave pas de cachetons pour fuir la réalité, elle vit encore ses rêves d'adolescente,

dans les souvenirs, Pierrot est là, et il me raconte l'histoire du petit prince qui protège sa rose,

dans les souvenirs, il n'y a pas de douleurs...

Quand je regarde dans le miroir, je compte les rides du temps qui passe et que je ne maquillerai pas, aujourd'hui.

Je prendrais bien la voiture pour partir vers nul part, juste pour effacer la mémoire, quelque temps.

Juste pour ne pas être triste ce soir, pour ne pas avoir envie de m'enfuir sur un boulevard, et me faire peur en valsant parmis les voitures, et me prendre ces lumières blafardes dans le visage.

Pour ne pas avoir envie de me perdre dans un songe, pour ne plus ressentir ce vide qui me ronge.

 

Je sais bien qu'il faut grandir. Et vivre ces bonheurs fugaces qui passent comme ça, sans qu'on s'en rende bien compte. Mais justement, pourquoi on ne les vit pas intensément, ces joies futiles?

Je voudrais les prendre en photo, ces éclats de rire, ces coups de coudes dans les côtes et ces claques dans le dos...

Je voudrais me les tatouer, ces baisers que tu me donnes,

Je voudrais encore plus te serrer dans mes bras quand je te dis bonne nuit avant qu'on se terre chacune dans nos chambres,

Je voudrais tout le temps que tu me dises que tu m'aimes,

Et je ne voudrais plus de ces chemins qui se croisent et se décroisent comme si on n'avait rien construit, tous ensemble.

Je ne voudrais plus de cette peur dans ma tête...

 

Mademoiselle Aude.

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Parce qu'on a le même sang (le 20/11/2006 à 15h55)

Avec le temps qui passe,

Les souvenirs parraissent loin,

Les yeux vitreux sont las,

Et l'homme devient inhumain.

 

Mais pas toi, issue d'ailleurs,

Je ne veux pas que ton sourire,

Blasé par de faux délires

Se fige, puis se meurt.

 

Avec l'horloge du temps

Qui opresse, qui speed, qui stress,

La corde au cou, on se pend

Dans un élan d'ivresse.

 

Mais pas toi, petite femme,

Tes pinceaux aux doigts, recolorie le monde,

Au gré des humeur de ton âme,

Toi qui n'as jamais cru la Terre ronde.

 

Avec tous ces soleils levants,

Ton regard aurait pu perdre espoir

Par la vision d'un avenir dérisoire,

Dès les rayons se couchant.

 

Mais non, tu restes toi-même,

Et tu le sais, c'est comme ça que je t'aime,

Quelque soit le temps, quelque soit le moment,

Sister, on a le même sang...

 

Mademoiselle Aude

 

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Ma sister (le 20/11/2006 à 15h42)

Ah... ma sister...

Aujourd'hui, le téléphone sonne sur un appel inconnu. Je décroche sur un "ouai" pas très sympathique (en général les appels cachés sont des appels de gens que t'as pas nvie d'avoir en ligne, alors je plante le décor "ouai?... me fais pas chier, j'te préviens!")

J'entend un genre de... mulot? souris? hamster? à l'autre bout de la ligne. En gros, j'entend qu'ça couine, sans définir ce que c'est vraiment. Mon rongeur décide à décliner son identité... c'est ma sister... en larmes, forcément. Je lui dis d'aller s'moucher un coup car je comprend rien entre ses "snourf", ses "snifs" et ses "bouhhhhh".

Le temps qu'elle aille dégager ses fosses nasales (et remettre ses neurones en place par la même occas') je calcule depuis quand elle avait pas péter les plombs... quelques mois, y a du progres.

Oui ma sister c'est un peu... le jour et la nuit, le soleil et l'orage, l'amour et la haine. Complémentaire, mais elle peut passer d'un état à un autre en un battement de cil... impressionnant et complétement destabilisant, faut être blindé, j'te jure.

"Alors? Quoi-qui-n'y-a-qui-va-pas?"

Trois réponses possibles chez une gonzesse: "Moi", "Les mecs" ou "Chai pas" (c'est le pire celui là).

Et elle me répond" Chai pas"

...merde,

"Ou plutôt, si, TOUT va pas"

... remerde

"En fait, Aude, je viens de me rendre compte que je suis une vieille trentenaire et que ma vie est nulle"

Et....refondage en pleures.

Là, j'ai bien envie de raccrocher le tel, comme ça, vite fait, ni vu, ni connu, mais bon, j'peux pas. Parce que, j'peux bien consoler quelqu'un qui viens de... perdre sa grand-mère, ou... son père, ou... son taf', ou... sa copine qui s'est barré... même le coup de "j'ai perdu mon lapin nain" j'peux consoler... du moment que c'est du concret... mais la crise existentielle... pfffffffff, la mienne, j'la fais toute seule, bordel pourquoi il faut TOUJOURS  que chez les autres ça tombe sur moi?

Bon, je prépare le terrain: ordinateur mode veille (avec fond d'écran grenouille à grande bouche, elle me fait marrer celle là, connais-tu l'histoire de la grenouille à grande b... ok, on verra ça plus tard), mug de café serré/brûlant, paquet de clopes, cendar vide et... papier/stylo pour gribouiller.

"-Alors? Qu'est ce qui nous tombe sur la tête à trente piges?

-Je viens encore de me faire jeter, je suis une vieille moche ridée ininteressante et mal baisée.

-Tout ça? Qui t'as tej'? Polux? (c'est pas son nom, mais quitte a remplacer les noms autant en trouver des funcky!!!)

-Mais nooooooooooon, ca fait un bail que je suis plus avec, on voit que tu prends de mes nouvelles (ben...), non, lui je l'ai quitté parce que je suis tombée amoureuse de mon prof de danse....

-Cul poilu qui transpire?

-Arrête de l'appelé comme ça... oui.

-Alors c'est lui qui t'as tej'?

-Mais nooooooooooon, mais t'écoute rien de ce que j'te dis, hein (ben...? là je m'allume une troisième clope... je dois être en manque de nicotine et louper des passages de phrase). Après j'ai quitté mon prof de danse pour...Eddy!

-Le vieux qui pue? (là, elle refond en larmes. Déduction rapide et efficace: le jeteur, c'est lui)

-L'appelle paaaas comme çaaaaaaa, bouh, bouh, snif, snif. Je l'aimaiiiiiiiiiiiiis

-Ouai... en même temps... c'est à cause de lui que tu te sens vieille et moche? Ben tu m'étonnes il a un peu 67 piges.

-Mais tu comprend pas, c'était pas que du cul entre nous.

-Non, bien sûr... hum, et il lui ai arrivé quoi? un infarctus?

-Un quoi? Non, il est retourné auprès de sa salope de femme....

-Ah, ouai.. ça devait être vachement fort entre vous... et dis moi, le prochain, tu vas directement le chercher àu thé dansant, où tu tapes dans l'inverse genre boîte de nuit ados? Où alors tu vas peut-être te décider à te trouver un mec sérieux? Non? Allo?"

Là, je sens que je l'ai énervé.. attention, v'la le mixe orage/haine/nuit, voire même suppléments éclairs. Je-vais-m'en-prendre-plein-la-gueule...

"Tu sais quoi? T'es vraiment pas possible, Aude. Tu t'prends pour qui? Moi, j'suis bien dans ma vie, pas comme toi. Je suis heureuse de plus avoir mes vingt ans et quelques immatures. T'as rien, toi, t'es nulle et tu juges les gens. Moi, j'suis une nana à la cool, tu sais pas ce que c'est, et ma vie, et ben je l'ai réussi, même si je vis que de mon art (et que je taxe les parents) et pis, et pis et pis tu sais quoi (non, mais vas-y) et ben c'est pas parce que j'ai pas encore le bon mec que j'ai pas droit au respect. je prend le temps moi, de trouver celui avec qui ça collera, je suis pas comme toi. Non, vraiment t'as rien compris. Tu veux savoir? Moi, j'suis heureuse. Vraiment" Et... coupez!!!!

Bien... onze minutes vingt-six pour remonter un moral à bloc...ne me demande pas la technique, ça marche au felling! Je suis vraiment une pro!

Et dans moins de deux minutes, c'est ma mère qui va m'appeler "Qu'est ce que t'as encore dis à ta soeur pour la mettre dans un état pareil?"

Tiens, mon téléphone sonne...!

Mademoiselle Aude, bienheureuse de pas encore avoir trente ans, ça promet!

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Bimboland (le 20/11/2006 à 00h15)

Fini les soirées chez les beaux-qui-claquent comme ça...

J'te jure...

J'ai du perdre 3 neurones parce qu'il parait que c'est contagieux. Ca craint, je le sens... j'ai le cerveau mou. Je crois que dans la catégorie soirée vide/oeil creux, j'ai pété le score.

Nan, le problème, c'est qu'y a un problème... je suis une nana...

Déjà, on me plante le décor: ce soir on va LA. Sur le coup, je suis super emballée, j'm'entend trop bien avec la clique... masculine, sauf que ce soir, y aura toutes les gazelles on donc, logiquement parlant, c'est avec ELLE que je vais passer une (trop) grosse partie de la soirée. Bon, pas grave, y en aura bien une qui aura lu Closer, j'aurai p'têt un sujet de conversation. Donc avant de me préparer, j'me barre une heure aux chiottes lire le fameux magasine, histoire de pas avoir l'air con une heure plus tard (?)

Vient le dilemne, je me sape comment? Parce que là-bas, l'habit fait le moine, attention! (et la couleur de la CB, et la montre... je l'ai appris hier, MAYDE!, je suis à l'école de la vie!).

Quelques heures plus tard, perchée dans mes bottes hauts talonts (bordel, c'que j'ai mal aux orteils), essayant de mixer un "j'tire sur ma jupe en remontant discrètement mon collant", j'me demande pourquoi j'ai mis un Wonderbra qui m'écrase la cage thoracique alors que j'suis plate comme une limande.

Le premier couple arrive... lui toujours aussi classos,( mais il a le droit, on fait des paris sur ses chemises) me vole mon mec. je me retrouve en tête à tête avec sa poulette. Je branche mon sourire et commence à chercher un sujet de discussion mais, quel dommage, elle peut pas parler tellement elle est énervée... elle a eu froid la pauvre biche, elle a du attendre son mec 10 minutes dehors. Et ça lui a flanqué sa soirée, donc... mademoiselle fouette, mademoiselle rage et... j'ai bien envie de lui dire d'aller péter un coup mais "ça ne se fait pas".

On me demande ce que je veux boire. Deux fois. La première, j'avais pas entendu, je lorgnais les seins de mon interlocutrice en me demandant si elle avait pas oublié d'enfiler un bout de tissu mais visiblement, non. Je demande un verre de vin. J'aurais bien pris une bière mais il n'y en a pas et puis..."ça ne se fait pas", déjà que toutes les gazelles sont au champagne... merde je suis déjà hors jeu.

L'appart commence à être blindé, j'me dis que je vais aller gasouiller un peu mais tous les mecs sont en plein matage de films de boules sur l'ordi, alors il me reste le second choix, se tourner vers la gente féminine.

Ouaip... closer n'est plus d'actualité, le sujet du jour c'est les cheveux. Toute s'extasie sur le nouveau blond d'une d'entre elles (je suis la seule brune ce soir là, à noter) et je manque de m'étouffer quand j'apprend le prix de cette blondeur artificielle et de la coupe effet "Victoria Beckam"... j'ai envie de lui dire que pour moins chère, faudrait qu'elle arrête de bouffer et qu'elle s'achète une paire de lunettes-mouche chez H§M, elle aurait de loin la gueule et le physique mais..."ça ne se fait pas"

Je me rabat sur les cacahuètes, et tente de parler vacances avec une autre qui en revient. Les Maldives... le paysage est magniiiiiiiiiifique, complètment typique fait de cahutes de bois et de palmiers... ouai, un peu le même paysage que tous les Clubs Meds? Elle me regarde un peu interloqué...non, parce que la bouffe aussi était typique... papaye et kebab de rêve... ouai, bon sinon, de la plongée? des virées dans l'arrière pays? Ah non, le programme était déjà assez chargé: petit déj, plage, dej, plage et le soir... queuleuleu avec les gentils organisateurs. Ouai... pour combien? 4000 euros... (là, je lache mon verre) ah, ouai... pour se pris là j'me paye un all inclusive à NY..

Dépitée, je me plonge dans les bonbecs Haribo, tu sais, ceux qui sont vachement acidulés et qui collent aux dent. Je me bagarre pendant au moins dix minutes à tenter de décoller la fraise tagada de mes molaires, c'est pas très glamour, je sais mais ça m'occupe. Et pis, ça fait rire le petit mec à côté de moi, donc du coup, dès que je retrouve mes facultés buccales on discute. Il à l'air surpris, il a l'habitude des jolies filles qui servent à rien, alors forcément, quand je lui parle de mon trip en Irlande et des pubs où on boit de la Guiness, il comprend que ce monde là, c'est pas le mien.

Bon, je charie, moi aussi j'ai été une mignonnette aussi cervelée qu'une huître, mais bon, j'ai quand même prit conscience que je voulais pas finir avec le QI de Paris Hilton entourée de ses cops... Je dis ça, j'dis rien, moi.

La soirée prend une tournure interressante quand là, les mecs, vous avez pas assuré... un blind test, c'est top, je me suis dis que finalement, ca tournais assez ludique mais franchement, faire un blind test sur de la techno et du R'nb... je me suis sentie nulle de plus aller me tortiller un boîte sur du Puff Daddy (oup's oui pardon, maintenant on dit P.Diddy...)

Quelque dizaines de clope plus loin et trois verres de vodkas avalés en loose, à mater ce couple de nanas ridicules une simili gothique qui ressemblait à rien tant elle avait le cul à l'air et l'autre, une jonction de skatteuse/Britney Spears, j'ai commencé amèrement à regretté de pas être un mec.

Au moins eux s'éclataient.

Non, mais désolé, quand on finit en boîte à prendre des bouteilles qui coûtent les yeux de la tête, en entendant à côté une nana gueuler parce que y pas de champagne, y a de quoi aller se retourner le crâne sur la piste avec enfin du bon son... enfin quoique j'avais jamais entendu un remix de Gilbert Montagnier...

Sorry, les mecs, j'vous adore, mais la prochaine fois, je me ferais plus avoir. Je viendrais, mais le cul dans mon jean, mes pinoux dans mes santiags, et je me taperais des vodkas tranquillous en tchatchant avec vous de notre futur trip pour la Saint Patrick à Dublin.

Et si on me demande qui est l'interprète de "Bad boy for life" je repondrais "ta mère"... et même "si ça se fait pas".

Mademoiselle Aude 

 

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La valse du danseur de lune (le 17/11/2006 à 16h52)
La valse du danseur de lune

C'est la valse du danseur de lune
Qui s'est pris les pieds dans la brume
N'a pas vu l'aurore arriver
Et personne n'a remarqué

Il s'est accroché au jupon du ciel
En a déchiré la dentelle
Il est tombé sur un drap de dune
Emportant dans sa chute le rideau de brume

Y'a plus de danseur de lune
Il est mort dans un linceul de brume
Le ciel est presque nu
Et personne n'a rien vu

Toutes les étoiles avaient prédit
Que cet amoureux transi
Un certain petit jour
En tomberait d'amour

Mais lui jouait les funambules
Avec les rayons de sa lune
Il savait qu'un jour le soleil
Viendrait le tuer en duel

Y'a plus de danseur de lune
Il est mort dans un linceul de brume
Le ciel est presque nu
Et personne n'a rien vu

D'après vous c'est un fait divers
Qui ne mérite pas de prière
Vous vous trompez
Vous vous trompez...
Adieu p'tit danseur de lune
Qu'est mort d'être maladroit
Qu'a laissé venir la brume
Cette valse-là est pour toi.
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Là-bas (le 17/11/2006 à 16h45)

Je me souviens notre insousciance...

Toute petite, avec mes couettes, t'adorais me prendre en photo, ou me filmer. Tu te rappelles ces heures perdues où tu m'apprenais à jongler, à monter des maquettes de voiture où me faire écouter ta musique que je ne comprenais pas. A neuf ans,  tes Cd de Nirvana, Jim Morrison ou les Stones berçaient mes nuits, alors que maman s'arrachait les cheveux à me faire écouter Henris Dès!

Je me souviens nos excursions hasardeuses en VTT dans les bois où je rentrais le collant troué et le genoux en sang. Tu te faisais engueulé et moi j'me fendais la trogne en deux. Le lundi, j'avais toujours des histoires à raconter à mes copines dans la cour de la récré...

Je me souviens nos cachotteries pour te couvrir afin que tu retrouves tes premières petites copines à l'insu des parents. Le gage était que tu me dises qui s'était... dans la cour du collège, je pouvais les toiser...

Je me souviens nos balades en moto, sac dans le dos, on zigzagait sur les routes du Massif à la recherche d'un coin paisible près d'un lac où l'on pouvait se jeter à l'eau.

Nos premières grosses soirées retournage de crâne où ils fallait que l'un tienne l'autre pour rentrer. On avait vieilli sans voir le temps passer, dans nos Levi's et veste de cuir, on se sentais les maîtres du monde. A nous Paris et les nuits décalées. Dans nos peu de m2, il y en avait du monde tous les soirs. Je me souviens nos réveils houleux où l'on se faisait des raviolis qu'on bouffait à même la casserole en jouant à la Playstation. Le temps s'écoulait...

Tu te rappelles quand tu t'es marrié, les boules que t'avais? Tu m'as réveillé la veille, à 3h00 du mat' "j'peux pas"... si tu l'as fait et j'étais la plus fière des petites soeurs. Quand j't'ai pris dans mes bras, tu m'as dis "toi aussi, un jour j'te regarderais avec ces yeux là"

Tu te rappelles, ce patelin, près de Deauville, où, ras-le-bol de la capitale, on était partit quelques jours. C'était en octobre, il faisait plus très chaud. Sur la plage on était seul... tu te souviens de "on sera comment dans 10 ans?". On se pelait le cul, mais on était resté des heures à s'imaginer tout ce qui restait à vivre, encore et encore...

"On sera comment dans 10 ans?"...

Dans quelques jours, j'irai là-bas, jeter quelque fleurs sur ce qu'il reste de toi...Je regarderais l'horizon, puisque c'est à la baie d'Arcachon, notre ilôt, notre dune, où tu as voulu que tes poussières blanches soient éparpillées "Naître libre, mourir libre..." tel était notre dicton.

Une larme de plus ira nourir l'océan...

Mademoiselle Aude

 

 

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Chanson (le 16/11/2006 à 16h47)

Quand je marche

by Camille

Album: Le Fil

Quand je marche je marche
Quand je dors je dors
Quand je chante je chante
Je m'abandonne...
Quand je marche, je marche droit
Quand je chante, je chante nue
Et quand j'aime, je n'aime que toi
Quand j'y pense
Je ne dors Plus

Je suis ici
Je suis dedans
Je suis debout
Je ne me moquerais plus de tout

Entends tu, m'as tu dit
Le chant du monde à l'heure de pluie
Quand l'aube se lève je la suis
Et quand la nuit tombe
Je tombe aussi

Je suis ici
Je suis dedans
Je suis debout
Je ne me moquerais plus de tout


Quand j'ai faim
Tout me nourri
Le cri des chiens et puis la pluie
Quand tu pars, je reste ici
Je m'abandonne
Et je t'oublie
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A simple life (le 16/11/2006 à 16h37)

Je regarde autour de moi, je parle, j'évolue, j'observe et je pense.

J'ai toujours eu un idéal de vie assez imagé. Dans ma tête, tout a toujours parut très clair: se sera comme ça et pas autrement. C'est un défaut de mon caractère. L'exigence, la perfection, et surtout les fausses croyances.

Au fil du temps, je n'ai rien construit, ou si peu. Je voulais vivre dans une sorte d'utopie.

J'avoue que j'étais fascinée par les paillettes, ce monde, un semblant de beau, de chic. Tout sauf du vrai. Un monde destructeur. Je ne me pausais guère de question. J'avais des objectifs à atteindre et, ça passerait par n'importe quel moyen.

Je croyais que le respect et ma vie se monnaieraient.

Quelle conne.

Les années ont filé, vide,  insipe, creuse... je me suis reveillée un matin le teint terne, le coeur en suspend et l'esprit qui disait stop. Autour de moi, les autres commencaient à se construire, à vivre vraiment...de choses simples et loin de mes idéaux.

J'en voulais plus, moi l'excessive. Mais je voulais quoi?

Je ne sais pas. Me coller à ma peau écaillée une armure de latex, fourrer mes sentiments, là au chaud, les mettre de côté. Sortir les crocs et avancer sans douleurs, sans upercuts qui m'auraient destabilisé.

Dans le fond, il n'y avais rien de pire que cette sansation de solitude, de peur, d'angoisse et de porte-à-faux... les réveils à une heure du matin, seule dans mon lit froid, seule dans les lits froids des autres, seule dans son âme, à ramasser ses affaires, ses brides d'existence avant de s'en aller dans la brise matinale. Les larmes qui coulent et se figent sur les joues par le vent glacial. Glacial comme mon coeur.

Et ses lendemains de nuitées alcoolisées où l'esprit embrouille la raison, où le monde alentours t'effraye soudain sous les néons blafards. Tu te sens comme au centre d'une pièce de théatre antique où tous les protagonistes portaient des masques affreux. Tout est moove, sauf toi. Tout bascule et tu te snes comme embarquée sur un chalutier qui tangue. Tangue comme ton coeur que tu vomis dans les chiottes douteux d'un club branché.

Et ses flashs que tu peux avoir au lever du soleil, ses voix, ses regards, ses mains qui te touchent et te rendent malade de douleur. Ces journées-tristesses où ton ventre crispé te dis qu'il n'en peut plus, ces journées solitude où personne n'es là pour te carresser les cheveux. Ses journées de dimanche où les seuls gens sains que t'a envie d'appeller sont en repas familial que tu n'as pas. Ses journées grises ou orange à errer dans les rues où les volets des magasins sont fermés. Fermés comme ton coeur mal accroché.

Oui.

Je ferme mon placard de strass et de merde.

Je regarde ce que j'ai dans les mains et curieusement entre mes doigts dénudés, il y a de l'or. Que je n'ai jamais vu avant. Il semble que mes yeux non fardés sont encore plus vert et plus pur...

Il m'arrive parfois, dans la rue, de sourire. parce que je ne savais pas que le soleil pouvait être aussi chaud sur mon visage. Ni que la pluie est agréable quand elle ruisselle le long des cheveux. Et qu'un peu de j'm'en foutisme rendait les murs plus bleus.

Il m'arrive parfois de ressentir un peu de ce grand bonheur qui t'enivre, sans montée d'alcool qui s'en suit. Il m'arrive parfois de pleurer vraiment et de savoir pourquoi, et que des gens me prennent dans les bras et me carressent les cheveux.

Il m'arrive parfois que mon coeur soit en éveil.

Il m'arrive parfois de croiser quelques fantômes de mes nuits blanches qui, le teint gris et l'oeil terne, traînent leur masse corporelle comme un fardeau. Alors je vérifie dans le miroir que je n'ai pas trop de cheveux blancs... non... juste quelques rides en trop qui se dissimuleront avec le temps.

Je regarde ce que j'ai aujourd'hui, et oui, juste ça... et cette simplicité me suffit...

Cette honnêteté me suffit...

Ma vie, vrai et réelle, me suffit.

L'armure de latex est brûlée dans une poubelle au coin d'une rue.

Mademoiselle Aude

 

 

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Corps accord (le 15/11/2006 à 15h48)

Petite scenette qui s'est passé il y a quelque temps, anec une copine (dont je tairais le nom mais si tu lis, garce, tu te reconnaitra et tu riras de moi encore un peu), en introduction

 

Il y a quelques semaines, une pote viens me trouver avec ce regard de "Y a qu'à toi que j'peux parler de CA"... de CA quoi? De sexe, of course (je dois avoir la tête de l'emploi, faut que je fasse quelque chose, ça devient malsain?! Merde, moi aussi j'kiff les sentiments... pfffffffffff!!!!)

Bref, sa question existentielle au possible était de savoir comment mais COMMENT relancer la machine avec son mec. Fallait voir ma tête...

Bon, je te plante le décor, elle, c'est une nana de presque la trentaine mais chut faut pas le dire, pas mariée, maquée depuis 8 ans avec le même monsieur (c'est och, och je sais, mais ils me font délirer tellement ils s'entendent bien, enfin je crois) et ils ont un lardon (enfin un gamin quoi). Elle, elle est mignonne, lui, il est beau gosse. Et les deux bien gaulés, en plus.

Donc, dans le scénario, y pas de couille, pas de souci, il est où le problème? Le gamin? non, faut lui coller deux boules quiès dans les oreilles, avec le temps, l'enfant s'habituera, j'te jure. ( Mes parents ont fait pareil avec mon grand frère, on a fini à six, il a jamais su comment... non, j'déconne, hi hi hi).

Alors je lui demande ce qu'elle veut dire, et en fait, le souci c'est pas l'acte en lui même (putain c'est moche cette phrase), c'est plutôt le côté sensuel de la chose, le "je découvre ton corps, je te caresse" et les préliminaires qui dure des heures... "Y a pu" qu'elle me dit. "On s'éclate mais un peu comme des lapins" et enfin la phrase type de la nana qui approche de la trentaine mais chut! faut pas le dire "Mais est ce que je lui plait encoooooooooore?"

Hum.

On a monté le projet "je vais t'exciter, Bébé, tu vas morfler" (oui c'est pas très poétique pour une nana qui veut de la sensualité mais heu... j'peux pas trouver mieux. D'abord, je lui ai conseillé de lui serrer la ceinture quelque temps, et de lui offrir des p'tits plaisir à droite à gauche, sans aller au bout histoire de le titiller un peu

Ca n'a pas marcheé, il était tellement excité au bout de trois jours qu'il me l'a retourné comme une crèpe.

Emoustillée, mais toujours bornée elle m'a dit "Quoi d'autre?" On a tapé côté lingerie super sexy qui mets le corps en peinture.

200 euros, que l'autre vorace à déchiré en 5 minutes, "il a même pas prit le temps d'apprécier...". La je lui ai dis quand même que c'était pas un lapin qu'il avait chez elle, mais un lièvre en rut "il tape de la papatte aussi?"

Le troisième plan s'était... plus érotique, genre chantilly sur le corps et lèche-moi là, où, enduis-moi d'huile et fais glisser.

Bilan de la soirée, c'est elle qui l'a massé... (les hommes....)

Bref... il lui a quand même demandé c'était quoi tout ce bordel dans leur vie sexuelle (et qu'aussi ça ne le dérangeait pas le moins du monde, le coquin).

Alors elle lui a dit... qu'elle voulait plus de désir, de passion... comme au début quoi...

Ce con lui a répondu "pourquoi tu m'as pas simplement demandé... j'pouvais pas deviner, qui c'est qui t'as conseillé toutes ces mises en scène?"

Et... qui passe pour la nympho sexuellement déjantée? Je te passe la réponse et les détails, honey.

 

Bref, ce petit interlude m'a quand même faut réfléchir sur le fait qu'on prenait pas le temps de goûter le corps de l'autre.

Tu sais, caresser cette peau douce et nue

Faire frissoner à en avoir l'épiderme électrique

Croquer une hanche et descendre plus bas....

Juste frôler le long des jambes et remonter à l'intérieur

Et regarder, les yeux qui se ferment de plaisir

La bouche qui s'ouvre,

Le souffle qui s'accélère...

Mademoiselle Aude

 

 

 

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Petite puce (le 14/11/2006 à 23h55)

Je pense à toi ce soir qui n'es pas là.

Et je t'envoye une petite pensée. T'as été retrouver quelque unes de tes amies, je suis heureuse pour toi. Je te sentais un peu vague à l'âme ces derniers temps, et puis... on n'a pas saisi l'instant pour se raconter tout ça.

On vit  une colocation un peu déroutante, puisqu'on bosse, on habite et on grandit ensemble. En parallèle. T'es pas mon miroir, t'es mon complément. Quand je me retourne, il y en a du chemin derrière.

Une première rencontre fortuite, qui ne s'est jamais arrêtée, puisqu'on a continuer de se rencontrer et de se connaître au fil des années. Qui aurait cru qu'on en arriverait là? En prix de groupe, on peut les compter ceux qui on voulu mettre un terme à cette histoire.

Moi, je sais, pourquoi malgré nos différences certaines, les mains liées, on avance. Si sur le superficiel, on est un peu le duo de choc (t'es roots ma fille, ça te saoûl, hein, quand on dit ça! Bannis soient ceux qui le disent, moi je suis une poupoule endimanchée), dans le fond on est le mêmes. On a ce coeur d'artichaud qui bat en nous et, t'es pas une amie, t'es une soeur.

Parce que quand tu me prend la tête, je vais prendre l'air et ça passe, je te fais pas un foin de rien, et vice/versa... et si il y a des problèmes sérieux, c'est coudes serrés qu'on avance. Sur le reste, on fait notre vie comme bon nous semble, personne n'ira juger l'autre.

Je me rappelle nos soirées bohèmes, où on était des reines, nos shows à la pretty woman, tu t'souviens? Nos petites bouffes en tête à tête et notre vie à deux, même qu'on aurait dit deux lesbouches. Nos fous-rires à ne plus finir, et ce regard en coin qui veut dire "tu m'comprends?"... et aussi toutes ces années où on se tenait la main sur les bancs des cours, attendant de savoir si on avait eu nos partiels ou non, on priant fort que ce soit nous deux ou rien.

Ouai, j'ai en mémoire tant de choses.

On a vieilli, déjà, un bout de chemin que l'on aperçoit plus, qui n'es plus que gravure dans nos têtes de pioche...

Même si je dis rien, petite puce, qu'en ce moment je suis en peu un cyclone qui va, qui vient, qui passe, je suis là...

Et aujourd'hui sera demain, encore et encore et encore et encore.

Et un jour on se comptera les rides au coin des yeux, comme autant d'histoires à nous raconter pour pas que mémoire se perde.

Kiss and love tite louloute.

Mademoiselle Aude.

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Questionnaire à la con (merci au con qui me l'a envoyé) (le 14/11/2006 à 10h06)

Questionnaire à la con

14 Novembre 2006

1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et tapez la 4è ligne :
“La libellule était-elle une apparence ”.( ?!?!?!)

2. Sans vérifier, quelle heure est-il ?
10H

3. Vérifiez :
9h50

4. Que portez-vous ?
Une feuille de vigne

5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
La Ps3 qui vient de sortir au Japon… elle défonce mais t’as vu le prix ?

6. Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
Mon connard de chat qui ronronne à 5 cm de ma tête

7. Quand êtes-vous sorti la dernière fois? Qu’avez-vous fait?
Sortie, sortie ? Ce week end à Strasbourg

Sinon ce matin de mon taf en pilotage automatique jusque chez moi

8. Avez-vous rêvé cette nuit ?
 « I had a dream… » nop

9. Quand avez-vous ri la dernière fois?

De moi-même et de ma connerie personnelle due à ma blondeur interne

10. Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?

De la peinture et des poutres… j’en suis fière, de mes poutres.

11. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Des heures de sommeil

12. Quel est le dernier film que vous avez vu ?
Ahhhhhhhhhhhhh Prison break !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! I am a doped woman

13. Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui?

 un cyclope avec un monocle qui fumait une clope

14. Que pensez-vous de ce questionnaire?

Que je ne sais pas quel est le con qui m’a envoyé ce questionnaire à la con, bordel..

15. Dîtes-nous quelque chose que nous ne savons pas encore :
Que j’adore me faire…. Non,

Heu… que j’aime lui… Non,

Pffffffffff tu sais tout dejà,

Mais tu ne sais rien.

Tiens, ma sœur est une fausse blonde clair… niek niek niek, on s’en tape

16. Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Prune, ou Miette ou Gwendoline… c’est kiffant Gwendoline…

Arggggg, nop, Angie… Annnnnnnnnnnnnngie, of course

17. Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon?
 « J’ai trouvé l’prénom de mon fils, j’ai trouvé le prénom d’ma fille mais je rame, je rame, je rame, pour trouver le prénom du mâle »

18. Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger?

New york city…

Ou Dublin….


19. Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis?

« T’as au chaud aux fesses ma fille » ou « Oh ! my god ! »

20. Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez-vous?

Ma connerie

21. Aimez-vous danser?

Ma vie est une valse, ou une transe, honey.

22. George Bush?

Bush tient bien son rôle, quand je pense qu'il est capable de s'étouffer avec un bretzel... ...

23. Quelle est la dernière chose que vous avez regardée à la télévision ?
euh , Lost…

24. Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog?
Aucune, c’est vraiment un questionnaire à la con

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Without you, I learned how to walk all alone (le 14/11/2006 à 09h31)

Je suis navrée, petit bout d'homme, mais je n'ai pas pu venir vers toi.

Novembre battait son plein, hier. Froid, grisonnant, hésitant entre brûme et brouillard opaque, le nez dans mon écharpe, je pensais à que dalle sauf à mon envie pressante d'aller acheter une bouteille de Coca (ma drogue unique, ultime, unlimited) au p'tit commerce du coin de la rue.

Le petit commerce où il n'y a personne pour voir ta sale trogne pas maquillée "des jours pas envie", sauf le vieux derrière son comptoir, tout comtent de te voir, même que tu te demandes comment il fait pour tenir... ses conserves doivent dater d'avant guerre, c'est pas possible.

La tête donc, partie dans mon bordel inscessant de pensées, s'est anesthésiée en entendant ta voix...

Loin, mais là, présente, presque méconnaissable depuis le temps que je la cherche. Je me suis retournée, si... c'était bien toi.

J'ai cru que mon coeur allait exploser dans ma poitrine. T'étais là, à quelques mètres de moi.

J'aurais voulu t'arracher le téléphone, te sauter dessus, te serrer dans mes bras et te dire... que depuis 3 ans je te cherche, sans te trouver. Que depuis 3 ans je soûl tous les opérateurs possibles pour dénicher une trace de toi. Mais rien...

Tu es rentré dans ma vie en imposteur. Je ne demandais rien, à personne. J'étais si bien dans ma solitude. J'étais jeune, je me croyais libre et... t'étais ma petite voix de la raison.

T'es arrivé du Luxembourg, orphelin brésilien adopté, et tu parlais pas un yuka de français.  C'était déjà il y a 7 ans. T'avais un pur appart, tout petit mais dans lequel il faisait bon se réchauffer quand mon âme était en hiver. T'as appris à parler en deux temps trois mouvement et de soirées en soirées...

Les soirées où l'on sortait guitares et djembés.

T'étais le frère que j'avais plus et tu le savais.

Pis toi, t'es retourné sur Paname, mon salaud. Je me rappelle t'avoir regardé partir derrière la petite estafette qui contenait tes meubles. Je t'ai vu tourné au coin de la rue. C'étais la fin de deux années de poésie...

Moi, j'ai fermé ton appartement et rendu les clefs au proprio... qui d'un sourire narquoi, relouait les restes de nos vies à un petit couple bourgeois.

Tu l'as rencontré, Elle, là bas. Elle portait le nom d'une fleure qui étais parfaite pour toi.

Un jour tu m'a appelé pour me dire que t'vais le coeur en miette, que le vent avait tournée et tu te retrouvait comme une girouette bancale. Je suis venue te retrouver, en petite soeur fidèle. On a retrouvé notre monde un peu "tabouret à trois pattes", et la route qu'on a repris semblait ne jamais s'être arrétée.

Je me souviens du jardin du Luxemboug, sous le gel de février, et les croquis que l'on ébauchait sur les bancs rouilllés. Je me souviens de la butte de Montmartre, et des petits cafés un peu décallés, où on s'amusait à clamer quelques vers au détour d'un petit verre de blanc... Et le Lapin Agile...

Je suis retournée dans mes terres de province, on s'était juré fraternité et tu as déserté.

Je t'en ai voulu de m'avoir planté là. Les soirs si noirs où seul le son de ta voix aurait fait soleil en moi.

Plus aucune trace de toi. Ni a ton adresse, ni au téléphone, ni nul part...

Je me suis faite un raison. Toi aussi tu avais rejoins tes terres natales et tu m'avais offert "the last trip".

Mais quand même...

Quand le frangin de notre meilleur pote a joué au pendule l'année dernière et s'est envolé pour toujours, t'étais pas là. Tu nous as tous abandonné, comme toi tu l'avais été.

Alors quand hier, j'ai entendu cet accent Luxo/brésilien, c'est tout ça qui est revenu en moi.

Mais mes pieds sont restés soudés au sol. Et ma bouche muette... si rien ne s'était félé, tout cela appartenait déjà au passé.

Je suis juste heureuse de t'avoir vu. De loin...

Mademoiselle Aude

 

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Une chanson (le 13/11/2006 à 16h22)

L'agriculteur

by Ridan

J'allume mon poste de télé
Pour admirer ce qu'il s'y passe
Un milliardaire s'envoie en l'air
Quitte l'atmosphère pour voir l'espace
J'troque son bol d'air et sa cuiller
Contre un p'tit verre sur ma terrasse
J'en ai ras l'bol de tout ce béton
J'ai la folie des grands espaces
J'en ai ras l'bol de tout ce béton
J'ai la folie des grands espaces

Mais qu'est ce qui s'passe dans nos p'tites têtes
On s'entasse tous comme des sardines
Dans les grosses boîtes que l'on conserve
Le p'tit poisson doit suivre sa ligne
Dans les grosses boîtes que l'on conserve
Le p'tit poisson doit suivre sa ligne


Et puis merde
J'ai décidé de vivre loin sur la colline
Vivre seul dans une maison
Avec la vue sur ma raison
J'préfère vivre pauvre avec mon âme
Que vivre riche avec la leur
Et si le blé m'file du bonheur
Je me ferai peut-être agriculteur
Et si le blé m'file du bonheur
Je me ferai peut-être agriculteur

Y'a trop d'feux rouges dans les grandes villes
J'ai préféré me mettre au vert
J'ai plus de bonheur à vivre en paix
Que m'admirer au fond d'un verre
J'boirai l'eau saine de mon ruisseau
Plutôt que l'eau sale du fond de la Seine
Chargée en plomb et en histoire
Que la surface ne laisse plus voir
Chargée en plomb et en histoire
Que la surface ne laisse plus voir

J'ferai des bornes pour m'éloigner
Pour me retrouver face au miroir
Juste une seconde de vérité
Pour qu'mon passé coule sous les ponts
J'ferai des bornes pour m'éclipser
Pour me retrouver face à que dalle
Juste une seconde de vérité
Pour contempler ce qu'on est tous


Ca fait longtemps que j'n'ai plus vu
Ce coin de soleil à l'horizon
Ca fait longtemps que j'l'attendais
Une petite lueur de la raison
Une petite chanson au clair de lune
Pour réchauffer le coeur de pierre
Le grand retour à l'essentiel
Le feu de bois éclaire le ciel
Le grand retour à l'essentiel
Le feu de bois éclaire le ciel

La mélodie de la nature
Reprend ses droits sur la folie
C'est toute la vie qui nous observe
Que l'on oublie au fil du temps
La mélodie, celle de la vie
Que l'on consume à chaque instant
Tous nos acquis s'écrasent au sol
Et j'ai choisi la clef des champs
Tous nos acquis s'écrasent au sol
Et j'ai choisi la clef des champs

Et puis merde
J'ai décidé de vivre loin sur la colline
Survivre seul dans une maison
Avec la vue sur ma raison
J'préfère vivre pauvre avec mon âme
Que vivre riche avec la leur
Et si le blé m'file du bonheur
Je me ferai peut-être agriculteur
Et si le blé m'file du bonheur
Je me ferai peut-être agriculteur
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Fragments de vie (le 13/11/2006 à 15h59)

J'ai appris hier que pour elle aussi c'était fini.

Je la connais peu mais... pour elle, ça m'a déchiré le coeur en deux. Aussi pour ce que cela siginifie.

Je me suis posée la question de "que fait on de nos vies?".

On s'aime, on rêve, on avance, on fait des projets, on se lasse, on se bouscule, on se broie et on se sépare. Se dire que l'on avance à deux, semble devenir chose impossible de nos jours.

Pourquoi? Sommes-nous trop exigeant? Est-ce que nos vies se forment par étapes maintenant? Peut-être bien... une session de rencontres, des bouts de chemins éparpillés çà et là et jamais achevés.

Moi, ça me fait peur.

Sérieux, je me demande comment on peut s'accomplir quand c'est un bordel tel dans nos têtes. Bien sûr, moi aussi je me demande si je ne serais pas plus heureuse ailleurs, quelque fois. Mais qu'est ce qu'on en sait? Comme dit le proverbe, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, et puis, et puis, suis-je moi même, idéale?

Non, bien sûr...

Comment peut-on détruire une complicité qui se construit de jours en jours... je crois qu'on est des flippés. On fuit, on court, on ne veut pas se retourner... et assumer nos erreurs... C'est plaisant de jouer, encore, encore, encore un peu. Et effacer ce que l'on crée d'un coup de lavements de pensées..

Elle, elle y croyait, semble t'il... un pacs, un appart, peut-être un bébé et... the end, fin de l'aventure, retour chez parents obligé... pour de plus beaux yeux que les siens, pour un quotidien qui devenait trop lourd à assumer, un autre corps à baiser, ouai... le souci c'est qu'il n'y a pas de SAV dans les cas là. L'autre que l'on traite comme un objet se sent bien déboussolé.

Moi, je me souviens des jours d'été. Des "je t'aime" pour la vie et des délires de robes de mariées... bah ouai, comme toutes celles qui ont le regard vide aujourd'hui, je me suis bien ri de moi....!

Tout ça n'est qu'une utopie à présent et loin est celui qui me jurait sur le coin de l'oreiller qu'il se foutait du temps, et qu'avec moi se serait toujours le printemps. La robe blanche est restée dans son placard doré. Comme le reste.

Alors quoi. Que fait on?

Moi, je me dis qu'on a plus rien à perdre quand on le vit une fois, cette crampe au bide de solitude. On a les potes, la famille, qui restent fixe, enfin un temps. Alors revendre son âme, moi je suis prête... Juste que... Je continuerais de jeter un regard derrière, de semer des petits bout de caillou derrière moi pour plus me perdre... ouai d'assurer ses arrières... c'est dur, franchement de penser comme ça, mais... que peut-on se promettre à part le "on verra bien".

Avec ma louloute de toujours, celle qui a toujours fait soleil dans ma tête quand c'était le brouillard, on se dit qu'on a toujours le choix, de dérapper ou pas et...qu'on se serrera les coudes en cas de coups dur. On continue aussi de croire qu'on le mérite, ce regard qui te dis "bordel, c'est toi, toi, mon toi..."

Et pour elle, on continuera à la faire danser, à lui faire croire que chaque jour est une fête, et qu'au coin de la rue, elle le rencontrera, peut-être. Lui faire croire qu'in va finir ce fichu mauvais temps.

Même à ma louloute, je lui dis qu'il va venir ce petit bout de bonheur. Que l'hiver va finir de squatter le canapé, et qu'elle doit croire en mes histoires d'amour d'un soir... Même si ses yeux me disent "me prend pas pour une conne".

Une conne... alors je m'enfonce dans ma connerie. Je ne renoncerai pas, moi, à mes rêves de môme,à croire qu'en décembre, c'est encore l'été, que ma vie est toute tracée et que... au coin de la rue, je ne me suis pas trompée...

Allez, ma belle, danse, encore et encore. Continue de faire virevolter ton âme arc-en-ciel... et si c'est pas pour lui, fait le pour moi.

Mademoiselle Aude.

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I don't know (le 11/11/2006 à 14h33)

Y a des matins, comme ça, quand je me lève, j'ai la tête à l'envers.

Je peux pas dire pourquoi... ça me tue cette sensation de flou intérieur qui me poursuit depuis...

Je suis qui?

Une schizophrène en mon âme.

Je me vois, je me touche, je me sens. A l'intérieur.

Dehors, je suis un néant ambulant.

Je suis jolie? J'm'en tape, c'est quoi la définition de la beauté. Ressembler à des pages de papiers glaçé pour rentrer dans le moule, ça me fait chier.

Je suis bonne? Oh........ my god, j'm'en donne du mal pour être "bonne". Ca vaut le coup, pour être, de s'en rendre malade?

Je suis marrant et je comprend jamais rien... ouai, et quand je sors les crocs, ça te semble pas normal "c'est pas toi ça". Hin, hin, hin.

Mais je suis quoi à vos yeux?

Comment tu me définis?

Y a des gens, comme ça, tu sais, qui ont de l'envergure, un charisme inné, et rien à prouver à personne. T'as pas envie qu'on soit pareil? Je suis naze de ces jeux bidons de vouloir-être-ce-qu'on-est-pas. Dans le fond, ça me rattrape.

T'as pas l'impression que nos vies sont creuses parfois?

Moi, j'aimerais de l'excitation, de l'interdit, du  pas commun. .

Rien d'exceptionnel, tu sais.

Juste faire les cons, des projets à la con, des fou-rires à la con...

On se construit, on se test, on se séduit encore.

Je veux que tu me rentres dedans. Que tu me fasse mal et ressortir ce que je suis. Vraiment. Ou que tu me fasse du bien à un tel point que je me sente vivre.

"Ton regard est loin, poussin, déjà tu t'envoles" vers mes contrées lointaines qui sont mon pays.

Je dois être psycho, dedans mon moi.

Mais lui me manques, toi me fais peur et demain j'en sais rien.

Mon visage se crispe à force de sourire, et mon coprs veut plus suivre ma tête enivrée.

Dr J § Mister H.

Les endroits de l'oubli me font perdre la raison. L'autre moi emerge et se défonce la tronche. Bonne musique, alcool dans mes veines et mon coprs de laisse séduire.

Prends moi, prends ma peau, arraches la moi, transperces moi et je snes mon coeur palpiter.

Au réveil, c'est toujours la même symphonie de mon âme en suspend.

Me demande pas ce que j'attend...

J'attend que cet autre quitte mon esprit et me laisse enfin naviguer sur les flots, que l'autre, là bas, s'en aille et que ma tête ne soit plus corrompue par sa pensée.

J'attend que mon corps se libère...

En attendant, continue cette valse avec moi, et n'ai pas peur. Si mes yeux se noyent dans des océans qui ne t'appartiennent pas, mes mains sont là te tiennent.

Mademoiselle Aude

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J'te dis Merci. (le 10/11/2006 à 15h20)

 

Poème écrit par toi pour ma gueule à moi.... franchement merci

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Les places qu'elles prennent dans ton Coeur,
J'étais la même Petite Soeur,
Petite Soeur...

Je te vois regarder par la fenêtre,
Comme si c'était Moi, comme si j'étais dans ta tête,
Crois-moi, Petite Soeur, le silence et le froid,
Je connais par Coeur, j'y suis passé avant Toi !
Je te vois attendre, attendre que tourne ta chance,
Là je tends dans l'indifférence, hey,
Tu refais la liste de ce qu'il ne va pas,
Tout n'est pas si triste, tu te dis c'est déjà ça !

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite, essuie
Les larmes sur ta joue, la vie est ainsi,
Parfois on prends des coups,
Mais on se relève, plus forte et plus fière,
On s'accroche à ses rêves et on passe les frontières...

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Essuie tes larmes !
Pleurer ! Ca sert à quoi ?
La vie est ainsi ! Un jour, ça passera,
Passent les peines d'Amour, celles qui font douter de Soi,
Les mots, les discours...
Tout ça s'effacera !

Petite Soeur,
Je connais ta peine et ta douleur,
Parce que j'avais la même dans mon Coeur,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur, Toi et Moi, Petite Soeur...

Petite Soeur,
Je sais comme ça brûle, à l'intérieur,
J'ai eu le temps d'apprendre de mes erreurs,
C'est Toi et Moi, Petite Soeur,
Petite Soeur...

Putain, je vais te dire un truc... Ouai...Merci. Franchement, je me balade comme ça sur les blogs de mes-amis-d'à-moi-d'amour, et flash, sur le tiens un p'tit post/poème pour ma gueule à moi. "Dédié à Aude"... ouah... ca calme sur le moment...

Trois clopes et un café froid plus loin, j'me dis "je fais quoi?". Un copié/collé et j'parle de toi où...

Ok, tu seras le billet du jour.

Tu me manques quand je relis ça. Je me souviens de notre petit verre, dans ce bar sympa et tout rouge, accoudés au bar où on s'était retrouvé pour parler de tout et surtout de rien, et puis, un verre en amenant un autre, les langues se déliaient et... sur le coup je me suis dis que t'en avais trop appris sur moi.

Je te connaissais, toi, tes failles, tes délires, tes envies, tes erreurs... et ce monde non conventionnel dans lequel tu vis. Tu m'a jamais rien caché parce que tu le sais bien "moi... la vie des autres, tant qu'ils sont heureux... j'm'en fous.". Tu savais bien que je juge pas, et qu'au fond, je suis bien trop décalée pour ne pas comprendre ta planète.

Mais, là... toi tu me survolais au gré de nos rencontre, et ce petit jeu qui me sied si bien, ce jeu de rôle dans lequel je vis... merde, tu l'as percé, tu l'as croqué, tu l'as mis en miette et piétiné. Mon monde à moi, tu me l'a décollé de la peau.

Tu m'as mise à poil, comme ça, sans que je m'en rende compte, hop, basta les fringues, le srting et le soutif et la perruque qui va avec (mais non, j'me moque). Et tu m'as pas laissé le choix. Tu m'as pas laissé glisser, tu m'a dis de prendre mes couilles que j'ai pas, et d'me mettre en pause. Tu m'as offert une clope, rererererererecommandé un verre et... "raconte moi, c'est qui cette gonzesse que je croise depuis tant d'années, qui va mais dans le fond est déglinguée? Ca m'interesse"

Fou-rires nerveux, torsage de cheveux, cul-sec le verre-heu... je peux m'amuser encore un peu?

Et puis merde.. j't'ai dégueulé c'que j'étais.

Mes failles, mes erreurs, les leurs, mon monde, mes envies, mes délires, mes coups de sang, mes rêves, mes non sens, ces non-dits, mes fantasmes, mes mal-baises, mes bonnes-baises, mes idées de le tuer, mes idées d'un jour potentiellement aimer, mes fou-rires, mes morceaux cachés/cassés...

Fin de la pièce, applause/applause/applause, rideau tombé.

Je crois qu'après j'ai baisé les yeux sur le cendar (qui couinait de douleur tellement son bide était plein de mes/tes vieilles clopes toutes pourries) et j'osais même pas te regardé.

Tu m'a pris la main, connard d'amour, pour me dire que t'étais fièr de connaitre une nana comme moi, et d'enfin pouvoir dire que tu savais ce qu'il y avait dans mes entrailles.

T'es devenu mon confident secret. L'ultime qui sait parfaitement me lire. Le seul qui sait à quoi je joue. L'unique qui sait où je vais et quel prix à ma vie.

Putain, fuck you, man, sur le coup j'ai pris froid, mais...je regrette pas aujourd'hui. Je suis pas ta princesse et t'es pas mon roi, t'es juste l'envers de moi, et moi l'endroit.

J'te souhaite ça, ça et encore ça... et là où t'es, p'tit homme, baisse pas les bras. Toi aussi t'as ton combat et encore et encore je m'assierais à côté de toi des heures et des heures pour parler de rien et surtout de tout.

Et j't'envoie mes éclats de rire.

Mademoiselle Aude

 

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Si mes doigts suivent mes envies et mes pensées (le 09/11/2006 à 07h46)

Envies de moi,

De descendre le long de mon ventre, ma main.

Caresser cette peau nue et douce, sans écailles.

Sans écailles pour une fois, puisque c'est moi.

Les baisers de mes lèvres, aux accents de miels,

Rappellent les saveurs de là-bas...

 

Un, Deux, Trois...

 

Mes doigts frôlent la chaleur soudaine

De mes seins en émoi,

Un rayon de lumière lèche mes hanches,

Et mon souffle se fait sonore...

J'entend déjà le rythme du tambour se faire plus...

Halletant.

 

Un, Deux, Trois...

 

C'est la valse de mes jambes qui s'entrouvent et se referment,

C'est la danse du bas de mon dos sur lequel coule,

Quelques gouttes salées...

Et mes paupières closent

Invitent à se perdre avec moi...

Là.

 

Un, Deux, Trois...

 

Mes doigts se prononcent,

En bas, dans le secret, ils murmurent,

Et enchainent leur coquine ronde

Autour de ce petit jardin d'Eden,

Et ma bouche s'entrouvent

A la recherche d'un quelconque nectar....

 

Un, Deux, Trois...

 

Ma peau se fait soubressauts,

Et c'est mon esprit qui se sépare

De ce corps soudain si chaud.

Que le bas de mes reins

Jamais ne cesse,

Cette danse muette.

 

Un, Deux, Trois...

 

Que la jouissance et les désirs,

Jamais ne s'égarent.

Dans ce corps à corps si charnel.

Les cheveux collent à mon visage

Et mes yeux s'entrouvrent

Dans une élégance rare.

 

Mademoiselle Aude

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L'homme tombera de la tour (le 08/11/2006 à 11h54)

Petite plume tombée du ciel,

Où vas-tu?

D'où viens-tu?

D'un long voyage sans sommeil?

Dis moi pourquoi dans ton regard d'enfant

C'est le brouillard.

Pourquoi, entourée de grands

Tes yeux sont noirs.

 

Tu chasses, tu fuis, tu bouscules,

Les caresses sur ton visage.

Délivre toi de ton message,

Ton coeur est brume, petite plume.

Sale mois de décembre

Les feuilles tombent, ton corps tremble,

Tu te tais, tu es silence,

Qui ravage ton inscouciance?

 

Petite plume, ose te confesser,

Ose enfin dévoiler,

Sans plus étouffer

Tes larmes dans l'oreiller.

Tu délaisses tes joies enfantines

Comme si on avait brisé

Ta jeunesse si fragile.

Quelles mains t'ont chatié?

 

Tu dis que c'est l'hiver dans tes pensées

Et que tu ne te voudrais plus aimée.

Petite plume, tes yeux sombres

Quand l'homme approche, dans l'ombre.

Que t'a t'il fait?

Tu croyais, mignonne que ces êtres

Ne te voulais que ton bien.

De tout cela, ça te désespères

Il n'en est rien.

 

Petites plume, pourquoi

Il fait si froid sous tes doigts?

C'est quoi cette rage dans ton ventre?

Ces visions de meurtres imminentes

Dans tes songes.

C'est toi que tu blesses

A ne pas vendre ces faiblesses.

A ne pas dire qui t'agresse.

 

Petite plume, tu es grande maintenant,

Et dès que revient le mauvais temps

Tu penses à tes souffrances

A ce que tu as tu ,

Dans ton innoncence nue...

Et ces plumes échouées

Sur quelques pavés.

Petite plume, la coupable c'est pas toi,

Il est plus malade, que toi.

 

Décembre si pâle,

C'est ne pas toi qui est sale,

C'est lui qui t'as sali,

Derrière ton sourire et tes non-dits.

Ne t'en vas pas,

Toute seule sur le boulevard

Petite plume, dans le soir,

Ne marche plus nul part.

 

Cet homme tombera de la tour,

Fin des images qui te reviennent

Comme un film à l'ancienne,

Sur ton âme, il fera jour.

Là où tu es née,

Il n'y aura plus de cauchemards

Juste une mémoire,

Et tu seras aimée.

 

Mademoiselle Aude, petite plume...

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A la verticale de toi (le 08/11/2006 à 00h16)

Elle adore ces soirs d'après minuit où il se fait juste silence dans l'appart. Tout semble mort, même son petit corps, à elle.

Son esprit vagabonde de pensées en dérisions... elle montre pas les crocs, elle se sent con.

Y a pas de juste milieu, elle se sent souvent, en paradoxe.

La clope coincée au bec, le café qui refroidit et tourne dans cette tasse ébréchée. Le monde pourrait bien s'écrouler, tiens...

Elle se sent à la verticale de toi..

Desfois, ce sont ses yeux qui parlent, desfois c'est son corps.

Mi loup, mi louve, mi chienne, mi chacal, tu ne comprend pas?

Les "je t'aime, moi non plus" c'est ça qui la pourrira...

Elle,

Elle c'est un bout de femme échouée, sur le flots de quelques pensées, un bout de femme quelque fois sombre et quelques fois incompréhensible. Elle, c'est surtout l'impossible.

Desfois, elle voudrait que dalle. Juste ta peau contre la sienne et quelques douceurs futiles et indiscernables, ce qui n'apparait pas aux yeux des autres mais qui te ronge le ventre à en crever. Souvent, elle peut rien avaler, tellement c'est ton esprit qu'elle voudrait dans son bide, tellement à l'intérieur d'elle ca se tort d'incompréhension et de doutes. Souvent, elle a faim, de cette chaleur toride qui la transporte à cet orgasme des sens, qui lui retourne la tête et fait crépiter ses hanches. Y a plus rien dans sa cervelle corrompue, à ce moment précis où sa bouche s'entrouve, que ce sentiment de néant et de vide indécent.

Mi loup, mi louve, mi chienne, mi chacal.

Desfois, elle voudrait tout. Etre tienne, être à toi, ta possession, ton objet. Elle et l'unique. Celle qui te fais prendre tes moyens, celle qui te fait venir d'un basculement de reins, celle qui te tiens dans son regard. Folle, ensorcelante, ange et démon à la fois.

Au risque de tout perdre

Au risque de tout gagner.

Passion, passionnée, dévorante et impulsive.

Elle,

Elle c'est l'excessive, l'insoumise, la jalouse et l'insatisfaite.

Elle, désir personnifié. La braise dans son corps, la froideur de son coeur...

Elle sait. De toi, ce qu'elle voudra.

Mi loup, mi louve, mi chienne, mi chacal.

Mademoiselle Aude.

 

 

 

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Le monde me donne la gueule de bois, l'alcool m'aide à arranger ça! (le 06/11/2006 à 14h06)

Ouch, week end des plus...bordélique, le genre "gros pétage de plombs de la soucoupe intergalactique" qui me sert de cervelle.

Bon, résumons...

Bilan de la semaine boulot, boulot, boulot et...apéro vite fait coincé dans un coin où il faut me mettre des pièces d'un euros entre les paupières pour pas qu'elles tombent. (plutôt des pièces de deux euros, j'ai d'grand yeux tu sais!).

Que je taf moins, je sais mais trop de factures de fin d'années... faut gaver les oies pour qu'elles soient bonnes à Noël...Ca me tue ça, tout le pognon qui part pour enrichir les riches. On dirait que moins t'as de salaire, plus on te suce. Bon, je vis bien, je le cache pas, enfin non, je dépense bien plutôt, ce que je n'ai pas. Je dois avoir une maladie psy, ca fonctionne pas les alloc' pour ça? Non, j'déconne.

Bref... je voulais pas du tout parler de ça, je suis con moi desfois...

Je voulais parler de cet effet cocotte minute qui m'a pait péter une durite ce week end.

Vendredi soir, déjà, habituellement, a peine le pied chez moi, je met ma tenue de Vamp pour aller faire danser ma fesse droite (la gauche suit aisemment) je ne sais où.

Mais là, non. Je rentre chez moi, me tanne sur le canap' encore toute emmitouflée dans mon manteau et mes bouboutes (mes bottes, c'est mes bouboutes) et... je fond en larmes. Genre, pas la larme du coin de l'oeil, non, les grosses grosses larmes avec la goutte au nez et tout...! J'te plante le décor. Même mon mec qui devait sortir, il est pas sortit. Ah ouai, j'te jure ça m'a fait peur. Donc vendredi soir "ouin ouin", remise en question de ma vie et finissage devant TV et bock de glace Ben§Jerry's. Le cliché de la nana pure et dure qui chiale pour rien.

Là, je me suis dis, y a une couille dans le potage.

Samedi, boulot, forcément, et tout va bien, chai pas pourquoi j'ai craqué la veille alors, on oublie er on recommence.

Laisse tomber le soir.

Apéro chez moi, des potes partout quand je regarde... et de vodka en vodka (pur... j't'assure, non, mais là c'est pas ma faute, on a ramené un type chez moi que je connaissais pas, le mec trop cool, tu vois avec une bonne gueule et bon vivant... et lui, LUI, m'a fait trop boire. Non, bon, j'aurais pu dire non à ses shoot de vodka mais... allez bordel on y va.)

Ce qui est fourbe, c'est que la Zub' ça te monte pas à la tête tout de suite... et ouai... alors une heure après... c'était Mickey parade dans ma tête, je comprenais plus rien. A part que mon côté dejà bien extravertie de nature est devenu encore plus extraverti... alors ça a donné n'imp...(et les autres aussi d'ailleurs).

La montée était bonne... la descente... bouh.

Je me suis juste réveillée le lendemain (pour allez bosser... oui oui même le dimanche, dis le j'suis folle) avec la tête dans le c.. (politiquement incorrect pour une nana)  et mon mec qui faisait le gueule, chai pas pourquoi.

Ben quand je lui ai demandé (trois fois) j'ai compris... vas-y comme j'ai été.. méchante. Genre, t'es une nana à mort angoissée et speed dans la vie (et tu le caches bien sous tes aires de fille ravie/sourire email diamant), t'es bien crevée et tu te pintes la gueule, et... l'alcool mauvais, pouffffffffff tu pête un cable à la tête de ton mec, qui, le pauvre, te borde en se demandant qui t'es pour lui foutre tout ça dans la tronche.

Et tu te réveilles le lendemain (presque) comme une fleure (un peu deshydratée).

A j'ai pas fais la maligne pour une fois...

Surtout que je comprend pas pourquoi je lui ai balancé tout ça.

Lui non plus.

Sauf que je crois que la prochaine fois (non, mais promis y en aura pas) il prendra un inconnu pour faire bouclier, donc, inconnu qui me lit, si un jour un mec te chope et qu'une nana se jette sur toi comme une chienne enragée et t'aboyes dessus:

1/ce sera moi,

2/flippes pas, j'aurais 5g de vodka pur dans le sang (ouvre mes veines, c'est du sirop)

3/si tu comprends rien, c'est normal

4/fous moi une beigne dans la gueule, ça me calmera!

Mais, aujourd'hui... tout va bien!

Mademoiselle Aude

 

 

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Une journée dans le monde de Mademoiselle A. (le 03/11/2006 à 00h34)

Journée chamallow, journée élastique comme ce bonbon rose tout gros, tout moelleux que tu mâches sans fin et qui dans le fond n'a pas de goût... sauf un goût de souvenir d'enfance. Rassurant, apaisant, navrant... quand t'as 20 et quelques ans.

Journée où pour une fois, t'as pas de crampe au bide, bizarre comme sensation. Rien à voir avec la veille parce que tu sais très bien que tu t'es tapé le Mc Do post soirée suivi d'un apéro/cachuètes puis gnoquis/sauce tomates Barilla.

Si tu dois avoir mal au bide... c'est bien ce matin là...

Mais même pas.

Ouch, chelou, le ciel te parrais beau... même si il est tout brouillard et gris, un peu comme ton humeur quand le réveille te grince dans les oreilles et qu'il est trop tôt le matin. Tu le sais.

Serais-ce une bonne journée qui s'annonce?

Ben ouai. Tu sursaute sous la douche tellement tu t'endors pas et qu'elle est chaude et bonne, la salope, et puis quand tu regarde ta face dans le miroir tu te trouves presque belle. Même pas mal du tout sauf ce gros pec qui sors de je sais pas où et qui te fais super mal mais tu peux rien y faire. A part rajouter un placard de fond de teint suplémentaire sur ta gueule déjà cimentée de Dior "teint light et frais"

Teint light et frais?? Pouah, délire...!

Mais dehors, punaise, tout te souri. Tu esquives d'un air gracieux, la crotte du chien de ton voisin qui te saoul tous les matins parce que tu marches dedans, et l'air frais sent le santal (chai pas, viens de le lire sur ma boîte d'encens... ça sent bon le santal, non?).

Et puis le petit caf' que tu bois dans ta brasserie quotidienne à le vrai goût de l'expresso bien corsé, avec le petit chocolat qui-a-même-pas-fondu-sur-le-bord-de-ta-tasse.

Là tu te dis quand même.. c'est une journée Marie pleine de grâce.

Alors honteuse mais parce que... tu affiches une trogne béate/niaise de la fille heureuse.

T'es en repos,

Il fait beau,

La douche était bonne

Le café aussi....

...et t'as même pas encore baisé..(oups pardon, lapsus... arggg sorry).

A midi, ton homme t'appelles dix fois... le bonheur des conversations téléphoniques langoureuses

"T'as acheté du pain?... hein, j'comprend que dalle, le pain tu l'as ou pas?...quoi de l'eau? Un pack ou une bouteille? Une bouteille c'est mieux; un pack c'est trop lourd."

Et puis déj' devant une émission socio-culturelle épanouissante: "La cible", non là je déconne, déj' devant l'écran de TV éteint... grouph grouph et l'après midi continue.

Là je me gave.

Balade en ville, air vraiment frais, vraiment "santal" (ah ah ah), observage de gens, et plein de phrases en tête. Grafouille sur mon petit calpin pour pas perdre l'idée (I am an artist... heu, quoi?) et le bout du nez tout froid et les joues roses, j'me sens vraiment bien.

Pas glauque,

Pas nerveuse,

Pas triste,

Just happy (un peu comme quand mon Antidote est là)

Alors putain, chez moi, quand je le retrouve, j'suis bien. C'est pas une journée transcendante, c'est pas le grand luxe mais ce matin, et ben j'ai pas maché dans la merde du voisin et j'me sens bien.

Et puis par un moment, dans l'après midi, j'ai croisé ma cousine et son baby, même que je l'ai porté. J'me suis prise pour une maman, la fille bien, celle qui a un mec et un gamin, un bambin qui a des bonnes joues et qui rigole et là j'me suis snetie la reine d'une heure...

Apéro de fin de soirée... il était frais, il était bon, et les gens pas con. J'ai même rencontrée une nana à la cool. C'est rare les gonzesse à la cool, tu le sais bien.

Franchement...demain je sais pas si le réveil va me faire l'effet d'un tournevis... mais cette journée... j'lai kiffée.

Mademoiselle Aude.

 

 

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J'adore (le 01/11/2006 à 19h37)

J'adore me coucher tard et voir les heures défiler et me refaire mon monde

J'adore avoir les cheveux mouillés qui me coulent dans le dos

J'adore prendre l'apéro avec mes potes en fin de journée

J'adore me mettre dans un coin et observer le monde

J'adore dire "je t'aime"

J'adore éteindre toutes les lampes et mettre des bougies partout

J'adore écrire, partout, chez moi, dans la rue, dans un bar

J'adore fumer mes marlboro light

J'adore faire des bons petits repas... et des grosses bouffes

J'adore me défoncer la tête sur de la bonne musique jusqu'à pas d'heure...

... et me taper un bon casse dalle apres quand il est 5h du mat et que t'es seul en plein coeur de ville complètement à l'ouest.

J'adore rire, tout le temps, de tout

J'adore pleurer devant un film

J'adore me faire peur en faisant des trucs complètement fous

J'adore imaginer qu'un jour j'aurais un baby

J'adore rêver et m'inventer des histoires

J'adore m'acheter une rose blanche, celle que j'appelle "la rose du petit prince"

J'adore glander chez moi habillée n'importe comment tout une journée

J'adore regarder don nounours doudou que j'ai appellé Gudule quand j'avais 5 ans

J'adore me mettre du rouge à lèvre

J'adore prendre des photos, toute seule, au gré de mes ballades

J'adore les maisons blanches aux volets bleus sur les falaises en Bretagne

J'adore le vin et le fromage

J'adore l'Irlande, les pubs, les guitares et la guiness

J'adore qu'on me fasse un dîner surprise à la bougie après une grosse journée de boulot, sur un fond de Barry White ou de Cuny William

J'adore chanter à tue-tête malgré ma voix de casserole Tefal

J'adore être obstinée et croise, toujours croire aux choses que j'aime

J'adore découvrir, m'émerveiller, marcher pendant des heures dans une nouvel ville, rencontrer de nouvelles personnes

J'adore l'étrangers, l'inconnu

J'adore les fraises et le champagne dans une chambre d'hotel

J'adore ma folie....

Mademiselle Aude

 

 

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Le diable ne s'habille pas qu'en Prada. (le 30/10/2006 à 09h07)

Mauvais moment, mauvais trip... le temps s'était écoulé et je ne pensais pas vivre cette entrevue avec lui. Lui, je ne lui donne pas de nom parce qu'il n'en mérite pas.

Lui, c'est un peu l'Antéchrist personnifié, pour moi.

Je me suis retrouvée nez à lui dans l'endroit le plus improbable. J'ai eu une sueur froide, une crise de panique et des bouffée d'angoisse.

Comme avant, je n'ai pas montré ma peur. En quleques années, je suis devenue le maître incontestée du cache-misère. Ce connard savait où me trouver... les bruits courent vite sur N...

On s'est toisé, comme deux hyènes enragés, enfin surtout moi, je crois. Mes sentiments meurtriers sont revenus grave à la surface.

J'ai juste serrés mes petits poings dans mes poches. Et crispé les machoires à m'en faire saigner les joues.

Il a sourit. Arrogant, mersquin...vil. Et laid, ouai, il parait que c'est un beau mec, mais je le connais si bien à présent que je ne peux plus voir que sa laideur.

"Alors voilà où t'en es?" m'a t'il dit "Rien de la vie excitante que t'esperais..."

Si mes yeux ussent été des flingues... tu connais le proverbe... j'aurais voulu lui dire à quel point ma vie actuelle était une bénédiction à côté des années perdues avec lui. Que je me sentais enfin être quelqu'un, que j'étais libérée de sa violence, sa malhonnêteté, de sa pourriture.

Je n'ai rien dis. Rien. Pour ne pas perdre de temps à m'époumonner, pour ne pas recommencer ce fiasco.

Et puis... derrière... je l'ai vu, elle. Et là j'ai eu vraiment mal. Je l'ai haïs cette fille, je l'ai détesté parce qu'elle était aussi mauvaise que lui. Parce qu'elle m'avait tout pris, réduit en miette ce que j'étais du jour au lendemain. Après, j'aurais voulu la remercier, car elle avait enfin défait mes chaines.

Et là, je me suis rendue compte que c'était elle, l'enchainée.

Elle qui était si belle, je ne peux que le reconnaitre, est devenue si... triste, chétive, fragile. Un oiseau blessé derrière le corbeau. J'ai cru me voir, moi, il y a quelque temps. Elle m'a remplacé, dans tous les sens du terme. Quelle peine et vide dans son regard. Elle m'a sourit en hochant la tête...fermée et silencieuse.

J'ai relevé la tête vers lui. "T'es vraiment qu'une merde, mais putain, t'es plus bas que tout, c'est indéfinissable... t'es... rien, d'ailleurs, tu n'as rien... t'es rongé jusqu'à l'os, et crois moi c'est pas à 30 piges qu'on se récupère".

Il n'a rien dit. Juste ses yeux se sont écarquillés, et tout son corps s'est mis à trembler. J'ai cru qu'il allait m'en balancer une dans la gueule, pas de chance c'était pas l'endroit opportun. J'ai tracé ma route.

Même elle, je l'ai laissé dans sa détresse. Parce que. C'était son choix. Un jour, comme moi, elle sera libérée de son emprise. Mais pas par moi, j'y ai laissé trop de plumes.

Je me suis sentie soulagée. J'ai bouclé cette histoire. Mes cicatrices sont refermées. Juste d'avoir enfin pu l'affronter. Pendant longtemps je révais de le détruire, de le battre, comme lui avait su si bien le faire. Et puis... finalement, je me suis rendue compte que j'étais bien au delà de tout ça.

Parce qu'aujourd'hui, je suis aimée... et pour de vrai.

Mademoiselle Aude

 

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No limits. (le 29/10/2006 à 14h39)

Dimanche matin flagada après une bonne soirée non antologique par contre mais bonne quand même. Je dois être un peu folle donc peux pas toujours demander aux gens de me suivre.

J'avais envie de me retourner le crâne hier soir. Pas les autres ils étaient nazes, dingue ça, je doit secréter des endorphines énormes à l'intérieur de mon corps pour pouvoir être non stop à 2000%.

Putain, c'était classe l'endroit où on était. Moult monde partout, bonne zic et des vodka bien corsées. J'ai du perdre 4 kg/h vu que je n'ai pas posé le moindre millimètre de fesse. Et puis à force de voir les autres bailler à s'en décrocher la machoire, ça aurait du me calmer mais non, une grosse envie de planter tout ça et de me casser faire la fête ailleurs. Wouah, j'étais dans mon monde, c'est clair. Pour avoir cette sensation d'apesanteur et l'envie que le sol explose sous mes pieds... avec ma tête.

Je suis une grosse fétarde, on le sait. Et pour moi n'importe quel endroit/occasion/pas occasion/gens est propice à ça. Et mon kif c'est d'entrainer les autres. Je suis pas jeune dans ma tête, juste que trop de réalité va me tuer et que ma seule manière de décharger c'est de peter les plombs à se foutre de tout. Se foutre de pas avoir de style, se foutre de pas être conventionnel, ne rien voir, tellement tes yeux suivent pas ton esprit.

Un effet de shwepps dans ta cervelle.

Apres une semaine de bienseillance... bonjour monsieur/au revoir madame/ boulot/ dodo/ le mari/ les gosses ... qu'est-ce que j'raconte j'ai pas de gosse et pas de mari?? Ouai bref, apres les semaines de 55h moi c'est mon trip, de lâcher la belle tenue de jeune femme respectable et dynamique et d'endosser mon diable au corps.

Même si c'est tout le temps pareil... même si les lumières te frittent la rétine, même si le son te fracassent les tympans, même si l'alcool te grillent quelque neurones. Même si tout ça c'est superficiel et qu'à six heure du mat' on se regarde est on est pas fier d'avoir la gueule en vrac.

Le lundi, on remet tous nos petits costumes proprets pour aller assumer nos vies.

Tiens, d'ailleurs, moi, c'est dès ce soir... ouch!

Mademoiselle Aude

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I'm a lucky gril (le 27/10/2006 à 17h20)

Il paraît que je suis une fille chanceuse... Je n'arrête pas de l'entendre, c'est dingue ça. Chanceuse pour quoi?

D'un point de vue extérieur, c'est vrai que je m'éclate dans la vie et que ça se lit sur mon visage. Mais pourquoi vous en faite pas autant? J'hallucine à quel point les gens peuvent se brider pour des conneries. Et avoir des gueules de pitt bull névrosé.

Mon quotidien, je l'adore. Même si dans les grnades lignes c'est le même que le tiens. J'ai un taf, un appart, je bouffe, je dors, je baise mais tout ça pour moi c'est kiffant. Et les contraintes, sûr que c'est chiant et moi aussi j'aimerais m'en passer, mais, je les prend à l'envers. Je les assume avec le sourire (au max que je peux) et quand ça déborde, bah ouai, je chiale un bon coup et c'est repartit. A chaque problème une solution, vieux.

Ca me fait dégueuler, moi, les gens qui se plaignent tout le temps alors que leur vie est rose. Desfois, j'voufrais leur dire "tiens, j'te file un Smic, j'te retire ton audi A4-coupé-tout option-même qu'elle en envoie ma caisse, un appart en HLM, et là tu verras si t'as pas les boules". Pfffffffff, elle me fait délirer la société de maintenant.

J'adore observer à quel point on est tous devenu des parvenus-déjantés. On vit dans une autosuffisance insuffisante, semble-t'il. Ah, je fais pas la morale, je suis pareil, mais moi ça me fait rire.

Je suis quoi? Une espèce de tout! Ca veux rien dire? Si. Je suis un modèle adaptable partout. J'adore les gens, peut importe comment ils sont (bon, certes, il arrive qu'au bout d'une heure je les aime un peu moins tellement la connerie prend le dessus mais bon, chut, ils le savent à ma tronche quand ils débarquent, je suis pas faux cul...oups dommage!)

Je suis chanceuse parce que je sais profiter de tout ces petits riens. Je suis une superexcitée par tout. Propose moi n'importe quoi, je suis déjà super embalée. C'est clair, je mourrai pas con. (Ou alors tres tres tres con aux yeux de certains.)

On n'a pas la vie qu'on mérite, ça j'en suis convaincue parce que trop de gens sont dans la merde alors qu'ils ont jamais rien demandé. On a la vie qu'on veut avoir. Parce qu'on peut toujours se donner ls moyens de. J'ai du mal avec la glauquitude, c'est pas ma copine, j'ai déjà essayé, nan, elle me plait pas et elle rend les gens qui t'entourent encore plus triste que toi.

Moi, j'te la croque la vie. Et je te jure qu'en ma compagnie, tout te souris. C'est pas difficile, fait le test. Passe une journée à arborer un visage serein et sympa, t'énerve pas ca sert à rien même si des le matin tu renverses ta tartine (du côté de la confiture forcément) sur ta chemise propre-qui-sort de chez le pressing. Et tu verras comme le comportement des types que tu croiseras seras différent.

Ouai, je vis pas dans le monde des bisounours, j't'assure, et moi aussi il m'arive de dire "t'as gueule connard" quand ça me saoul. Mais faut déjà y aller et me pousser pression maximum.

Mais moi, j'me dis qu'j'ai le temps. Le temps de lever le nez quand je vais au taf pour profiter de ce putain de soleil qui va bientôt nous manquer. J'ai le temps de m'arrêter 5 minutes dans la rue et de me dire "chouette, ils mettent les décos de noël, on va bientôt avoir la tête dans les étoiles" alors que pour des bonnes raisons je déteste noël mais je me dis qu'un jour je saurais le fêter en famille pour de vrai. J'ai le temps aussi de faire un sourire à ma boulangère qui a la gueule dans la farine et qui est jamais contente. J'ai le temps d'apprécier le petit verre de vin ou la bonne pinte de bière qu'on se prend avec les potes quand la journée de taf est finie. Et quand je bosse de nuit, même si je devrais pas avoir le temps, et ben je le prend pour tirer sur ma copine la clope et mater le ciel noir en respirant l'air qui devient frisquet...

Et des p'tits temps comme ça, à la pelle je t'en raconterai

Et pis quand ça va pas, au lieu de faire chier tout le monde, et ben je rentre dans ma petite bulle qu'est chez moi et je mord mon oreiller en chialant un bon coup... et ça y est c'est fini. Et pourtant dans ma vie, y en a des choses pas drôle... mais c'est comme ça, gars, faut faire avec.

"Elle est pas belle la vie? Advienne que pourra, inch'allah, youpi."

Prend le temps d'apprendre à aimer....

Mademoiselle Aude

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Là, maintenant (le 26/10/2006 à 22h06)

A visage d"couvert, il est... 22h02 et je suis un peu..ivre!

Mais seule, puisque vous avez tous voulu restez ensemble, sauf moi...

Besoin d'être chez moi, mon îlot, pour écrire un post pour TOI.

Tu me tues, le sais tu? En ta présence je suis, je me sens être. Oui, tu me dis que tu as besoin d'avoir envie pour vivre. Mais quoi, envie de quoi? Je ne te pose pas la question, elle viendra. Envie de moi? De quoi? Je ne sais pas! Je sais que tu me kif mais tu ne dis rien; tu veux que j'aille plus loin? Je sais que tous les deux, on s'accorde. Mais on ne dit rien? Parce qu'on a peur, peur du temps, peur des interdits, peur de... ce qui n'est pas possible.

Tu sais ce que je veux, ce que j'aime... tu es là, au détours d'un regard, je te parle. Il n'y a rien à dire, rien d'autre à te faire croire, c'est comme ça. Tu es là, tu es toi... je suis là , je suis moi.

Combien de fois, face à moi, tu me parles... et dans une langue déliée je te répond. Mais je m'en balance, c'est tes fringues que je voudrais faire sauter. Combien de fois... tu me fais envie.

Je me tais; ce soir, j'en ai déjà trop dis.

Je suis seule, sur mon ilôt avec ou sans toi...

Mademoiselle Aude

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L'irlande (le 26/10/2006 à 15h24)

Je me suis réveillée tout à l'heure avec le soleil en pleine face. Par le vélux, je voyait le ciel bleu. La bonne humeur m'a gagné et j'ai pensé à l'Irlande, mon pays de prédilection. Je te jure, je me suis étirée et je me suis envolée, décollage immédiat.

C'est un endroit, t'imagine même pas comment tu t'y sens bien. Il n'y a pas de stress, pas de routine, pas de laisdeur. On s'y sent bien, tout le monde est sur le même pieds d'égalité. Les gens y vivent à la cool, le visage si serein.

Il y a des étrangers partout, je te promet, tu risque pas de t'y ennuyer. Dans les pubs, après le boulot, on se retrouve, on trinque à la guiness et c'est une autre vie qui commence.

Le soir, c'est une féria puissance mille. Il semble que des hermites sortent de leur trou, il y a une population qui grouille sous terre c'est impossible. T'as l'impression que c'est nouvel an tous les soirs.

Il y a des mecs qui jouent dans la rue, ici, un violon, par là une guitare, et à chaque fois un groupe agglutiné autour, qui tapent dans les mains, dansent ou chantent, tu t'en fous, fait ce qui te plais, t'es irlandais.

Dans les bars, c'est la vie, le soir. T'as le nouveau Jeff Buckley qui est sur scène, et toi tu restes sans voix face à lui... et c'est reparti, tu souris à ton voisin, derrière toi, deux anglaises se prennent en photo et si tu as le malheur de shooter dans quelqu'un, c'est lui qui s'excuse tête baissé. T'es pas le roi du monde là bas, tu vis en communauté.

Comme une grosse coloc', à l'échelle d'un pays.

C'est là-bas que je veux vivre...

Si tu prends ta caisse, en deux temps trois mouvement, tu te retrouve dans la campagne. Et c'est vert comme pas possible (forcément, vu la flotte qu'ils se prennent). Ouvre les fenêtres, mets de la bonne zic, genre un bon rock où allez, soit fou, un peu de country, laisse ton bras dehors et prends toi l'air frais en pleine gueule. regarde à gauche, t'as vu les plaines? Une étendue qui se perds vers l'horizon, t'as raison arrêtes toi engembe les barbelés et vas courir. T'as vu la sensation de légèreté?

Remontes dans ta voiture, mates à droite. Ouai t'as vu la tronche des vaches? Elles se fendent la bille, tu parles, y a pas plus heureuse qu'une meuh irlandaise. C'est la vache Milka qui doit être jalouse... j't'assure!

Si t'as de la chance et que tu t'arrête prendre une mousse dans un village, tu tombera sur des gars avec des chapeaux de cowboy, roots comme pas possible. Faut pas avoir peur, c'est tes potes, parles un peu avec ,tu verras comme ils sont motivés, ils te payeront la prochaine tournée.

Vas au bout du monde de l'Irlande, des endroits qui existent m^me pas sur un GPS... et stop. Ce sont les falaises... hautes de dix milles pieds et un paysage à s'en damner. Y a plus rien que l'immensité, t'es seule au monde. Ouvre les bras, prends toi les rafales de vents en plein thorax, tu te tapes un peu l'air de Di Caprio dans Titanic, mais tu t'en tapes, il n'y aplus que l'horizon, toi et cette odeur salée...

C'est pas ça, la liberté?

Mademoiselle Aude

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Tiens un p'tit poème pour aujourd'hui... et la philosophie de l'huître (?!) (le 25/10/2006 à 09h29)

Le bleu de mes yeux

Tu as plongé tes yeux

Dans mes iris bleues

Tu cherchais parmis la foule, un regard

 Un regard posé sur toi

Un peu ambivalent à ton égard

Dans cette foule il y avait, moi

Ce soir là je t'ai divulgué

 Ma chair, mon intimité

 A présent tu connais

Mes angoisses les plus enfouies

Et tu as ouvert les volets

 Sur mes désirs inassoupis

Quand je suis là tu voudrais

 Ne faire qu'un avec moi, dans l'excès

Il semble que mon âme te traverse

Elle aime te faire basculer dans l'ivresse

Tu as fais un bond dans mon passé

Tu as perçu toutes mes douleurs

Toutes mes haines, et mes rancoeurs

Et mes rires étouffés

 Tu sais que desfois je n'aimerais pas

 En être arrivée là

Que je ne cesse de dire pourquoi

 Et ce qu'il adviendra

Tu as voyagé dans ma mémoire

 Et retracé mon histoire

 Pleine d'amour et d'arrogance,

 Pleine de haine et d'espérance

. Mademoiselle A.

 

Petit post marrant, un truc que j'ai griffoné comme ça:

Ca s'appelle: L'HUITRE

 Desfois, j'ai l'impression d'être une huître. De l'extérieur j'ai une grosse coquille toute dure, et à l'intérieur, bien au chaud, je suis un pauv' mollusque. Mais il paraît que les mollusques renferment un beau trésor cher aux hommes: une perle de culture nacrée et rosée. Seulement pour que l'huître en question ouvre sa coquille et laisse en échapper la perle: deux solutions OU il faut faire bouillir l'huître dans une eau putain de chaude car sous l'effet de cette eau la coquille s'ouvre, comme si elle hurlait de douleur, genre, et la perle s'échappe. Seulement, sous la brutalité de l'acte, la perle se ternit et perd toute sa valeur. Un trésor perdu à jamais. OU il faut du temps et de la patience, mettre l'huître dans un milieu sûr et protégé, la rendre vivante. Un jour, "...poc..." la coquille s'ouvre comme un écrin, elle vous offre ce qu'elle a de plus précieux au monde comme un bien à chérir...

C'est vachement philosophique une huître...

Mademoiselle A. (le mollusque caché, hin, hin, hin)

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Mon lolo d'à moi d'amour (le 24/10/2006 à 15h36)

Reconstitution familiale:

Dans la famille S, je voudrais le père:Mr S parle peu, s'énerve vite quand il ne sait pas gérer une situtation, a la gueule de Bernard Tapis et est connu de tout le monde car Mr S. bosse dans les affaires... C'est mon poupou, un peu space qui aime bien me trimballer auprès de ses clients ou collègues parce que "tu es belle ma fille" et donc si les clients me matent, il les en.... plus facilement. Bien vu P'pa!

Dans la famille S, je voudrais la mère: Mme S... rien à dire, je pourrais jamais écrire sur elle. Je l'aime trop, je la déteste trop. C'est ma mère fusionnelle. Je l'aime, quoi et ça m'énerve. Mme S la sainte à mes yeux...qui devrait ouvrir les siens.

Dans la famille S, je voudrais les frères et les soeurs S. 6 au total -1, tu sais pourquoi. Pas grand chose à dire ils sont tous complètement à l'ouest les uns des autres... artiste, informaticien, secrétaire... et lui (moi j'en parle pas se sera un autre post peut-être!!!!!!)

Lui, lui, lui mon frangin un peu pas comme les autres... Lolo le gémaux, lolo la gémotte diraient bien certains connards.

Mon Lolo tu l'as deviné, il est homo.

Moi je l'ai su quand ma sexualité était pas encore développée, j'comprenais rien à tous ça età vrai dire je savais pas ce qu'avait les mecs entre les jambes pour jamais les taper "là".

Bref, ouai je sais j'avais un peu de mal (t'inquiète, je me suis ratrappé, maintenant je sais Pourquoi ils aiment qu'on les caresse "là"!)

Un jour j'ai entendu qu'mon frère était un de ceux qu'on appelle "à la sexualité non usuelle" pfffffffffff, j'ai levé le nez des mes voitures Majorettes (nan, je jouais pas aux Barbies, les seules que j'ai eu je les ai cramé avec le fer à repasser de ma mère, la sainte Mme S. Apres trois fers neufs et cinq Barbies, elle a cessé de m'en acheter, de même elle à arrêté de me saper avec des robes à smoc et des macarons dans les tifs... dur jeunesse, je sais!!!) Donc j'ai levé le nez de mes tutures "il est PD, quoi!" et la vie reprenait son cours.

Moi, je comprenais pas pourquoi mon père le regardait d'un aire dégouté, pourquoi ma mère brassait du vent et achetait 36000 bouquin genre "apprendre que son fils est homo, que faire" où "mode d'emploi pour les nuls de l'homosexualité". Je comprenais pas pourquoi il fallait pas le dire a la famille, aux amis, aux collègues...

Moi, je regardais mon frère  "ben quoi? Il a rien de changé... j'comprend pas, dis Lolo? C'est contagieux? Tu risquesla peine de mort pour ça?" mais je lui disais pas autre chose que "aller s'tplais, tu m'emmène voir un Walt Disney?" en cilgnant de l'oeil pour lui signifier "tu m'a compris, le dernier film interdit aux moins de 12 ans. Y a que lui qui rapportait rien aux parents. Les autres c'étaient des fayots. Et ils ont jamais rien compris.

D'ailleurs, cette bande de cons, ils ont bien réussi leur plan minable. On a vite évincé l'intru de la famille qui est partit vivre du côté de la Rochelle, loin des yeux loin du coeur comme on dit... Bande de noix, du coup on recomposait the perfect family pour Noël, jolie famille S sans la pédale... moi j'me suis barrée de tout ça, aucun intérêt.

Tu sais quoi? Lolo il vit, il a mal, il rit, il a des couilles, et vas-y, lâches-toi, tu peux lui parler, j'te jure t'attraperas pas le Sida. Mias non, il est peut-être trop bien pour toi. Et pas l'inverse. Non, c'est lui qui a de l'or entre les doigts. C'est lui qui a toujours fermé sa gueule "Pourquoi?"... "parce que..."

Qui crois encore le connaître ici? A part moi? Moi je kiffe ses blogs photos de mecs entres eux, moi je kiffe les chansons qu'il me fait écouter, moi je kiffe ses délires en boîte de nuit gay, moi je kiffe sa sensibilité, et moi je kiffe qu'un mec sache dire je t'aime sans avoir peur que ça atteigne sa putain de virilité de merde.

C'est écrit où qu'un mec et une gonzesse s'aimaient et baisaient mieux? Dans la Bible? Depuis quand t'es croyant, connard?

Moi Lolo, j'taime, toi depuis toujours et mon regard a jamais changé. Et celui qui se mettra encore sur ton passage, se sera moi qui l'enc....(censure... traduction littérale: le prendrais par derrière!)

Niek niek, niek/

Mademoiselle Aude

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Détestables lundis d'automne... (le 23/10/2006 à 23h12)

Me suis réveillée ce matin avec une sentation bizarre...

5h20, le réveil me gueule dans les tympans... pas possible cette nuisance sonore... Un moment d'hésitation entre lui exploser la face, et puis non, sois raisonnable ma belle et commence pas ainsi ta semaine. La main tatonne pour éteindre ce faiseur de trouble... vache, ce que les yeux sont lourds. Sur mon vélux, la pluie tape... délire. Avec ma coupe à la Jackson Five, j'me tape le pied contre un truc qui traine par terre, il a fait exprès, l'ordure, je me bouffe a lèvre pour ne pas pester.

Un tour au toilette... elle est chouettttttte ma porte blanche, je fixe dessus comme si j'étais en plein trip hallucinatoire...et j'y passe quinze minute. Du coup, comme une conne, je suis à la bourre et là, mieux que mes deux Guronzans habituels du mat', c'est Le Taz qui est rentré en moi. Je sors mes deux mains cachées et, dingue, je concillie le café/clope (dieu qu'elle est boooooooone)/rouge à lèvre.

Aïe... question existentielle... mon jean Diesel ou... mon autre jean Diesel, oui mais plus vieux.. ouai mais avec mon pulle marron col roulé ou... l'autre marron aussi mais sans col? Dur la vie... après vingt minutes d'intense réflexion, je sors de ma piaule en jupe noir/pulle noir/santiags... laissant derrière moi ma chambre dans un état similaire à un souk typique tunisien.

Merde, je suis vraiment à la traine...

Faut pas que j'oublie mon portable, je l'ai mis là, bien en évidence pour pas l'oublié ce matin. Oui mais là, où? Ah oui, logique, dans ma basket gauche, parce que ce matin je devais mettre mes oasics. Je claque enfin la porte. Merde, les croquettes du chat... si je le nourri pas il va encore me faire Freddy après le pouf du salon.

Je reclaque la porte...Merde mon sac avec mon bordel pour bosser.

Je rereclaque la porte... (Re)merde mon téléphone...

Ca y est, je suis en route... de bonne humeur, je chante à tue tête dans la caisse.. il est presque 7h... "les histoires d'amour finissent mal..." j'adore les ritas. Sous le brouillard, la journée semble presque belle.

J'arrive au taf, enfin...

Je vais au vestiaire, enlève toutes mes sapes et enfile ma tenue d'infirmière (voilààààààààà tu sais j'suis quoi!), attache mes cheveux en un chignon rappelant vaguement ma coupe du réveil, range mes godasses et enfile mes tongs. Je mets mon tel en silencieux au fond du sac, de toute façon j'aurais pas le temps de le mater, je retire mon maquillage parce que j'en ai trop mis (je voyais rien ce matin dans l'miroir, quoi?).

Je me prend un bon café/clope, la journée peut commencer...

C'est quand même con, une fille, non?

Mademoiselle Aude

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Confession du soir (le 22/10/2006 à 19h17)

Ma confession du soir.

Confession intime Delivrance d'une partie de moi...

Entrer dans l'anorexie, c'est entrer dans une petite bulle. Une petite bulle, ça voyage, ça virelvolte, on la voit sans la voir et puis en quelque temps, elle se fragilise, se flétrit puis sans prévenir éclate et disparait à tout jamais.

Il y a beaucoup de petites bulles qui volent ça et là. Certaines sont recueillies au creu d'une main, juste à temps, d'autres s'évaporent dans l'air sans qu'on ai eu le temps de les attraper.

Moi, on m'a attrappé juste à temps. J'avais déjà volé bien trop haut, avide de liberté, insouciante, inconsciente. Je ne me suis pas vue diminuer. Je me croyais bien, heureuse, la plus forte du monde. J'allais partout, je me laissais juste pousser par le vent, toujours plus vite, dans les courants. Je frôlais des coprs, des visages, des mains...Un jour, j'ai chuté de haut. Je n'avais plus de force. J'ai essayé de saisir des courants d'air pour un nouveau départ, mais plus aucun ne voulaient de moi.

J'ai essayé de me projeter, e leurs prouver que j'étais encore capable de voler, que j'avais encore tant e chose à voir. Mais mes couleurs nacrées étaient éteintes... je n'étais plus qu'une goutte de rosée...

A l'aube, quelque années après, je me suis enfin éveillée, j'ai tourné une page sur cette période sombre de ma vie.

C'est un post qui me vient, que j'ai envie de publier parce que ça fait du bien. Si demain, toi tu me lis et que tu connais celà, éveilles toi, aussi Petite femme-plume, petite bulle, je t'affectionne et t'envoie un message. Ne cherche pas à maitriser l'immétrisable. Dégages cette rage qui te serres le ventre. Tu marches à coté de la vie et tu riques de te brûler les ailes. Vis, ais confiance en toi, et marches la tête haute.

Petite femme plume, fais de ton monde une réalité, la vie est soleil, laisse toi porter par ses rayons, et sois lumière.

Mademoiselle Aude

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Lui (le 21/10/2006 à 03h08)
lui.. lui c'est peut-être toi. Toi, ma prise de tête constante. T'es qui pour être rentré dans ma vie? Il y a des jours tu es mon ile, mon attente, mon désir. Ce n'est pas juste, j'étais bien dans mon insouciance... bon, je te l'accorde, j'attend le rush, le truc qui fera déborder mon coeur à tel point que je le crierais, que je serai love... mais en attendant t'es qui? Un imposteur, celui qui vient chambouler mes conceptions, celui qui vient dans mes nuits.
Mes nuits... Tu me regardes, je me sens sous tes yeux, tes mains, mon ventre palpite et  j'ai déjà envie de toi... tu es mon rêve éphémère qui commence quand mon esprit commande...
Lui... lui n'est pas n'importe qui, encore un inconnu, encore un étranger quelque fois, mais là présent, de loin, de près, un doux amant, aimant, aimé, un tendre ami de mes désirs inasouvis.
Lui, c'est mon confident indirect. Je lui murmure au détour d'une conversation,  mes secrets, mes fantasmes, mes peurs. Il ne sait rien et pourtant sais tout déjà.
Parfois je le hais... il me possède
Parfois je l'aime... il me cède.
Lui, c'est ma fusion, mon paradis, enfin je crois... desfois j'ai envie de lui dire "baise moi". Dans n'importe quel endroit, là maintenant, devant tous, choc moi.
Lui, c'est mon tout, desfois je tente une esquisse de ce que serait ma vie avec... esquisse sucre d'orge, esquisse sucrée, esquisse d'enfant.
Mais lui, toi, livres-toi... tu veux quoi de moi?
Je te donne tout sans peur, sans honte et sans regrets. Sans pudeur. Dans le sillage de ton parfums, je me sens être. Lis ses lignes, dessines-toi et courbes-toi sous les mots que je tape, courbes-toi sous mes doigts, bébé, t'aimes ça.
Lui, c'est qui? Peut-être toin ou toi ou toi... ouai chéri, c'est Toi.
Mademoiselle Aude
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kiss of an angel (le 20/10/2006 à 15h51)

Vendredi 20 octobre

Entre toi § moi

Une montée, une descente, deux phares.

Le ciel s'écrase, l'air stagne,

Le temps, les mots s'arrêtent...et s'égarent.

Les roses unes à unes, se fanent.

Mon alter ego, t'envoles pas...

Sous les néons blafards, je doute, c'est mon trip,

Le coeur palapite, on est con ici bas,

De ne pas saisir la vie assez vite.

Une rue éteinte, mon âme, des coins noirs,

Envie d'une présence charnelle vers soi,

Mais le paradoxe, plus fort repart,

Un désir de solitude, seule avec mon Moi.

Mon alter ego, ma colombe, t'envoles pas,

Sous les voix trop forte, j'ai peur c'est mon trip.

Le sang coule on est con ici bas

De ne pas saisir la vie assez vite.

Blotiie dans mes souvenirs houleux

Des courbes se déssinent, statues de ciment,

Ne pas s'attacher, se figer, devenir miséreux

Et croire plus que tout à mes tourments.

Mon alter ego, oiseaux de paradis, t'envoles pas,

Ma tête tape, je cire c'est mon trip,

Des coupures, des flashs, on est con ici bas,

De ne pas saisir la vie assez vite.

Faire une apologie de toi, de moi, de rien,

Pour le plaisir de sentir encore ta main

Devenir folle s'l le faut, je veux bien,

Je veux ton regard dans le mien.

Une dernière fois,

Une dernière fois,

Une dernière fois...

Nos destins étaient liés

Nos sang étaient mélés

Nos chemins se sont séparés.

Ma colombes, mon anges, ma vie,

Envoles toi vers le blanc paradis.

Mademoiselle Aude

T'as déjà aimé, toi? Tu sais, ce sentiment qui te ronges le ventre, ce truc, tu ne sais pas ce que sais, mais t'es bien quand l'autre est là.

Moi ouai, je sais que j'ai aimé, une fois pour de vrai. Le reste, je ne sais pas encore, tout se fait et se défait si facilement, il semble.

 Pierrot-la-lune. Il était mon sang dans mes veines. 7 ans qu'il s'est envolé... Une éternité qu'on se connaisait, forcément il était mon frère, mon frère dit le jumeau. 

Quand t'es jeune, tu pense à rien. Ton existence est sans juste mesure, et le troupe qui t'entoure sera la même 20, 30,40 ans après... Quand t'es jeune, tout semble si aisé, si beau, si chiant parfois...mais rien n'est grave.

Tout tourne...

Je me souviens d'une petite dans sa maisons d'enfance, toute couettes battantes, courir dans les champs, monter sur les bottes de foins, et rire, rire, rire.. on est partit après. Et tout est mort.

Là où je suis née, il n'y a pas de guerre, pas d'ombres, pas de brûme... Il fait beau. Chez moi est dans ma tête maintenant... je ne peux plus rien palper, toucher, vivre...juste imaginer.

Quand ma vie me dépasse, je songe, et c'est l'été dans ma peau...

Mais j'ai peur. Depuis que mon ange est partit, je suis seule, là, comme ça. Comme un dernier pavé sur le trottoir. Il est fini le temps des éclats de rire avec mon Pierrot la lune, la voix au tléphone qui apaise, les bras qui t'entourent et font rebattre ton coeur... la complicité câline et unique... l'envie de te battre pour une personne, une, juste pour elle... le visage dans la foule qui te soulage quand t'es perdu.

Et cette voix qui te dis "je ne serais jamais loin de toi, jamais..."

Fini, the end, fin de l'aventure...

Ma vie est pour lui, celle qu'il n'a pas eu.

Mes réussites sont les siennes, si je me bats, Pierrot c'est toujours pour toi...

Je voudrais bien aimé de nouveaux, avec cette pureté, cette innocence et cette naïveté. Mais comment faire quand tu sais que tout est éphémère, aujourd'hui?

Se vouer corps et âme pour l'autre qui partira quand d'autre fleurs lui feront tourner la tête avec d'autres éclats que le mien?

Je n'aimerais pas pour me retrouver échouée de nouveau. Je ne veux plus entendre "à toi pour toujours" si cela est mensonge. De toute façon je ne crois pas que se soit possible.

Je vis et j'ai pas peur de vivre. Pas peur d'être extrême, trop et insouciante. Pas peur d'hurler, de pleurer, de rire et de faire des choses que la convention interdit.

Mes potes disent que je suis folle...

Peut-être...

On a qu'une vie, profites-en, je te jure, sans interdits... respectes juste les limites de la liberté d'autrui

Mademoiselle Aude

 

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Follow my glance (le 19/10/2006 à 18h07)

Anecdote du jour.

Je marchais dans le rue pour rentrer chez moi. Je quittais ma coloc'/collègue/meilleure pote avec qui je venais de bouffer, et comme d'hab, le nez en l'air je suis allée faire un tour au hasard des rues. J'atteris rue de la V. et je m'allume une clope, tire une taf et j'entend "bonjour". Je me retourne, personne... mais vraiment pas un chat. Je regarde ma clope, non c'est pas de l'herbe. Merde, alors. Je me retourne et je baisse les yeux. Je vois un mec dans une caisse, ma parole je sais pas d'où elle sortait! Le genre, heu..genre tres tres belle bagnole (je crois que j'ai plus mater la voiture que le conducteur!). Bref, limite je me retourne pour voir si c'est bien à moi qu'il parle, mais visiblement si.

"-Salut" je mate sa plaque, un Luxos...ok, c'est du lourd.

-Je voulais juste vous dire que vous êtes charmante... vraiment

-Ben... merci... en même temps ca vous arrive souvent d'interpeller les nanas avec la voiture que vous avez?

-Ahhh, en plus vous avez de l'humour. Je peux vous payer un verre?

-Non.

-Alors merci pour vos beaux yeux et votre sourire"

Je l'ai regardé partir... surprise... un unterlude agréable. Le genre de situation improbalbe où justement c'était le jour où tu cherches pas à séduire. Au final tu remarques que les mecs kiffent les filles au naturel. Tu chope ce regard, cet eclat de rire, ouai c'est ca la séduction et j'adore les mecs qui cernent ca.

Je suis redescendue chez moi le coeur leger et le sourire me bouffant la moitié du visage. Quoi? Ben ouai, moi j'ai un mec ce qui fait que stastistiquement, 95% des personnes mâles qui t'entourent ne te disent plus que t'es mignonne ( ok, que t'es bonne) parce que t'es devenue "la nana de..." ("the chick of..."). C'est glauque, j'te jure! Tu prends un coup de vieux! Alors ouai, j'te le dis quand on t'arrête et qu'un unconnu te dis " Hé, mamzelle, z'êtes à tomber" et ben même cette phrase te fais plais'. Bon, je te jure, si t'as assez d'esprit pour tourner la syntaxe dans un genre un peu plus... gentleman, fais le, t'auras des points en plus!

Bon, c'est un post un peu court, un peu rapide sur la fin, mais je te jure ca fait deux heures que je suis dessus! Mais y a msn qui va me rendre folle, j'ai des contacts qui me contactent dans tous les sens, et merci les mecs pour vos URL dans tous les sens "tiens va voir ça, et pis ça et pis ça" j'ai des fenêtres ouvertent dans tous les sens!!

Tiens, d'ailleurs va faire un tour sur ce site photo, j'adore: http://www.flowpainting.com/site/book.html

Je te laisse, pilotage automatique vers le taf... 12h de folie en perpective... hin hin hin

Mademoiselle Aude

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Paradoxe (le 19/10/2006 à 01h00)

Nuitée... et paradoxe des pensées. Un jour femme entreprise, sous le joug d'un homme, mi homme mi minotaure, un jour femme haine sous la vision d'une triste réalité à faire vomir, un jour femme caméléon vivant au gré des saisons. Et puis se réveiller un matin en se demandant "femme quoi?". Quelle carapace choisir? Dans le stoc il n'y a plus d'armure. Detestable pensée, ne pas vouloir être mise à nue. Ne pas vouloir être à nouveau violée dans son intimité. Ma vie m'appartient, tu comprends?
Pourtant, je l'ai remise dans les mains de certains qui paraissaient à mes yeux des révélations divines de la sincérité. Ma vie en papier maché. Merci les gens, plus jamais.
Attention, fil tendu... aujourd'hui... moi, funambule marchant sur un cable en néon. Aimer, quoi? De nouveau... ah...
Aimer et sa palette de couleurs arc en ciel mais aussi purée de pois. Partager son soi...Moi j'te donne et toi tu me donnes quoi en échange? Je veux quoi, moi?
Donne moi des paillettes, donne moi du rêve bébé, et pas trop de sentiments, ça te ferais perdre de ton charme de beau gosse aux dents longues. Oh, babe, emmène moi dans les lieux branché et couvre moi de Prada, j'adore ça. Pfffffffffffffffffffff, ach! ach! ach!
Paradoxe, mon image, j'me la colle, j'me l'assume et j'me la paye. Je m'en tape, regarde moi derrière tout ca et j'te garde. On a tous la même gueule d'enclume au réveil.
Donne moi du vrai, bébé, donne moi de toi. Arrache toi le bide et tremble pour moi. Et si je pleure, mec, t'enfuie pas en me tendant ton mouch-mouch pour essuyer ma face qui te ferais honte. Emmène moi là-bas, où les payasage te fonbt perdre la tête comme si tu venais de te prendre un coup d'O2 pur. Et vas-y, baby, si t'as pas peur, va plus loin, montre moi qui t'es et que je suis "Celle qui". Je suis pas comme les autres, y a trop de trucs dans ma tête, y a trop de kif, y a trop de douleurs, y a trop de rires, y a trop de pleures. Trop, je suis trop et ma vie il en faut de trop.
Je suis comme ca. Matérielle, irréelle, superficielle, mais avant tout mystérieuse, généreuse, passionnée et bornée. Ma vie d'artiste je la peindrais avec les couleurs de mon coeur. Si t'en veux un peu, je te peindrais avec moi. Dis le moi, juste, dis le. Au detour de n'importe quoi, comme ça.
Je suis le paradoxe vivant du contenu et du contenant.
Et j'aime ça.
Pour me connaitre, faut creuser.
A la pioche
A la lame
A la pelle (!?)
Aux tripes.
Tu te lances?
Ah!
Mademoiselle Aude.
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Si tôt le matin (le 18/10/2006 à 06h16)

Mercredi 18 octobre

Ouah c'est dur d'aller bosser à c't'heure... je suis un vrai hibou à qui on aurais mis dans la figure un néon électrique.

Et pis aïe, mal de bide... trop abusé encore hier soir à cette petite soirée chez M.

Je repense à cette prise de bec que j'ai eu cette nuit avec lui parce que je suis tombée sur des ex à oilpé sur son ordi. J'ai eu tort, tu crois de lui prendre la tête? Ouai, non, sais pas, toujours est-il que je voulais marquer le coup. Question de respect je suis pas une de ces P....

Bref, le sujet est clos mais bordel ça m'a bien saouler. Vous êtes chelou, vous les mecs... J'aimerais bien voir vos têtes si nous les nanas on était pareil.

Je crois que je vais travailler ma coolitude. Après tout je suis une bombe, hein? Alors, de quoi j'ai peur? Pfffffffffff, n'imp!!

Hâte d'être à ce soir, me couler un bain sur de la bonne zic. J'ai les yeux derrière les oreilles là et les 3 heures de sommeil n'arrange rien. Yahla ça va être tendu.

A ce soir, inconnu je ferais un petit post un peu plus... clair, pas envie de blablater là... trop de mal!

The girl chatters, Mademoiselle Aude

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"On s'est tous regardé au fond de nos souffrances, on était comme des arbres sans branches." (le 16/10/2006 à 09h03)

8h30 du mat' je voudrai mon lit mais mon lit ne veux pas de moi...

Terrible après une nuit de taf. Tu te demandes toujours ce que je fais? Eh! toujours pas ça, cherche plus loin. Nuit difficile et agitée où je le seul plaisir que j'ai eu étaient mes 10 minutes de 2h. Je me suis posée, j'ai allumé ma blonde (lucky, ma clope quoi!) et j'ai mater les étoiles. Je m'en lasse pas de ses putains d'étincelles dans le ciel. Ce paysage là je l'ai imprimé des milliers de fois, et c'est pas un des plus beaux qu'il soit, mais dieu que je l'aime. C'est ma vision-détente, mon exutoire. le caf-caf a même beau être dégueulasse, je te jure à c't'heure là tout passe.

De ma fenêtre, je vois les néons vert en face d'un hôtel, et à chaque fois je les fixe à m'en exploser les yeux. Je pense plus à rien, je tire sur ma cendre. Il y a aussi un HLM et je compte le nombre d'apparts allumés en m'imagiant ce que les gens peuvent bien foutre debout, genre deux là, ils baisent, là, c'est un mec qui déprime devant un "royco minute soup'", et là c'est une nana qui rentre de voyage...

Elle est fameuse la vie quand tu te sens libre, tu sais, vide et remplit en même temps... comme si plus rien ne te ligotait les pieds comme si plus rien ne t'attirait vers le bas. Tu te snes léger et aérien, je te jure tout te profite. T'as même plus besoin de compenser, tu ne désire plus posseder. Juste regarder la vie évoluer à son propre rythme. On n'est maître de rien.

Je suis poétique c'est beau après 13 heures de boulot!

Je te laisse sur un bout de papier que j'ai écris, t'es pas obliger de lire inconnu, c'est juste pour ma gueule si tu veux.

INTERIEUR

Sa voix est en moi tel un murmure sourd

Battant au rythme de mon coeur trop lourd.

Ma peau est tendue, loin d'être velours,

Si le temps s'arrête qu'on vienne à mon secours.

Sa pensée est en moi, son regard indélébile,

Mes yeux ne voient plus que part ses mains tactiles.

Je ne peux l'effacer, il est mon île,

Mon corps n'avance plus, stupide indocile.

Son train est un moi, un billet sans retour

Un pays si vaste où résonne des tambours.

Je dans sur la plage, le compte à rebourd

Tape dans mon ventre et aux alentours.

Son parfums est en moi, douce nuit d'ivresse,

Quelques verres de vin me rappellent ses caresses.

Je me souviens d'une jeune fille avide de promesses

Qui, dans l'hydromel, noyait sa détresse.

Son été est en moi, son hiver me glace,

Son feu m'entourait, la neige à prit place.

La fièvre de mon âme froide berce la masse

De mon être éperdu qui pleurt au son du glas.

Mademoiselle AUDE.

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A 9h00 du mat' (le 15/10/2006 à 09h25)

Rentrée du boulot, appartement froid et vide, j'ai traversé les rues de N. glauques, glauques, glauques. J'ai croisés les éclopés de la veille, les couples formés aux sorties de bars, et aussi ces cons qui se lèvent tôt le week end pour aller chercher les croissants .

J'ai marché au hasard, la tête enfarinée et les yeux cernés en priant je ne sais qui qu'un abrutit vienne pas m'emmerder. Forcément il y en a eu un, qui s'est mis à me cavaler après en faisant des bruits de cheval en rut, seulement parce que je portait des cavalières. Connard, si tu te reconnais, évite ce genre de choses avec moi.

J'aime pas rentrer dans un appart vide comme ça. Pas ma colloc, pas mon mec, nada. Juste le chat qui gueule pour bouffer... Naze. Ca donne l'impression de chao. Le monde dort, pas moi. J'aime pas.Et j'arrive pas à dormir alors je regarde les heures qui défilent Je tue le temps, je le zappe, je rêvasse à des conneries.

Tout à l'heure il fera plus jour. Alors tout prendra une autre forme. Il y aura du bruit, des voix et des klaxons. La vie reprendra et je ne serai plus morte.

Enfin je crois.

Mademoiselle Aude, the girl chatters.

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Les samedis pantoufle (le 14/10/2006 à 14h23)

Samedi 14 octobre,

Merde c'est l'anniversaire de ma sister et j'ai perdu son numéro...elle n'a qu'un portable qui capte une fois sur deux et je vais me faire arracher les yeux si je ne l'appelle pas. Elle est un peu chelou ma soeur, elle est artiste peintre...et elle est pas comme nous (mais qui on est nous dans le fond ?!).. bref je vais me débrouiller. En même temps, elle ne m'a pas teléphoné cette  chienne...pour le mien. Pas grave.

Ah, ouai je t'avais dis que je te parlerai d'hier soir. Rien de transcendant... apéro chez des potes dans leur nouvel appart qu'ils viennent d'acheter une fortune et qui est entierement à refaire... ils se cassent le cul depuis un mois dans la poussière pour se faire un nid. Moi ça m'excite pas cette vie la à deux. Chacun son truc. Donc apéro et reapéro, discussions sans grandes importances, rigolades dans tous les sens, apéricubes, surimi et quelques heures plus tard l'envie de bouger... direction le V, margarita, bonne zic, un peu d'éclate sur la piste à respirer la sueur des autres aglutinés et on est rentré, un peu pété, trempé, avec cette sournoise envie de baiser que l'alcool fait monter.

Tu veux les détails de la fin de soirée?

Va te brancher sur un site, c'est notre réalité.

Aujourd'hui, journée pantoufle, réveillé à midi/bouche pateuse/tête dans le chttp://www.oldiblog.com/et méga dalle. Marchage/trainage devant la télé, simpsons/pâte/première clope...hummmmmm par fière mais c'est bon.

Je t'laisse, il y a ma douche qui m'attend sur un bon petit fond musical, Cali, genre, ça m'irai bien.

Ce soir je taf, beurk, pas envie ca casse le mythue du week end. Ouai je bosse de niut, je suis qsuoi à ton avispour bosser de nuit et même les week end? Nan, pas ça, t'as un sale esprit cherche plus loin!

Ciao

The girl chatters, mademoiselle Aude  

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Allez on commence (le 13/10/2006 à 19h20)

Vendredi 13, j'ai pas jouer au loto, je suis passée sous des échelles, cassé un miroir, bref, je m'en tape.

Bonne journée quand même... Une journéev inutile, une journée de repos.

Larve au lit, réveillée par le téléphone qui sonne... aïe, grossière erreur de m'oter à mon oreiller chaud, réponse sans motivation "ah ouai, c'est pour ma colloc', c'est pas moi, rapelle-la quand elle se lève, vers 15h, genre"... trainage à la douche et c'est partit.

Journée glandouille, shopping et claquage de fric en tout genre, fric qu'on n'a pas, ouai journée inultile.

Je voulais prendre le portable et aller écrire dans un bar avec un bon verre de blanc, mais pas eu le temps. Ouai, oaui j'écris des bouquins, des poèmes et tout ce qui me pase par la tête. Te faire lire? Tu rêve pas maintenant, t'aurais peur et tu reviendrais plus.

Je suis pas glauque comme fille, tout le contraire..J'bouffe la vie, trop peut-être..

Soirée apéro en perspective... apéro, apéro et reapéro... bouh une bonne grosse soirée de vendredi...

A demain, j'ai pas le temps, là...

Je te aconterai ça.

The girl chatters, AUDE

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On y retourne? Articles Le 27/06/2007
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